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Dabealvi.La Sentinelle en mode veille - CentrAfrique

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Centrafrique à l'image de la Côte d'Ivoire : le désarmement, la démobilisation et la réintégration des ex-combattants en bonne voie

21 Septembre 2016 , Rédigé par dabealvi.over-blog.com Publié dans #desarmement, #minusca, #Sécurité, #paix, #panneaux solaires

Centrafrique à l'image de la Côte d'Ivoire : le désarmement, la démobilisation et la réintégration des ex-combattants en bonne voie

En Côte d'Ivoire, un déjeuner-débat a eu lieu entre les responsables de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) et ceux de l’Autorité pour le désarmement la démobilisation et la réintégration (ADDR). Le Directeur de cette autorité, Fidèle Sarassoro a dans sa présentation noté que 74.068 ex-combattants ont été identifiés depuis 2013 et qu'en retour 20.936 armes ont été collectées. Ainsi, en juin 2015, il restera à l'ADDR à insérer 18 000 ex-combattants.

Le rôle de l'ONUCI dans le processus DDR est défini par les résolutions 1528, 1609 et 1765 du Conseil de sécurité des Nations Unies La Section chargée du désarmement, de la démobilisation et de la réinsertion (DDR) de l'ONUCI veille à ce que le processus DDR en Côte d'Ivoire soit conforme aux standards internationaux pour être crédible et a appuie et favorise le dialogue entre les forces ex-belligérantes (FDS et FAFN) et les structures en charge du processus. La Section DDR travaille en collaboration avec les structures nationales en charge du processus tel que la Primature, les états-majors des forces ex-belligérantes, le CCI et le PNRRC. Ce travail se fait au niveau stratégique avec la Primature et les états-majors et au niveau opérationnel avec le CCI et le PNRRC.

La section DDR dans le processus DDR en Côte D'Ivoire a donc le rôle d'appuyer la planification et l'élaboration de concepts d'opérations et de plans d'actions pour le désarmement, la démobilisation des milices et le désarmement, la démobilisation et la réinsertion des combattants (DDR).

La section vise aussi à coordonner l'aide logistique apportée par la mission au processus DDR et à travailler en collaboration avec le PNUD et les autres agences du système des Nations-Unies ainsi que les partenaires nationaux et internationaux impliqués dans la réalisation des projets de réinsertion des ex-combattants.

En outre, l'ONUCI a développé un plan d'action et une politique spécifique au DDR à travers l'élaboration d'un concept des opérations, l'établissement d'un ratio armes-combattants, la mise en place d'un plan de stockage des armes et de destruction des munitions et armes défectueuses. La Section DDR a également apporté un appui logistique pour la mise en place de trois(3) sites de regroupement au Nord et la mise en place de quatre points de collecte d'armes dans l'Ouest du pays. La Section DDR dans le cadre de son appui au processus de réinsertion des ex combattants démobilisé et des jeunes a risque a lancé en partenariat avec le PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développent) le Programme de 1 000 microprojets.

(Reportage de Cesar Kouadio Yao, ONUCI-FM)

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CENTRAFRIQUE: La semaine du désarmement

21 Septembre 2016 , Rédigé par dabealvi.over-blog.com Publié dans #desarmement, #minusca, #demobilisation, #reinsertion, #rapatriement, #dabealvi

CENTRAFRIQUE: La semaine du désarmement

La semaine du désarmement (qui a lieu chaque année lors d'une semaine qui comprend la journée du 24 octobre - Journée des Nations Unies) a été instaurée en 1978 pour parler du danger de la course aux armements. À ce moment, les États-Unis et l’URSS entretenaient une rivalité pour devenir la plus grande puissance d'influence mondiale, dans le cadre de ce que l'on a appelé la "Guerre froide".

