Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Dabealvi.La Sentinelle en mode veille - Centrafrique M.E.R.C.I

CENTRAFRIQUE: L'homme qui ne gouverne pas son esprit est une ville en ruine, sans murailles.

30 Août 2019 , Rédigé par dabealvi.over-blog.com

 
 
LES PRÉSIDENTS AFRICAINS LES PLUS AIMÉS
Le fruit de l'Esprit: la maîtrise de soi 

Les premiers aspects du fruit de l'Esprit que sont l'amour, la joie, la paix, orientent nos pensées vers Dieu. La patience, la bienveillance, la bonté, la douceur, la fidélité sont plutôt en relation avec notre prochain. La maîtrise de soi est une force intérieure produite par le Saint Esprit qui nous permet de vivre avec sagesse et modération. Il faut cette énergie spirituelle donnée par Dieu pour “être sage par rapport au bien et sans compromis avec le mal” (Romains 16. 19).

La maîtrise de soi sera utile au croyant dans tous les domaines de sa vie: ne pas abuser de la nourriture, de la boisson, des plaisirs, etc. Mais elle est aussi cette force spirituelle qui lui permettra de ne pas céder à tout ce qui pourrait ternir son témoignage de croyant: traits de caractère, passions difficiles à contrôler et dont il souffre… Dans le vécu journalier, la maîtrise de soi, fruit de la vie nouvelle qu'il a reçue de Christ, lui permettra d'éviter bien des pièges que lui tend cette racine de péché qui est encore en lui.

La maîtrise de soi aide aussi à trouver la vraie harmonie selon Dieu entre les attentes du corps et celles de l'âme. «Voulez-vous que votre corps obéisse à votre esprit? Alors laissez votre esprit obéir à Dieu”, disait Saint Augustin. Une saine maîtrise de soi se soumet à l'autorité de Christ dans chaque domaine de la vie. Elle encadre et protège la vie du chrétien, elle n'est pas une loi qu'il s'impose. Bien au contraire: “Si nous vivons par l'Esprit, marchons aussi par l'Esprit” (Galates 5. 25).

Lire la suite

Franklin Nyamsi la révélation intellectuelle de l'Afrique noire!

24 Août 2019 , Rédigé par dabealvi.over-blog.com

Professeur agrégé, Philosophe, Ecrivain, Intellectuel engagé pour la démocratisation de l'Afrique et l'enracinement de la citoyenneté 

Comment peux t-on définir son engagement citoyen?

Je demande à être définit comme un citoyen du Monde; car je pense que la nature des transformations qui ont lieu désormais sur la planète Terre, nous exige de nous projeter du point de vue spirituel, intellectuel, social et économique, à l'échelle de ma planète et de devenir membre d'une seule nation, d'une seule citoyenneté, eh bien, de nous appeler tout simplement des "Terriens".

Je suis camerounais, ivoirien et français. L'un des combats du collectif Diasporique, c'est de défendre un plaidoyer, national et international pour la reconnaissance de la bi-nationalité, au Cameroun. Il y a selon certaines statistiques 4 millions de camerounais, à l'étranger, parmi eux, plus de 3 millions sont bi-nationaux potentiels. Le Togo, la Côte d'Ivoire, le Sénégal ont accepté le principe de la bi-nationalité de leurs concitoyens, le Cameroun, qui est un grand État d’Afrique francophone ne peux pas continuer de nier ses ressortissants bi-nationaux.

Le blog de Franklin NYAMSI WA KAMERUN

https://blogs.mediapart.fr/franklin-nyamsi/blog

 

Lire la suite

COTE D'IVOIRE: Pourquoi DJ Arafat est-il parti si tôt?

23 Août 2019 , Rédigé par dabealvi.over-blog.com

L’Évangile renverse les valeurs de ce monde : il instaure un nouvel ordre de valeurs, celui du Royaume, où le critère de la vérité est l’humilité – non devant les hommes – mais devant Dieu. Qu’est-ce que l’humilité ?
http://dabealvi.over-blog.com/2019/08/centrafrique-cet-evangile-offre-plusieurs-chemins-de-reflexion-pour-notre-vie-de-chretiens.html
 

Lire la suite

CENTRAFRIQUE: Cet évangile offre plusieurs chemins de réflexion pour notre vie de chrétiens.

