Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Dabealvi.La Sentinelle en mode veille - Centrafrique M.E.R.C.I

securite

Utilisation de l'énergie solaire en cote d'ivoire et pourquoi pas en Centrafrique?

21 Février 2018 , Rédigé par dabealvi.over-blog.com Publié dans #PANNEAUX SOLAIRES EN CENTRAFRIQUE - LA PAIX AVEC L ' ELECTRICITÉ POUR TOUS, #andre regnier, #politique centrafricaine, #paix, #Sécurité

Aujourd’hui, l’offre d’électricité est inférieure à la demande. La société d’électricité est obligée de
mettre en place un programme de délestage à Bangui tandis que dans les villes de ville de province,
les centrales sont purement en arrêt.
ENERCA PROGRAMME D’INVESTISSEMENT 2016 - 2030 
by @dabealvi #centrafrique #dabealvi 
https://www.slideshare.net/dabealvi/enerca-programme-dinvestissement-2016-2030 via @SlideShare

La mise en œuvre de la Stratégie de Croissance Accélérée et de Développement Durable (SCADD)
L’enclavement du pays et le coût élevés des facteurs de production handicapent l’éclosion et le développement d’un tissu industriel compétitif, d’où les faibles performances des secteurs primaire et secondaire.


https://www.facebook.com/energiecentrafricaine/ 

André Léopold REGNIER (iworlddabealvi)
Lire la suite

Pour le Centrafrique: SCADD : Stratégie de croissance accélérée et de développement durable

10 Février 2018 , Rédigé par dabealvi.over-blog.com Publié dans #ENERGIE SOLAIRE, #PANNEAUX SOLAIRES EN CENTRAFRIQUE - LA PAIX AVEC L ' ELECTRICITÉ POUR TOUS, #Sécurité, #Droits humains

FAMILIARISATION DES ABRÉGÉS

Simulation AVEC LE PROGRAMME DU Burkina-Faso POUR le Centrafrique

AN : Assemblée Nationale 
ARSE : Autorité de Régulation du Sous-secteur de l'électricité 
BCEAO : Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest 
BT : Basse Tension 
BTP : Bâtiments et Travaux Publics 
CAF : Capacité d'Autofinancement 
CEDEAO : Communauté Economique Des Etats d'Afrique de l'Ouest 
CSLP : Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté 
DDO : Diesel Distelated Oil 
DGE : Direction Générale de l'Energie 
EDF : Electricité de France 
EEEOA : Système d’Echange d’Energie Electrique Ouest Africain (WAPP) 
FDE : Fonds de Développement de l'Electrification Rurale 
FMI : Fonds Monétaire International 
GWh : Gigawatt-heure 
HFO : Heavy Fuel Oil 
HT : Haute Tension 
IDH : Indice de Développement Humain 
INSD : Institut National de la Statistique et de la Démographie 
IRAF :  Ingénierie & Réalisations Africaines 
kWh : Kilowattheure 
MATD/MATDS : Ministère de l'Administration Territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité 
MCE/MMCE/MEM : Ministère des Mines et de l'Energie 
MCPEA/MICA : Ministère de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat 
MEF/MFB : Ministère de l'Economie et des Finances 
MT : Moyenne Tension 
MW : Mégawatts 
PAGEDD : Programme d’Actions du Gouvernement pour l’Emergence et le Développement Durable 
PIB : Produit Intérieur Brut 
PM : Premier Ministère 
PNUD : Programme des Nations Unies pour le Développement 
PPP : Partenariat Public-Privé 
PRES : Présidence du Faso 
PTF : Partenaires Techniques et Financiers  
RGPH : Recensement Général de la Population et de l'Habitat 
RNI : Réseau National Interconnecté 
SCADD : Stratégie de croissance accélérée et de développement durable 
SEMAFO : Société d'Exploitation Minière d'Afrique de l'Ouest 
SG : Secrétariat Général 
SONABEL : Société Nationale d'Electricité du Burkina 
SWOT : Strength Weakness Opportunities Threats 
UEMOA : Union Economique et Monétaire Ouest Africaine 
WAPP : West African Power Pool (EEEOA)

Résumé exécutif 
Le Burkina Faso est un pays à vocation agricole et à faible revenu dont l’économie se caractérise par sa vulnérabilité et sa forte dépendance extérieure. Avec 44% de sa population vivant en dessous du seuil de pauvreté en 2009 et un faible niveau d’alphabétisation et de scolarisation, le pays occupe le 161ème rang sur 169 pays selon l’Indice de développement humain (IDH) 2010 publié par le PNUD. 
La mise en œuvre de la SCADD, nouveau référentiel du pays adopté en décembre 2010, traduit la volonté du Burkina d’atteindre les objectifs du millénaire pour le développement grâce à un taux de croissance soutenu de 10% par an qui permettrait de réduire le pourcentage de pauvres à 35% en 2015. La réussite de ce ambitieux programme de développement repose en partie sur un approvisionnement sécurisé et à moindre coût du pays en énergie électrique. Cette mission a été confiée à la SONABEL, opérateur historique du sous-secteur. 
En effet, en tant que principal acteur chargé du service public d’électricité au Burkina Faso, la SONABEL travaille à mobiliser les moyens adéquats de production, de transport et de distribution en vue d’assurer la couverture régulière, sécurisée, durable et à moindre coût du pays en énergie électrique. Ces dernières années, la société a enregistré une forte progression de la demande d’électricité dont la satisfaction a nécessité la mise en place d’importantes infrastructures additionnelles de production, de transport et de distribution. Consentis dans un contexte de gel des tarifs, ces efforts d’investissement, combinés à un certain nombre de facteurs exogènes tels que la hausse du prix des hydrocarbures et de l’énergie importée, ont fortement contribué à dégrader la situation financière de la SONABEL qui se retrouve avec : 
? une structure financière fortement dégradée ; ? de mauvaises performances économiques et financières qui affectent toute l’économie du pays ; ? des infrastructures vétustes et budgétivores que l’on ne peut déclasser, faute de moyens ; ? des charges d’exploitation qui explosent au gré des fluctuations du cours du pétrole ; ? une qualité de service caractérisée par des délestages intempestifs et décriée par la clientèle ; ? des partenaires financiers doutant de la capacité de l’entreprise à honorer ses engagements ; ? un ambitieux programme de développement compromis par la mobilisation difficile des financements. 
Dans un tel contexte, la SONABEL a besoins d’être accompagné par l’Etat burkinabè et le secteur privé pour pouvoir jouer pleinement sa partition dans la mise en œuvre de la SCADD. 
L’accompagnement de l’Etat burkinabè doit permettre à la SONABEL de redresser sa situation financière et faciliter la mise en œuvre de la politique sectorielle, notamment les mesures et réformes susceptibles d’accélérer la réalisation des interconnexions et l’installation de producteurs indépendants d’électricité. 