Aujourd’hui, les Nations Unies continuent d’appeler au désarmement, car c’est uniquement par cette voie que l’on peut arriver à la paix et à une sécurité durable pour les humains. En effet, la Semaine du désarmement tente d’éduquer les populations en démontrant que la sécurité s’obtient d’abord par le désarmement, plutôt que par la contre-attaque ou l'accès à des armes pour se "protéger".

Pour l’ONU, le désarmement doit aussi s’accompagner de la démobilisation des soldats et de la réintégration de ceux-ci dans la société et dans un milieu de vie non violent, digne et décent.

En 2013, les dépenses militaires mondiales s'élevaient à 1750 milliards de dollars. Quand on sait que des millions de personnes ne mangent pas à leur faim, n'ont pas accès à de l'eau potable et décèdent de maladies anodines faute de soins de santé accessibles et de qualité, cette situation a de quoi choquer.

Des mesures pour contrôler et réduire l’armement sur la planète sont toutefois prises sur la scène internationale depuis plusieurs décennies. Malgré tout, il reste encore beaucoup à faire : les États sont les principaux acteurs du désarmement, mais il y a aussi de nombreux groupes ou partis politiques ayant leur propre groupe armé qui doivent aussi se joindre à l’appel international du désarmement et unir leur efforts pour contribuer à bâtir un monde de paix et de justice.

Actions proposées

- Faites une simulation de l’ONU dans la classe. Donnez-vous le défi de rédiger une déclaration sur le thème du désarmement.

PANNEAUX SOLAIRES EN CENTRAFRIQUE - LA PAIX AVEC L ' ELECTRICITÉ POUR TOUS OUI!

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Jean-Serge Bokassa : DRR (programme de désarmement, démobilisation, décentralisation). Il faudra y arriver, par la force s’il le faut.

6 Juillet 2016 , Rédigé par dabealvi.over-blog.com Publié dans #centarfrique, #securite, #desarmement, #ddrr, #bangui, #paix, #dabealvi

Jean-Serge Bokassa : DRR (programme de désarmement, démobilisation, décentralisation). Il faudra y arriver, par la force s’il le faut.

Tensions avec les groupes de l'ex-Séléka, coopération avec la Minusca, redéploiement de l'armée, exactions... Jean-Serge Bokassa, ministre de l'Intérieur, revient sur les nombreux enjeux sécuritaires du moment en Centrafrique. Interview.

Jeune Afrique : La Centrafrique est de nouveau en proie aux tensions, notamment au sein des groupes nés de l’éclatement de la Séléka. Comprenez-vous leurs motivations ?

Jean-Serge Bokassa : Comprendre n’est pas accepter. Il y a de la révolte dans le cœur de nombreux compatriotes. Ces groupes ont été tenus en laisse le temps des élections, et comme rien n’a été fait, ils repartent de plus belle. Mais il n’y a pas que le nord, berceau de la Séléka, qui a été abandonné. Quelles régions ne l’ont pas été ? On parle de trois ans de crise, mais c’est bien depuis dix ans que l’on observe les rebellions émerger. Tant que le pays n’aura pas réglé ses problèmes fondamentaux, la gouvernance, la décentralisation, tant que qu’on restera focalisés sur Bangui, on sera toujours sujets à ces crises.

Le président parle avec ces groupes, et je ne suis pas fermé au dialogue. La plupart d’entre eux disent être favorables au DRR (programme de désarmement, démobilisation, décentralisation). Il faudra y arriver, par la force s’il le faut.

La Minusca fait l’objet de nombreuses critiques. Quelle est votre position ?

Ces critiques sont dues au niveau d’exigence des citoyens. Les gens espéraient surtout voir les Casques bleus agir de manière préventive. Mais la Minusca ne peut être partout, le chef de mission l’a d’ailleurs rappelé. Nous voulons l’aider, unir nos efforts aux siens. Cela dit, je vois mal la République centrafricaine s’affranchir de ses tutelles. Nous espérons une coopération plus effective, un regard partagé sur la situation. Si on avait su faire preuve de maturité politique, nous aurions pu éviter cette situation. Nous payons pour nos erreurs.