23 Août 2019 , Rédigé par dabealvi.over-blog.com Publié dans #religion

 En méditant l’Evangile de ce jour, il faut se rappeler que les pharisiens étaient des gens d’une grande rectitude morale, et non des hypocrites, comme on a tendance à le croire aujourd’hui. Ils étaient même très bien considérés à l’époque. Celui que décrit Jésus est même un super-pharisien par ses jeûnes et sa générosité. Il faut également se rappeler que les publicains étaient réellement de vilains individus; non seulement collaborateurs de l’occupant romain, mais également voleurs, oppresseurs des petits, sans pitié pour les pauvres gens qu’ils n’hésitaient pas à faire vendre comme esclaves quand ils ne pouvaient pas payer les impôts qu’on leur réclamait. Ils avaient acheté leur fonction, souvent très cher, et ensuite, parce qu’ils fixaient arbitrairement le montant de l’impôt, ils se débrouillaient pour faire rapidement fortune sur le dos des gens. Voilà donc ces deux hommes qui montent au Temple pour prier. Que s’est-il donc passé pour qu’à la fin de leur prière, seul le publicain soit justifié et désigné comme exemple par Jésus ? Simplement un tout petit mot qu’il n’a pas dit et que, par contre, on trouve dans la bouche du pharisien : le mot “comme ». “Je te rends grâce, dit le pharisien, parce que je ne suis pas comme les autres hommes. » Disant ce mot, il se met à part, et pire, il se compare aux autres, à son avantage, naturellement. Voilà la racine de son péché.
Se comparer aux autres ne peut qu’engendrer en nous une foule d’attitudes négatives, de l’autosatisfaction "Dieu merci, je ne suis pas comme les autres" à la dépression "Je ne suis bon à rien". L’orgueil engendre le mépris des autres, et l’envie engendre la jalousie. Ne croyez-vous pas que là réside tout le malheur de l’homme. Et cela est valable non seulement pour les individus, mais pour tous les groupes humains : nations ou classes sociales.Nous voici une fois de plus invités à faire la vérité en nous. Ce qui permet au publicain d’être justifié, c’est qu’il se situe dans la vérité de son existence : il ne peut pas mentir à Dieu, il ne va donc pas se mentir à lui-même. Il est réellement un pécheur. Et il le reconnaît. Plus même, il demande pitié à Dieu.
Et il est exaucé. Le malheur du pharisien, c’est de mettre sa confiance uniquement en lui, en ses actes. Au fond, il n’a pas besoin de Dieu ni de personne. Il est seul. C’est tout juste s’il ne demande pas à Dieu de l’admirer. Faire la vérité en nous pour être justifiés, cela exige de mettre sa confiance en Dieu et non plus uniquement en nous : voilà la leçon de foi que nous donne le publicain.

Cet évangile offre plusieurs chemins de réflexion pour notre vie de chrétiens. Le premier oppose l’orgueil à l’humilité : l’orgueil du pharisien qui se gonfle de ses bonnes actions, de son exacte observance de la Loi, et l’humilité de cet homme qui reconnaît sa faiblesse et sa faute. Un autre aspect de cet évangile, c’est le regard sur l’autre : “Je ne suis pas comme les autres hommes... ou encore comme ce publicain”, regard qui juge et qui méprise sans connaître la réalité du cœur. Enfin un troisième aspect ressort de cet évangile : c’est l’effort de vérité sur soi-même auquel Jésus attribue le nom de “juste” “Quand ce dernier rentra chez lui, c’est lui, je vous le déclare, qui était devenu juste, et non pas l’autre”. Ces trois aspects de l’évangile interrogent notre propre façon de vivre comme chrétiens. D’abord l’humilité. On dit souvent que l’humilité, c’est la vérité. Il ne s’agit pas de se déprécier, d’ignorer les qualités et les talents que nous avons reçus, il convient de les reconnaître en remerciant Dieu des dons qui nous ont été faits. Mais l’humilité demande également de reconnaître notre faiblesse. Celle-ci est sans doute moins ce que nous faisons que ce que nous ne faisons pas. Un poète dont je ne me souvient le nom a eu cette magnifique parole : “L’amour qui me manque, c’est celui que je n’ai pas su donner”. Reconnaître la distance entre l’exigence de l’évangile et la réalité de notre existence, la reconnaître dans la paix nous place dans la situation du publicain de l’évangile. Le second point est le regard porté sur l’autre. Nous avons souvent tendance à nous comparer aux autres soit pour nous vanter, soit à l’inverse pour les envier. Nous avons tendance à nous situer dans une autre catégorie que ces gens dont la vie nous semble bien médiocre, sans idéal ou sans valeur, attachés à des biens illusoires, incapables de mener une vie soi-disant correcte. Certes souvent nous en remercions le Seigneur, mais en gardant ce sentiment de supériorité ou en tout cas d’incompréhension. À l’inverse, nous avons parfois des regards d’envie sur ce que possèdent les autres et dont nous sommes dépourvus. Dans un livre sur les péchés capitaux, il est écrit que le péché le plus grave était moins le péché d’orgueil que l’envie car plus ou moins consciemment, l’envie veut la mort de l’autre ; elle ajoutait que l’envie était le seul péché qui ne donnait pas de plaisir. Jésus nous a souvent mis en garde contre la tentation de se comparer aux autres. Rappelons-nous l’évangile de Marthe et Marie où nous voyons Marthe se comparer à sa sœur qui ne fait rien alors qu’elle s’active à préparer le repas. Jésus nous a dit avec force : “Ne jugez pas afin de n’être pas jugés”