Etude de faisabilité
L’accompagnement du secteur privé peut revêtir plusieurs formes, notamment le développement des sources alternatives (solaire, poussée cinétique, etc.) de production d’électricité à moindre coût pour soutenir l’activité économique et donner la possibilité à la SONABEL d’étendre son réseau de transport et de distribution pour mieux couvrir le territoire national. 

Raccordement d’une centrale à poussée cinétique de 100 MW au réseau interconnecté de la SONABEL 

Introduction 
Le Burkina Faso est un pays sahélien enclavé, situé au cœur de l’Afrique de l’Ouest avec une superficie de 274 000 km2. Il est limité au Nord par le Mali, au Nord –Est par le Niger et au Sud par la Côte d’Ivoire, le Togo, le Bénin et le Ghana. Sa population a été estimé Sa population est estimée à 17,3 millions d’habitants en 2013, ce qui correspond à une densité moyenne, assez faible, de 63 habitants par km². 
Le pays ne dispose pas de ressources fossiles et importe sur plus de  1 000 km de distance la totalité des combustibles destinés aux groupes thermiques, principaux sources de production d’électricité du pays. Malgré une subvention consentie par l’Etat, le coût de revient du kWh reste relativement du fait et largement supérieur aux tarifs de vente appliqués. Ce contexte a entamé la situation financière de la SONABEL, opérateur historique du secteur et entrainé un ralentissement de certains investissements importants pour le développement du système électrique du pays. 
Ces dernières années, le déficit de l’offre d’énergie est très perceptible. En effet, pendant les périodes de forte demande, les délestages se multiplient et durent plus longtemps. En outre les plusieurs quartiers péri-urbains et villages sont toujours en attente d’être électrifiés. Quant aux demandes de raccordement dans les zones électrifiées, elles ne sont pas satisfaites dans des délais raisonnables. 
Pour améliorer l’efficacité du sous-secteur de l’énergie électrique et accroître l’accès des zones rurales et péri-urbaines à l’électricité, le Gouvernement du Burkina Faso a engagé d’importantes réformes et réalisé plusieurs études synthétisées dans le présent volume qui aborde successivement le Contexte de l’étude, le Diagnostic des infrastructures électriques, l’Analyse des ventes d’électricité, le Diagnostic financier et économique de la SONABEL et la Synthèse SWOT du secteur électrique au Burkina Faso. 
1 Contexte de l’étude 
Sur la période 2011 – 2015, le Gouvernement burkinabè met en œuvre la Stratégie de Croissance Accélérée et de Développement Durable (SCADD) qui ambitionne faire du Burkina Faso, une nation solidaire, de progrès et de justice qui consolide son respect sur la scène internationale. Pour atteindre l'objectif global de la SCADD qui consiste à réaliser une croissance économique forte, soutenue et de qualité, génératrice d'effets multiplicateurs sur le niveau d'amélioration des revenus, la qualité de vie de la population et soucieuse du respect du principe de développement durable, un modèle de développement a été adopté par le Gouvernement. Ce modèle de développement qu’est la SCADD repose sur quatre axes à savoir : 

? le développement des piliers de la croissance accélérée ; ? la consolidation du capital humain et la promotion de la protection sociale ; ? le renforcement de la gouvernance ; ? les priorités transversales (le genre, la population, l’environnement, l’aménagement du territoire et le renforcement des capacités). 

Relever le défi de l’accélération de la croissance et du développement durable exige un approvisionnement fiable, abondant, sécurisé et à moindre coût en énergies modernes. En effet, l’accès aux énergies modernes est essentiel pour créer et soutenir l’activité industrielle, le transport, le commerce, les services, les petites et moyennes entreprises, l’élevage, la pêche et l’agriculture. Or, à ce jour, le Burkina Faso ne dispose d’aucune ressource énergétique fossile et dépend presque totalement de l’extérieur pour son approvisionnement en énergie. La dépendance et la pauvreté énergétique du Burkina Faso est exacerbée par le double effet de l’augmentation du prix du baril de pétrole et l’accroissement continu de la demande intérieure en énergie. 
Les études sur la compétitivité de l’économie du Burkina ont montré que le développement socio-économique du pays est handicapé par le coût élevé des facteurs de production et particulièrement celui de l’électricité, qui, par ailleurs, reste inaccessible à la majorité de la population surtout en zone rurale. En effet, le système de production du Burkina est dominé par le thermique diesel, induisant un coût de production du kWh relativement élevé et assujetti aux fluctuations importantes et aléatoires du cours du pétrole sur le marché international. L’énergie électrique entrant dans la quasi-totalité des secteurs de production et de la vie économique et sociale, il en découle que son coût est un facteur déterminant dans la compétitivité de l’économie nationale, le maintien de l’équilibre social et, partant, l’émergence du pays. D’où l’intervention de l’Etat à travers une importante subvention très contraignante pour le Trésor Public, mais indispensable pour contenir les prix de vente de l’énergie électrique. Pour inverser la tendance, le Gouvernement du Burkina Faso a adopté des réformes réglementaires, institutionnelles et légales importantes, notamment la libéralisation totale du segment production, pour accroitre l’efficacité de ses institutions, fiabiliser et optimiser l’approvisionnement du pays en énergie électrique à moindre coût et respectueuse de l’environnement. 
Cet engagement du Gouvernement est décliné dans le document de politique sectoriel adopté le 16 octobre 2013 avec comme vision : « le système énergie Burkina, s’appuyant sur les ressources endogènes et la coopération régionale, assure un accès universel aux services énergétiques modernes et conforte son rôle moteur de développement durable. ». Les deux premières orientations stratégiques de la politique sectorielle de l’énergie sont relatives à la promotion de l’utilisation des ressources endogènes et l’optimisation des opportunités de la Coopération sous régionale à travers les interconnexions électriques. 
Cette politique devra se traduire par des actions majeures pour assurer un approvisionnement régulier, sécurisé, durable et à moindre coût en énergie électrique.  Dans un contexte de raréfaction des ressources financières et de besoins urgents d’investir dans presque tous les secteurs de développement, le pays se doit de trouver des solutions innovantes basées sur ses ressources endogènes pour assurer un approvisionnement sécurisé du pays en énergie électrique. 
1.1 Performances macroéconomiques 
Le Burkina Faso est un pays enclavé qui est à la fois vulnérable aux chocs extérieurs sur le marché des matières premières et aux conditions climatiques. Son économie est peu diversifiée et dépend largement des exportations d’or et de coton. 
 