Vous prônez un redéploiement des forces armées centrafricaines. Quelles en seraient les conditions d’après vous ?

Le gros frein, c’est l’embargo sur les armes. Il doit impérativement être assoupli. À ce stade, il y a même des formations auxquelles nos militaires ne peuvent avoir accès. L’État étant sans moyens de contrainte, plusieurs acteurs sécuritaires émergent dans l’informel, pour leur propre protection. Le secteur sécuritaire est en friche.

Human Rights Watch a d’ailleurs présenté un rapport faisant état d’exactions commises par l’Office central de répression du banditisme (OCRB), une unité spéciale de lutte contre la criminalité. Son directeur, Robert Yékoua-Ketté, a été limogé. Quelle est votre position sur ce rapport ?

Tous les actes dont ce rapport rendent compte ont été commis durant la transition. Ceci étant dit, il y a une question que l’on ne pose pas : sans que cela justifie leur exécution, qui étaient ces personnes ? Quoi qu’il en soit, nous avons mis fin à ce chapitre. Robert Yékoua-Ketté a été limogé avant la publication du rapport, pour être remplacé par un officier de police judiciaire, qui aidera à redorer l’image de cet office qui a souvent créé problème. On a le sentiment que ses directeurs ont tous bénéficié d’une carte blanche, et si l’on compare avec ce qui a pu se passer du temps de Patassé, on a l’impression que Yékoua-Ketté est un enfant de cœur. Ces exécutions sommaires, cela s’est fait durant une très longue période. C’est le système qui les fabrique : s’il n’y a pas de réaction, cela signifie bien que c’est cautionné au sommet…

Le premier bataillon formé par la mission européenne de formation militaire (EUTM) devrait être envoyé à Obo, dans l’extrême sud-est, une zone qui n’a jamais été confrontée au conflit récent et placée sous contrôle américain et ougandais, qui y luttent contre les hommes de Joseph Kony. D’autres zones semblent plus en besoin… Comment expliquez-vous cette décision ?

L’armée ougandaise menace de se retirer d’Obo. Nous négocions pour qu’elle reste encore un peu, sa décision a été assez brusque. C’est dû sans doute aux tensions entre la population et les soldats ougandais [accusés de violences et d’exploitation sexuelles, d’enlèvements et de mariages forcés, NDLR]. En parallèle, l’Ouganda a d’autres crises plus graves à gérer ailleurs. Obo a toujours été marginalisé. Cela peut être l’occasion pour ce premier bataillon de faire ses armes dans une zone moins difficile.

Vous critiquez en creux la gouvernance sous Bozizé, mais vous avez participé à son gouvernement…

Je suis quelqu’un de loyal. C’était ma première expérience gouvernementale. J’aurais pu être plus utile en défendant davantage mes convictions. Tout le système était rattaché à l’homme Bozizé. On aurait pu dire non. La crise nous a permis de mûrir. Aujourd’hui, je veillerai à dire ce que je pense.

Vous comprenez les critiques autour de la formation gouvernementale, composée de nombreux anciens soutiens de Bozizé ?

D’après moi, cela n’est pas le fruit d’un calcul. Le président s’est simplement entouré de gens avec qui il avait l’habitude de travailler. Il a essayé de rassembler : plus de 10% de musulmans sont au gouvernement. D’autres instances vont être mises en place, qui vont offrir de l’espace à de nombreux fils et filles du pays.

Dorothée Thienot

Le Ministre Jean-Serge Bokassa s’attend à une franche collaboration au Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire

Bangui, avril (ACAP) - Le Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire, Jean-Serge Bokassa, a demandé à ses collaborateurs de l’aider dans la nouvelle mission que lui a confié le Premier ministre Simplice-Mathieu Sarandji, du fait de sa délicatesse, à l’occasion d’une passation de service entre lui et son prédécesseur Pierre-Chrysostome Sambia, mercredi 13 avril 2016, à Bangui.
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