Enfin il est un troisième aspect important dans cet évangile, c’est la parole de Jésus qui conclut la parabole : la publicain est reparti chez lui “justifié” et non pas l’autre. En quoi la publicain était-il “justifié” en repartant chez lui ? Pour comprendre, nous pouvons utiliser un autre mot très proche, le mot “être ajusté”. On peut dire que le publicain était “ajusté” à Dieu dans sa prière. Le pharisien certes s’adressait à Dieu, mais il était centré sur lui-même, c’est lui et non pas Dieu qui l’intéressait, il n’était pas ajusté à Dieu. On est ajusté à Dieu dans la mesure où nous essayons d’être vrais devant lui, dans la confiance. C’est l’effort de vérité sur soi-même qui met de la transparence dans notre vie, une transparence où nous laissons Dieu être Dieu en nous-mêmes. La pauvreté intérieure du publicain laissait la place à Dieu, sa pauvreté l’ajustait à Dieu qui est un Dieu de miséricorde et d’amour particulièrement pour les plus faibles. C’est pourquoi, Jésus nous dit qu’il est reparti chez lui justifié. Comme le pharisien et le publicain, nous sommes venu pour prier Dieu et le Christ Jésus. Après cette Messe, comment allons-nous repartir chez nous ? Serons-nous justifiés ? Essayons d’être devant Dieu et devant les autres avec cette transparence du cœur qui ne met pas d’obstacle à la rencontre et qui nous situe en vérité devant Dieu, nous ajuste à Dieu.. Nous la connaissons tous cette parabole, sorte de lieu commun du christianisme, aussi célèbre qu’actuelle : l’hypocrisie religieuse, la tartufferie triomphante, ne sont pas mortes ; bien des personnes se sont éloignées de la religion pour cette raison. Pourtant, un pharisien, avant de devenir l’image négative de l’orgueil spirituel, est, dans la tradition juive, le gardien de la tradition, l’élite spirituelle de référence, notamment à l’époque de la vie terrestre du Fils de Dieu. De nombreux pharisiens ont reconnu en Jésus le Messie et le Fils de Dieu : Nicodème, Simon le Pharisien, Simon de Cyrène, saint Paul… Et, parce qu’ils représentent le meilleur de l’orthodoxie juive, ils sont mis par le Seigneur devant leur responsabilité. Quant au publicain, tout le monde sait qu’il est le pire de cette société, le traître, le collaborateur de l’occupant romain. Dans cette catégorie honnie, Jésus a trouvé également des disciples : Zachée, ou Matthieu le collecteur d’impôts de Capharnaüm… Jésus Christ ne fait pas de différence entre les pauvres et les riches, les dignes et les indignes, les pécheurs et les justes. Le Fils de Dieu et Fils de l’Homme, est l’image parfaite du Père qui fait ruisseler sa miséricorde sur les uns et sur les autres, en magnifique Soleil de miséricorde. Cela ne justifie ni le traître ni l’hypocrite : mais, l’un et l’autre sont aimés et appelés au Salut. En dénonçant l’orgueil spirituel, le Seigneur veut sauver l’orgueilleux et lui ouvrir miséricordieusement les yeux ; en regardant avec amour le traître, Il l’invite au repentir. Nous ne disons pas que tous seront sauvés ; nous disons que tous peuvent être sauvés, s’ils écoutent la voix de leur Seigneur miséricordieux. Nous tous – tartuffe ou judas – pouvons être sauvés par le repentir. Le message du carême pascal est un immense espoir : qui que je sois, le Christ est là pour moi. Il est là, non pour des justes, des pécheurs, des pharisiens ou des publicains ; Il est là pour des toutes personnes qui cherche Dieu,  la parabole nous dit : « deux personnes montèrent au Temple pour y prier ». Dieu s’intéresse aux personnes, parce qu’Il s’intéresse au sceau de son image personnelle présente en tout homme. Le message pascal est orienté vers l’émergence de la personne humaine, transcendant les vertus et les vices : la personne est elle-même, et le Seigneur se reconnaît en elle comme en son image. Et le repentir opère la distinction entre le pécheur et le péché, entre la personne et ce qu’elle a pu penser, dire ou faire. Mais l’émergence de la personne – grande révolution opérée par le Fils de Dieu – suppose une autre subversion.