EXACTEMENT LA MÊME CONFIGURATION QUE NOTRE PAYS LE CENTRAFRIQUE....

La suite:

http://dabealvi.over-blog.com/2018/02/priorites-du-centrafrique-pour-le-developpement-durable.html

 

Lire la suite

Futurs Leaders Africains M.E.R.C.I

16 Janvier 2018 , Rédigé par dabealvi.over-blog.com Publié dans #POLITIQUE, #ENERGIE SOLAIRE, #Sécurité, #minusca, #Droits humains, #boganda barthelemy

Dabealvi.La Sentinelle en mode veille - Centrafrique M.E.R.C.I

EN 33 ANS, ILS ONT DETRUIT UN ETAT : LE LIEUTENANT-COLONEL MANTION ET L'INSTABILITE POLITIQUE EN RCA

Après la dictature impériale [de Jean-Bedel Bokassa], qui avait fini par épuiser la complaisance post-coloniale de la France, la Centrafrique est mise sous tutelle par Paris. En principe indépendant mais, dans les faits, tributaire pour tout de la France, l’ex-nouveau régime de David Dacko a besoin de toujours plus de soutien extérieur pour se maintenir. Bientôt, ni le concours financier de Paris, ni la garantie sécuritaire de l’armée française à Bangui ne suffisent plus. Il faut augmenter les crédits et renvoyer des soldats français, également à l’intérieur du pays. Evacuée en 1965, l’ancienne base militaire française de Bouar, dans l’ouest, est réinvestie. Enfin, en plus des conseillers français à tous les postes névralgiques de l’administration, il faut un homme sûr dans le sanctuaire même du pouvoir local, à la présidence. Cette clé de voûte de cette reprise en main néocoloniale de l’État centrafricain sera le lieutenant-colonel Jean-Claude Mantion, agent des services secrets français (Direction Générale de la Sécurité Extérieure, DGSE). Rapidement surnommé proconsul, en raison de la prolifération de ses attributions, il gouvernera de facto la Centrafrique pendant treize ans.

A. TRIBALISATION SOUS TUTELLE FRANÇAISE

Jean-Claude Mantion arrive à Bangui, le 2 décembre 1980. Sa mission est aussi vague qu’importante : il doit protéger David Dacko, aussi de lui-même. Sous la pression d’une opposition virulente, menée par le MPLC d’Ange-Félix Patassé, et d’une population avide de changements réels, le président sombre en effet dans des phases dépressives de plus en plus longues. Le dos au mur, bien qu’il dispose de tous les moyens de l’État et du soutien de la France, il mène campagne pour sa réélection – qui s’assimile à un plébiscite a posteriori sur son retour au pouvoir imposé par Paris. Le 1er septembre 1981, les résultats officiels du second tour lui prêtent une avance si ténue sur son challenger Ange-Félix Patassé – 90 000 voix de différence, pour atteindre 50,23 pour cent – que les lendemains électoraux augurent de rudes batailles.
Nerveusement, David Dacko ne s’estime pas à même de les mener. Instruit par son attentisme de mauvais aloi en 1965, il prend alors une initiative pour le moins surprenante : il prévient Jean-Claude Mantion qu’il remettra, de son plein gré, le pouvoir aux militaires et demande à son ange gardien français de ne surtout pas intervenir. Il est prié, simplement, d’alerter Paris d’un coup d’État librement consenti. C’est dans ces conditions que le chef d’état-major de l’armée centrafricaine, le général André Kolingba, 45 ans, forme un Comité militaire de redressement national (CMRN) pour diriger le pays. Jean-Claude Mantion change de patron mais point de mission : il continue d’encadrer le nouveau chef de l’État, comme il l’avait fait pour l’ancien. Il a d’ailleurs rapidement l’occasion de prouver son utilité : le 3 mars 1982, en tenant d’une main ferme la Garde présidentielle, il déjoue une tentative de coup d’État fomentée par Ange-Félix Patassé et deux généraux en vue, François Bozizé et Alphonse Mbaïkoua. Les galonnés s’enfuient : Bozizé au Tchad, Mbaïkoua dans son village natal, à Markounda, sur la frontière tchadienne.
Quant à l’ex-Premier ministre de Bokassa mué en tribun de l’opposition, qui est également originaire du nord, il parvient à se réfugier à l’ambassade de France déguisé en commerçant musulman, le boubou flottant sur une mobylette. Sa présence y est des plus embarrassantes : comment, en effet, livrer au pouvoir ami en place un putschiste très populaire à Bangui, sans prendre le risque de déclencher des émeutes ? Des tractations s’échelonnent sur deux semaines avec, d’un côté de la table, le représentant officiel de Paris et l’ambassadeur, et, de l’autre, son compatriote et agent secret de la DGSE, Jean-Claude Mantion, mandaté par la présidence centrafricaine. L’image résume la singularité d’un moment postcolonial : la France parle à la France puisque, dans la Centrafrique des années 1980, elle est partout, de tous les côtés. En l’occurrence, elle se mettra d’accord avec elle-même pour délivrer un sauf-conduit à Patassé, afin qu’il parte en exil au Togo.
Personnage plutôt falot, le général Kolingba délègue volontiers des pans entiers de son pouvoir à Jean-Claude Mantion, en qui il a confiance. Cependant, pendant que l’œil de Paris veille sur la bonne marche de l’État, le président s’occupe de ce qui, à ses yeux, constitue l’essentiel : les affaires de familles, au sens large, à commencer par la sienne, les Yakoma, une ethnie minoritaire – moins de 5 pour cent de la population – qui vit sur le fleuve Oubangui, en face de parents plus nombreux au Congo-Kinshasa. Ainsi, pendant que Mantion négocie à l’ambassade de France le départ de Patassé, le général Kolingba ordonne-t-il qu’on dynamite les maisons de l’opposant et de ses proches à Bangui.
Il dépêchera aussi deux frères d’armes Yakoma dans les fiefs ethniques de ses ennemis putschistes : la première expédition punitive sera conduite par le général Djambo, qui rase et brûle plusieurs villages autour de Paoua, la ville natale de Patassé; l’autre est emmenée par le général Mazi à Markounda. « Devant l’impossibilité de distinguer les opposants des paisibles habitants des lieux, le général Mazi opta pour une solution radicale : le village de Markounda fut brûlé et de nombreuses personnes massacrées. Ces faits furent à l’origine d’une haine tenace des Kaba contre les Yakoma. La fracture nord-sud était née et sera plus tard instrumentalisée politiquement par Patassé, en termes de gens de la savane contre gens du fleuve.
En bon général, André Kolingba s’occupe également de l’armée et, en particulier, de sa Garde présidentielle. C’est ici, au cœur du domaine de compétences de Jean-Claude Mantion, en matière de sécurité, que l’on mesure le mieux à quel point le supposé « tout-puissant conseiller blanc » du chef de l’État, qui constitue une cible naturelle pour les attaques de l’opposition centrafricaine et des médias internationaux, est en réalité un leurre. Bien plus que la présence de « Lucky Luke », l’autre surnom local de Mantion, c’est le tribalisme de son patron qui aurait dû faire scandale : pendant que l’agent français assume les tâches d’un Premier ministre de l’ombre, le président place ses parents yakoma dans l’appareil d’État et dans les sociétés parapubliques.
« Il a inventé l’ethnicité, si l’on entend par là l’instrumentalisation de l’appartenance tribale à des fins politiques, dans un pays uni par une vraie langue véhiculaire, le sango, où l’origine des uns et des autres n’avait pendant longtemps aucune importance ». Au sein des Forces armées centrafricaines (FACA), cet entrisme crée des déséquilibres extrêmement préjudiciables pour l’avenir qui, à ce jour, n’ont pas encore été réparés : en quittant le pouvoir en 1993, après douze ans de règne, André Kolingba, maître buté d’un jeu de go ethnique, laissera à ses successeurs une armée nationale constituée, à 70 pour cent,de membres d’une ethnie ultra-minoritaire, la sienne.
La chute du mur de Berlin qui met fin à la Guerre froide, le retrait du gendarme de l’Afrique francophone qu’avait été la France et la mise en œuvre de ce que la presse française surnomme la « Paristroïka », en parallèle à l’abandon par l’ex-URSS de son glacis en Europe de l’Est à la souveraineté tout aussi limitée que celle des anciennes colonies du pré-carré de la France en Afrique, sont des forces tectoniques auxquelles Kolingba ne peut résister. Le 22 avril 1991, André Kolingba concède le multipartisme, qui est entériné en juillet grâce à une réforme constitutionnelle. « Je le fais parce que ceux qui nous paient me le demande », explique-t-il sans détour, en sango, à la radio nationale. Il sait bien qu’il sonne ainsi le glas de son pouvoir.
Mais il sait aussi qu’il ne saurait s’y maintenir sans le soutien massif et multiforme de la France. Or, dès juin 1990, à l’occasion du sommet France-Afrique de La Baule, le président François Mitterrand a lié l’aide française au progrès dans la démocratisation en Afrique. Dans ce nouveau tableau, le proconsul à Bangui, aux côtés d’un militaire plaçant ses parents pour mettre l’un des pays les plus pauvres du continent en coupe réglée, fait tache. Aussi, André Kolingba doit-il consentir à ce qui s’assimile, de son point de vue, à un suicide assisté : des élections pluralistes, sans triche, qu’il ne peut que perdre. Vu de Paris, la fin de l’ère Mantion à Bangui s’impose comme une nécessité inévitable. Les autorités françaises ne se font toutefois pas d’illusions sur le processus démocratique en Centrafrique. Elles redoutent par-dessus tout les risques qu’un départ forcé du général Kolingba fera courir à la stabilité de la plaque tournante des forces françaises pré-positionnées sur le continent.
Dès lors, l’ouverture démocratique à Bangui suit le cours défini à Paris. Organisé entre le 1er et le 20 août, un grand débat national permet d’apurer les comptes du passé avant que les Centrafricains ne se rendent, les 22 août et 19 septembre 1993, dans les bureaux de vote pour des élections législatives et présidentielle réellement pluralistes et incontestables, les premières dans l’histoire du pays. André Kolingba aura bien tenté de faire dérailler ce processus en annulant in extremis, en 1992, un premier scrutin et en graciant l’ex-empereur Bokassa entre les deux tours du vote de 1993, dans l’espoir de semer la pagaille en le faisant sortir de prison. Mais la France veille au grain démocratique, comme elle avait veillé auparavant à la pérennité des régimes mis en place par elle. À l’arrivée, elle se sera démenée, avec succès, pour assurer la logistique et la régularité d’une élection exemplaire, à grand renfort de rotations d’hélicoptères, d’observateurs internationaux et d’urnes transparentes. C’était le but, il est atteint.
Qu’importe alors que l’heureux élu, Ange-Félix Patassé, vainqueur au second tour sur le socialiste Abel Goumba, avec 52,5 pour cent des voix, ait été dans le passé violemment anti-français et putschiste, qu’il ait organisé le sacre de Bokassa, son mentor politique auquel il s’efforce de ressembler jusqu’à la limite du mimétisme, qu’il soit démagogue à souhait, ayant fait campagne en promettant une usine à fabriquer des billets de banque à chaque village où une majorité voterait pour lui. La France est « lasse de corriger la fortune de ses anciennes colonies africaines ».Elle espère, certes, que la tenue d’une élection dans le respect des règles servira de gage à un avenir plus démocratique en Centrafrique ; mais elle n’y croit guère. En revanche, elle considère ce vote incontestable « comme le cadeau d’adieu d’une puissance tutélaire pour qui il est grand temps de se retirer d’un État théoriquement indépendant depuis trente-trois ans ».

DÉMOCRATIE ET CHAOS

Dans sa lente remontée à la souveraineté, la Centrafrique passe un cap en 1993 : pour la première fois depuis l’indépendance, la volonté populaire s’est exprimée librement. La victoire d’Ange-Félix Patassé constitue une alternance démocratique. Elle rompt avec les simulacres d’élections qui, pendant la Guerre froide, reconduisaient invariablement l’homme fort à la présidence que son occupant ne quittait que contraint et forcé, victime d’un coup d’État. Pour cette raison, le pléonasme « démocratiquement élu » devient d’usage quand les scrutins en Afrique cessent d’être des plébiscites de candidats uniques ou des compétitions jouées d’avance. Ange-Félix Patassé se targue de ce nouveau titre de gloire qu’il va confondre – il n’est pas le seul – avec un blanc-seing de gouvernance.
Ce qui sera d’autant plus fâcheux qu’après trois présidents originaires du Sud depuis l’indépendance (David Dacko et Jean Bedel Bokassa, tous deux Mbaka, et André Kolingba, un Yakoma), il est le premier homme politique du nord à accéder à la magistrature suprême. Le fait, en soi, n’a guère d’importance. Mais il se charge d’une signification politique lourde dès lors qu’il s’inscrit dans une perception de polarisation politique – les gens de la savane contre les gens du fleuve – que le nouveau chef de l’État va grandement exacerber, par maladresse ou calcul.
« On ne peut démocratiser qu’avec des démocrates, et l’arithmétiques tribale prévalant à l’occasion d’une élection démocratique ne suffit pas à transformer un cacique du système Bokassa en un artisan de l’évolution démocratique ». Le jugement, émis par Jean-Paul Ngoupandé,est sans appel pour Ange-Félix Patassé. Toutefois, l’héritage que doit assumer Patassé en arrivant au pouvoir est lourd : son armée est une milice tribale dont il n’a pas entièrement tort de penser qu’elle lui est hostile. Pour commencer, il cherche alors à garantir sa sécurité rapprochée en reversant les Yakoma de la Garde présidentielle dans les rangs des Forces armées centrafricaines (FACA). Ce qui suscite le mécontentement des intéressés, privilégiés sous l’ancien régime.
Puis, la grogne des militaires se fait générale quand il s’avère que la nouvelle Sécurité présidentielle est également une milice tribale, cette fois-ci presque exclusivement constituée de Sara-Kaba, la « famille » ethnique septentrionale du nouveau chef de l’État. La rivalité entre cette garde prétorienne et la troupe « clochardisée » des FACA va provoquer, sur fond de crise sociale sans précédent, une martingale de mutineries qui achèveront de ruiner l’économie et l’État centrafricains.

1. Mutineries à répétition

L’état de grâce du nouveau pouvoir n’est que de courte durée. Dans l’élan de sa prise de fonctions, Ange-Félix Patassé parvient à éponger douze mois d’arriérés de salaires dans la fonction publique, mais ils sont vite reconstitués par des retards successifs. L’exaspération sociale gagne alors les rangs de l’armée. Le 18 avril 1996, quelque deux cents soldats du Régiment de défense opérationnelle du territoire (RDOT) manifestent pour réclamer trois mois de retard de solde. Ils occupent la radio, prennent plusieurs personnalités en otage et tentent d’attaquer la présidence. La Garde présidentielle sort. L’affrontement fait sept morts et une quarantaine de blessés. Les soldats français du camp Béal quadrillent alors Bangui pour protéger les ressortissants étrangers. Privés de marge de manœuvre sur le plan militaire, les mutins mettent fin à leur mouvement, qui a duré quatre jours.
Un mois plus tard, le 18 mai 1996, la rumeur – vraie ou fausse, on ne le saura jamais – que l’armurerie du camp Kasaï, la base du RDOT, passerait sous le contrôle de la Garde présidentielle, déclenche une nouvelle irruption de colère au sein des FACA. Cette fois, la mutinerie dure onze jours et implique plusieurs centaines de militaires. Encadrés par des sous-officiers, leurs revendications se font plus politiques. En même temps, Bangui est mise à sac, avec la participation enthousiaste des nombreux laissés-pour-compte dans la capitale. L’armée française monte une importante opération, « Almandin II », pour évacuer plusieurs milliers d’étrangers. Elle sauve aussi du pillage la brasserie Mocaf, propriété du groupe français Castel. S’élevant à 43 morts et 238 blessés, le bilan des violences est sensiblement plus lourd qu’en avril. De nouveau, le déploiement des forces françaises contraint les mutins et le pouvoir à la négociation.
Un gouvernement d’union nationale, conduit par Jean-Paul Ngoupandé, se met en place. Au cours de ses huit mois d’existence, il parvient à organiser les états généraux de l’armée, en vue d’une restructuration profonde des FACA avec l’aide de la coopération française, et à faire adopter par l’ensemble des partis politiques – une trentaine – un programme minimum commun. Mais une troisième mutinerie, déclenchée le 15 novembre 1996, a raison de ces efforts. À la suite d’un incident mineur, des centaines de soldats essaiment en ville pour prendre le contrôle des quartiers sud de Bangui, le long du fleuve. Une fois de plus, l’armée française intervient pour enrayer l’escalade militaire. Mais, cette fois, les fils du dialogue tardent à se renouer, la capitale centrafricaine reste divisée pendant de longues semaines et deux militaires français – un officier et un sous-officier en patrouille – sont abattus à un barrage des mutins, de tirs dans le dos.
Le bilan des représailles exercées par l’armée française va demeurer inconnu. Selon des sources centrafricaines dignes de foi, il a été de « plusieurs dizaines de civils, pris dans le feu ouvert sur les mutins qui ont cherché à s’abriter à l’intérieur des quartiers ». Cette intervention punitive provoque, à Paris, une vive réaction de Lionel Jospin, alors premier secrétaire du Parti socialiste, sur l’interventionnisme d’un autre temps et le respect dû aux « morts africaines ». Sa déclaration rompt avec l’habituel consensus observé par la classe politique française dès lors qu’il s’agit d’opérations militaires en Afrique.
Bien que restant sans suite, ce début de débat public met en relief le dilemme dans lequel le gouvernement français s’est enfermé depuis le début des mutineries en rafales à Bangui. Le choix semble cornélien : faut-il assister, l’arme au pied, à la prise de pouvoir des mutins, au risque de se voir reprocher le lâchage d’un président démocratiquement élu et longtemps considéré comme anti-français ? Ou, quitte à redevenir le gendarme de l’Afrique, faut-il voler au secours d’Ange-Félix Patassé, bien que celui-ci multiplie les abus de pouvoir, du péculat à grande échelle à l’assassinat politique ?
Finalement, les autorités françaises tentent de sortir du piège par un mouvement en deux temps : d’abord, en portant la présence militaire française à Bangui de 1400 à 2300 hommes pour y maintenir l’ordre constitutionnel, au besoin par les armes ; puis, en passant le relais à une force internationale d’interposition afin de pouvoir rapatrier les troupes françaises, à la faveur d’une stabilisation provisoire de la situation. Cette solution du type « un pas en avant, deux pas en arrière » doit mettre Paris à l’abri d’une nouvelle mise en accusation, tantôt pour ingérence, tantôt pour abandon. Mais elle comporte aussi le risque du cumul.
(…)

L’image contient peut-être : 1 personne

Dabealvi.La Sentinelle en mode veille - Centrafrique M.E.R.C.I

« Le fait d’être un acteur qui n’a pas d’intérêts politiques ou économiques, mais seulement humanitaires, me donne une plus grande force pour avoir un impact plus opérationnel » râ https://my.worldgn.com/join/iworlddabealvi

 

Lire la suite

CENTRAFRIQUE: À TOUS ENSEIGNANTS ET AUTRES ÉDUCATEURS

20 Août 2017 , Rédigé par dabealvi.over-blog.com Publié dans #EDUCATION, #POLITIQUE, #Sécurité, #Droits humains

Dabealvi.La Sentinelle en mode veille - CentrAfrique

 

Kit pédagogique Des jeunes pour les droits de l’Homme

 

 

 

 

 

Le kit pédagogique Des jeunes pour les droits de l’Homme est conçu pour les élèves d’école primaire et secondaire. Il peut soit constituer un cours à part entière, soit servir de ressource complémentaire dans un programme scolaire existant. Le but est d’inciter les élèves à étudier des sujets contemporains dans le domaine des droits de l’Homme et de leur fournir l’occasion de passer à l’action et d’en appliquer les principes.

 

Même si ces documents s’adressent principalement aux enseignants, ils peuvent également être utilisés par des responsables de groupes de jeunes, qu’ils soient religieux ou laïcs, ou par des conseillers pour les jeunes ou des parents.

Le kit pédagogique Des jeunes pour les droits de l’Homme comprend un manuel pédagogique complet, le film documentaire L’histoire des droits de l’Homme, les 30 messages d’intérêt public primés illustrant les 30 droits de l’Homme, le clip musical UNITED et des exemplaires des deux livrets Les droits de l’Homme, qu’est-ce que c’est ? et L’histoire des droits de l’Homme.

Comme cela a été prouvé à de nombreuses occasions, toute personne bienveillante qui travaille avec des jeunes peut utiliser ces matériaux pour augmenter leur conscience de ce que sont les droits de l’Homme.

Voici certaines des approbations venant d’officiels et d’enseignants à propos des programmes et du kit de matériaux pédagogiques Des jeunes pour les droits de l’Homme :

« Ce kit m’a vraiment aidé. Avant l’association Des jeunes pour les droits de l’Homme, je ne connaissais pas la différence entre un droit et un privilège. Le manuel est concis et facile à lire, cela a clarifié ce que sont mes droits et le fait de l’avoir lu a dissipé toutes mes questions et mes doutes. J’ai beaucoup apprécié le fait que vous ayez pris ce long document verbeux des Nations Unies et que vous en ayez fait une version abrégée avec des déclarations courtes. Je trouve le document original entier intimidant, et je ne sais pas combien d’adolescents auraient la patience de le lire en entier. Je tiens à vous remercier ainsi que tous ceux qui travaillent à l’association Des jeunes pour les droits de l’Homme du fond du cœur pour en avoir fait un document abordable pour tous les jeunes. » 
— E. B., élève, St Louis, Missouri, États Unis

« Grâce à vos remarquables outils d’apprentissage — y compris les vidéos présentant l’ensemble des 30 articles de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et tous les matériaux pédagogiques — et grâce à vos projets stimulants pour les élèves conçus pour donner un rôle aux jeunes leaders dans la communauté, l’association internationale Des jeunes pour les droits de l’Homme et sa branche au Libéria sont des voix importantes dans le processus d’éducation aux droits de l’Homme au Libéria. » — Élu, République du Libéria

« Le Huitième District applaudit le travail qu’effectue l’association internationale Des jeunes pour les droits de l’Homme pour éduquer et former notre jeunesse afin qu’ils deviennent des défenseurs des droits de l’Homme. La créativité dont votre organisation fait preuve pour partager le message des droits de l’Homme avec la distribution du livret Les droits de l’Homme, qu’est-ce que c’est ? en plusieurs langues, les compositions murales, les sommets de la jeunesse, les tournées internationales et les concours d’art et de composition sont indéniablement dignes d’éloges. Ces activités témoignent du dévouement des nombreux bénévoles qui soutiennent l’association internationale Des jeunes pour les droits de l’Homme. » B. C. P., Conseil municipal de Los Angeles

« J’ai revu les spots d’information en vidéo représentant les 30 droits de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et les publications que vous m’avez fournies. Je suis très impressionné par leur niveau de production et par leur qualité de communication.

« Je serais honoré de suggérer leur inclusion dans le programme officiel d’éducation sur les droits de l’Homme de mon pays. » J. R-H., Élu, République démocratique du Timor-Oriental

Cliquez ici pour commander votre kit pédagogique GRATUIT de l’association Des jeunes pour les droits de l’Homme >>

Lire la suite

Web store Helo-CENTRAFRIQUE en ligne

30 Juillet 2017 , Rédigé par dabealvi.over-blog.com Publié dans #iworlddabealvi, #Sécurité

***web store Helo-CENTRAFRIQUE en ligne

Comment contrôler l'état de santé des enfants en temps réel ??? 
Regardez cette vidéo pourquoi les parents sont importants pour surveiller les conditions de santé des enfants. https://www.facebook.com/chandra.gochi/videos/10209234786498394/
Une crise cardiaque peut survenir à n'importe quel moment, ne connait pas les vieux et les jeunes, 
c'est pourquoi tout le monde a besoin d'un outil pour surveiller leur état de santé 
quand il est sain, pas quand il a mal...
Utilisez HELO  pour surveiller les conditions de santé.
CLIQUER sur le lien ci dessous  
https://my.worldgn.com/store/iworlddabealvi

 

Lire la suite

M. Onanga Anyanga petit poucet de la minusca, votre vue est bien basse prenez de la hauteur, Vous n'avez pas le profil ni l'autorité de l'emploi

22 Septembre 2016 , Rédigé par dabealvi.over-blog.com Publié dans #section, #securite, #minusca, #centrafique, #situation, #dabealvi, #onanga anyanga

M. Onanga Anyanga petit poucet de la minusca, votre vue est bien basse prenez de la hauteur, Vous n'avez pas le profil ni l'autorité de l'emploi

"Il nous revient trop très cher pour une mission impossible ....

Reconnaissez votre échec M. Onanga Anyanga et déguerpissez en vitesse avant que la foudre de mes ancêtres ne s'abatte sur vous"~Râ
https://centralafricanrepublicnews.wordpress.com/2016/10/06/centrafrique-revelation-pourquoi-m-onanga-anyanga-et-sa-bande-ont-ils-protege-lassassin-du-commandant-mombeka/

Depuis le début du conflit en Cote d’ivoire, Ou comment l’ONU favorise l’impunité et l’épuration ethnique en les cachant sous le tapis. Cette source évalue à 230 tués l’attaque du camps de déplacés de l’ONU de Nahibly par les milices ethniques FRCI et dozos le 20 juillet 2012. ~AbidjanTv

LA SECTION SÉCURITÉ DE LA MINUSCA, EN FAISANT ALLUSION AUX ÉVÉNEMENTS DE SEPTEMBRE 2014 ET 2015, ESTIME QUE LA SITUATION SÉCURITAIRE ACTUELLE EN CENTRAFRIQUE PEUT SE DÉTÉRIORER À TOUT MOMENT, «COMME OBSERVÉ DE PAR LE PASSÉ, LA SITUATION SÉCURITAIRE EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE PEUT SE DÉTÉRIORER À N’IMPORTE QUEL MOMENT SI ON SE RÉFÈRE AUX ÉVÉNEMENTS ANTÉRIEURS QUI SE SONT PRODUITS EN SEPTEMBRE 2014 ET 2015 » LIT-ON DANS LE DOCUMENT ENVOYÉ AU PERSONNEL DE LA MISSION.

Il est recommandé aux membres de la Minusca d’être plus vigilants en dehors des installations des Nations-Unies et d’avoir en permanence les moyens de communication, d’avoir sur soi les documents de voyage et de faire des réserves nécessaires pour le survie « s’assurer que vous disposez de provisions suffisantes en cas de restrictions de mouvements. Ceci peut se résumer en terme d’eau, repas froid, d’argent, de produits pharmaceutiques » précise le document de la Minusca.

PENSEZ VOUS A LA SITUATION DU PEUPLE CENTRAFRICAIN ?

Vous ne méritez pas le GROS salaire de votre mission chez nous cher MINUSCA & co !

http://centrafiqueactu.com/2016/09/22/centrafrique-la-minusca-recommande-des-mesures-a-son-personnel-par-rapport-a-une-possible-deterioration-securitaire/

Lire la suite

Centrafrique à l'image de la Côte d'Ivoire : le désarmement, la démobilisation et la réintégration des ex-combattants en bonne voie

21 Septembre 2016 , Rédigé par dabealvi.over-blog.com Publié dans #desarmement, #minusca, #Sécurité, #paix, #panneaux solaires

Centrafrique à l'image de la Côte d'Ivoire : le désarmement, la démobilisation et la réintégration des ex-combattants en bonne voie

En Côte d'Ivoire, un déjeuner-débat a eu lieu entre les responsables de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) et ceux de l’Autorité pour le désarmement la démobilisation et la réintégration (ADDR). Le Directeur de cette autorité, Fidèle Sarassoro a dans sa présentation noté que 74.068 ex-combattants ont été identifiés depuis 2013 et qu'en retour 20.936 armes ont été collectées. Ainsi, en juin 2015, il restera à l'ADDR à insérer 18 000 ex-combattants.

Le rôle de l'ONUCI dans le processus DDR est défini par les résolutions 1528, 1609 et 1765 du Conseil de sécurité des Nations Unies La Section chargée du désarmement, de la démobilisation et de la réinsertion (DDR) de l'ONUCI veille à ce que le processus DDR en Côte d'Ivoire soit conforme aux standards internationaux pour être crédible et a appuie et favorise le dialogue entre les forces ex-belligérantes (FDS et FAFN) et les structures en charge du processus. La Section DDR travaille en collaboration avec les structures nationales en charge du processus tel que la Primature, les états-majors des forces ex-belligérantes, le CCI et le PNRRC. Ce travail se fait au niveau stratégique avec la Primature et les états-majors et au niveau opérationnel avec le CCI et le PNRRC.

La section DDR dans le processus DDR en Côte D'Ivoire a donc le rôle d'appuyer la planification et l'élaboration de concepts d'opérations et de plans d'actions pour le désarmement, la démobilisation des milices et le désarmement, la démobilisation et la réinsertion des combattants (DDR).

La section vise aussi à coordonner l'aide logistique apportée par la mission au processus DDR et à travailler en collaboration avec le PNUD et les autres agences du système des Nations-Unies ainsi que les partenaires nationaux et internationaux impliqués dans la réalisation des projets de réinsertion des ex-combattants.

En outre, l'ONUCI a développé un plan d'action et une politique spécifique au DDR à travers l'élaboration d'un concept des opérations, l'établissement d'un ratio armes-combattants, la mise en place d'un plan de stockage des armes et de destruction des munitions et armes défectueuses. La Section DDR a également apporté un appui logistique pour la mise en place de trois(3) sites de regroupement au Nord et la mise en place de quatre points de collecte d'armes dans l'Ouest du pays. La Section DDR dans le cadre de son appui au processus de réinsertion des ex combattants démobilisé et des jeunes a risque a lancé en partenariat avec le PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développent) le Programme de 1 000 microprojets.

(Reportage de Cesar Kouadio Yao, ONUCI-FM)

Lire la suite

Jean-Serge Bokassa : DRR (programme de désarmement, démobilisation, décentralisation). Il faudra y arriver, par la force s’il le faut.

6 Juillet 2016 , Rédigé par dabealvi.over-blog.com Publié dans #centarfrique, #securite, #desarmement, #ddrr, #bangui, #paix, #dabealvi

Jean-Serge Bokassa : DRR (programme de désarmement, démobilisation, décentralisation). Il faudra y arriver, par la force s’il le faut.

Tensions avec les groupes de l'ex-Séléka, coopération avec la Minusca, redéploiement de l'armée, exactions... Jean-Serge Bokassa, ministre de l'Intérieur, revient sur les nombreux enjeux sécuritaires du moment en Centrafrique. Interview.

Jeune Afrique : La Centrafrique est de nouveau en proie aux tensions, notamment au sein des groupes nés de l’éclatement de la Séléka. Comprenez-vous leurs motivations ?

Jean-Serge Bokassa : Comprendre n’est pas accepter. Il y a de la révolte dans le cœur de nombreux compatriotes. Ces groupes ont été tenus en laisse le temps des élections, et comme rien n’a été fait, ils repartent de plus belle. Mais il n’y a pas que le nord, berceau de la Séléka, qui a été abandonné. Quelles régions ne l’ont pas été ? On parle de trois ans de crise, mais c’est bien depuis dix ans que l’on observe les rebellions émerger. Tant que le pays n’aura pas réglé ses problèmes fondamentaux, la gouvernance, la décentralisation, tant que qu’on restera focalisés sur Bangui, on sera toujours sujets à ces crises.

Le président parle avec ces groupes, et je ne suis pas fermé au dialogue. La plupart d’entre eux disent être favorables au DRR (programme de désarmement, démobilisation, décentralisation). Il faudra y arriver, par la force s’il le faut.

La Minusca fait l’objet de nombreuses critiques. Quelle est votre position ?

Ces critiques sont dues au niveau d’exigence des citoyens. Les gens espéraient surtout voir les Casques bleus agir de manière préventive. Mais la Minusca ne peut être partout, le chef de mission l’a d’ailleurs rappelé. Nous voulons l’aider, unir nos efforts aux siens. Cela dit, je vois mal la République centrafricaine s’affranchir de ses tutelles. Nous espérons une coopération plus effective, un regard partagé sur la situation. Si on avait su faire preuve de maturité politique, nous aurions pu éviter cette situation. Nous payons pour nos erreurs.

Vous prônez un redéploiement des forces armées centrafricaines. Quelles en seraient les conditions d’après vous ?

Le gros frein, c’est l’embargo sur les armes. Il doit impérativement être assoupli. À ce stade, il y a même des formations auxquelles nos militaires ne peuvent avoir accès. L’État étant sans moyens de contrainte, plusieurs acteurs sécuritaires émergent dans l’informel, pour leur propre protection. Le secteur sécuritaire est en friche.

Human Rights Watch a d’ailleurs présenté un rapport faisant état d’exactions commises par l’Office central de répression du banditisme (OCRB), une unité spéciale de lutte contre la criminalité. Son directeur, Robert Yékoua-Ketté, a été limogé. Quelle est votre position sur ce rapport ?

Tous les actes dont ce rapport rendent compte ont été commis durant la transition. Ceci étant dit, il y a une question que l’on ne pose pas : sans que cela justifie leur exécution, qui étaient ces personnes ? Quoi qu’il en soit, nous avons mis fin à ce chapitre. Robert Yékoua-Ketté a été limogé avant la publication du rapport, pour être remplacé par un officier de police judiciaire, qui aidera à redorer l’image de cet office qui a souvent créé problème. On a le sentiment que ses directeurs ont tous bénéficié d’une carte blanche, et si l’on compare avec ce qui a pu se passer du temps de Patassé, on a l’impression que Yékoua-Ketté est un enfant de cœur. Ces exécutions sommaires, cela s’est fait durant une très longue période. C’est le système qui les fabrique : s’il n’y a pas de réaction, cela signifie bien que c’est cautionné au sommet…

Le premier bataillon formé par la mission européenne de formation militaire (EUTM) devrait être envoyé à Obo, dans l’extrême sud-est, une zone qui n’a jamais été confrontée au conflit récent et placée sous contrôle américain et ougandais, qui y luttent contre les hommes de Joseph Kony. D’autres zones semblent plus en besoin… Comment expliquez-vous cette décision ?

L’armée ougandaise menace de se retirer d’Obo. Nous négocions pour qu’elle reste encore un peu, sa décision a été assez brusque. C’est dû sans doute aux tensions entre la population et les soldats ougandais [accusés de violences et d’exploitation sexuelles, d’enlèvements et de mariages forcés, NDLR]. En parallèle, l’Ouganda a d’autres crises plus graves à gérer ailleurs. Obo a toujours été marginalisé. Cela peut être l’occasion pour ce premier bataillon de faire ses armes dans une zone moins difficile.

Vous critiquez en creux la gouvernance sous Bozizé, mais vous avez participé à son gouvernement…

Je suis quelqu’un de loyal. C’était ma première expérience gouvernementale. J’aurais pu être plus utile en défendant davantage mes convictions. Tout le système était rattaché à l’homme Bozizé. On aurait pu dire non. La crise nous a permis de mûrir. Aujourd’hui, je veillerai à dire ce que je pense.

Vous comprenez les critiques autour de la formation gouvernementale, composée de nombreux anciens soutiens de Bozizé ?

D’après moi, cela n’est pas le fruit d’un calcul. Le président s’est simplement entouré de gens avec qui il avait l’habitude de travailler. Il a essayé de rassembler : plus de 10% de musulmans sont au gouvernement. D’autres instances vont être mises en place, qui vont offrir de l’espace à de nombreux fils et filles du pays.

Dorothée Thienot

Le Ministre Jean-Serge Bokassa s’attend à une franche collaboration au Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire

Bangui, avril (ACAP) - Le Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire, Jean-Serge Bokassa, a demandé à ses collaborateurs de l’aider dans la nouvelle mission que lui a confié le Premier ministre Simplice-Mathieu Sarandji, du fait de sa délicatesse, à l’occasion d’une passation de service entre lui et son prédécesseur Pierre-Chrysostome Sambia, mercredi 13 avril 2016, à Bangui.
Lire la suite

ECHANGES DE TIRS ENTRE CNC ET EX-SELEKA DU CAMP BSS, FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA SUR LES LIEUX

9 Mai 2016 , Rédigé par TAKA PARLER Publié dans #Sécurité

Cet article est reposté depuis Taka Parler.

Lire la suite

TRAVAUX A HAUTE INTENSITÉ DE MAIN D’ŒUVRE EN CENTRAFRIQUE

12 Novembre 2015 , Rédigé par dabealvi.over-blog.com Publié dans #centrafrique, #Actualité, #Société, #sécurité

TRAVAUX A HAUTE INTENSITÉ DE MAIN D’ŒUVRE EN CENTRAFRIQUE

http://dabealvi.over-blog.com/2015/10/programme-du-president-virtuel-du-centrafrique.html

REGNIER Andre Leopold 12 novembre 2015 at 2:31

https://my.worldgn.com/join/iworlddabealvi

TRAVAUX A HAUTE INTENSITÉ DE MAIN D’ŒUVRE EN CENTRAFRIQUE POUR PARTICIPEZ A LA COMMUNION NATIONALE POUR LA PAIX AVEC LA VENUE DU PAPE FRANÇOIS, EN EXPLOITANT LES NOUVELLES ENERGIES: PANNEAUX SOLAIRES EN CENTRAFRIQUE
- SANS LUMIÈRE PAS DE PAIX
- LA PAIX AVEC L ' ELECTRICITÉ POUR TOUS

Welcome to WOR(l)D Official Store

Participer maintenant à un projet excitant.
Participez à la construction du Power Cloud, la centrale d'énergies renouvelables la plus grande au monde.
Referrer URL https://wesharecrowdfunding.net/centrafrique

Participer comme Customer
Économisez sur vos coûts de communication.

Inscrivez-Vous Maintenant
https://my.worldgn.com/join/iworlddabealvi

Participer comme Consultant
Gagnez de l'argent comme un opérateur mobile.

Inscrivez-Vous Maintenant
http://iworlddabealvi.worlderstore.com/store/iworlddabealvi

A Project with an Opportunity
Become a Consultant, build YOUR network and start to earn like a mobile operator.
https://www.worldgn.com/?c=iworlddabealvi&ignoreInfo=

"La Première crowdfunding de la Communauté Centrafricaine pour vous aider à réaliser votre rêve patriotique"
https://wesharecrowdfunding.net/centrafrique
http://iworlddabealvi.worlderstore.com/store/iworlddabealvi

Lire la suite
1 2 > >>