Le Christ, avec sa pédagogie habituelle, choisit d’abaisser celui qui est justement élevé – le Pharisien – et d’élever celui qui est à juste titre méprisé. Ce renversement, ou cette remise à niveau des valeurs, caractérise la méthode évangélique. La Mère de Dieu le chante : « Il a dispersé ceux qui s’élevaient dans les pensées de leur cœur. Il a renversé les puissants de leur trône et Il a élevé les petits ». Ceux qui sont à juste titre respectés sont déstabilisés ; ceux qui sont à juste titre méprisés – et il y en a dans l’Évangile – sont honorés. L’Évangile renverse les valeurs de ce monde : il instaure un nouvel ordre de valeurs, celui du Royaume, où le critère de la vérité est l’humilité – non devant les hommes – mais devant Dieu. Qu’est-ce que l’humilité ? – pour les anges et pour les hommes, reconnaître – suprême philosophie et sagesse ! – que seul le Seigneur est Seigneur.Le Royaume est la connaissance qu’il n’est d’autre roi que le Roi, et d’autre royauté que la sienne. La seigneurie de Dieu est exclusive ; elle est incommensurable à toute autre valeur ; et les anges des hiérarchies supérieures le savent, qui le glorifient inlassablement comme seul Seigneur et Roi : « Saint ! Saint ! Saint ! Seigneur des armées angéliques ! » Le grand Carême est la voie de l’humilité, du charisme émerveillé de glorifier Dieu, sa sagesse, sa compassion, son amour, la justesse de ses jugements ! Or, là où est l’humilité, là est la personne. Alors nous entendrons la même parole que celle de Jésus au publicain : tu repartiras dans sa maison, justifié

 

Lire la suite

CENTRAFRIQUE TABASKI : LE MOUTON SE VEND À 150 000 FCFA

11 Août 2019 , Rédigé par dabealvi.over-blog.com

A la veille de la fête de l’Aid El Kebir, le marché de Bocanda n’est pas encore approvisionné en mouton. La  se fera t-elle sans mouton là-bas?
L’Imam de la deuxième mosquée de Bocanda, El hadj Samanké Abdoulaye, a confié l’information à la presse ce vendredi. Il soutien que les musulmans de cette localité qui s’apprêtent à fêter la Tabaski, dimanche, éprouvent d’énormes difficultés pour avoir un bélier parce que ces bêtes sont rares sur le marché local.

A LIRE AUSSI: Tabaski 2019 Côte d’Ivoire: tous les moutons n’ont pas le même prix

“Les fidèles musulmans préparent cette fête du partage spirituellement, dans la foi et dans la joie. Malheureusement, le mouton qu’ils doivent immoler ce jour-là, pour manifester leur foi, en mémoire de l’acte d’Abraham, n’est pas disponible sur notre marché. Bocanda est différent des autres localités. Ailleurs, des commerçants approvisionnent les marchés”, a expliqué le guide religieux.

« LE MOUTON SE VEND À 150 000 FCFA »

Imam El hadj Samanké Abdoulaye

Face à cette situation, le prix de la bête revient cher. “Chez nous, chacun se débrouille pour avoir son mouton. Un animal qu’on peut acheter à 80.000 FCFA à Abidjan ou à Bouaké se vend à 150.000 FCFA à Bocanda, ce qui n’est pas à la portée de toutes les bourses”, a-t-il déploré.

L’Imam a souhaité donc que des opérateurs économiques pensent à l’approvisionnement du marché de Bocanda en bétail pour faciliter la tâche aux musulmans en cette période où la demande est très forte.

A l’instar de la communauté musulmane du monde entier, celle du Niger s’apprête à commémorer dans quelques jours le sacrifice d’Abraham ou l’Aïd El Kebir. Niamey la capitale vibre au rythme de l’ambiance de la fête. Les grands marchés à bétail sont les lieux les plus fréquentés. Chaque père de famille se bat afin de se procurer le précieux bélier proportionnellement à sa bourse. Les grandes artères de la ville sont aussi de plus en plus envahies par des marchands ambulants et d’autres revendeurs de circonstance. Chacun s’active pour tirer son épingle du jeu.

Le marché à bétail de Tourakou est réputé à Niamey dans la commercialisation des animaux. C’est un cadre approprié pour s’offrir un bélier. Les moutons sont disponibles et on en trouve pour toutes les bourses. Chacun peut avoir proportionnellement à sa disponibilité financière du fait que le marché est animé par des revendeurs qui se ravitaillent à partir des villages environnants.

Assis sous le hangar devant ses animaux, M. Boubé attendait impatiemment ses clients. C’est une activité qu’il exerce depuis des années. Selon lui, il reçoit beaucoup de ses fidèles clients à l’approche de la fête. Il a précisé que les prix des animaux varient d’un marché à un autre. En effet, malgré l’engouement que suscitent la vente et la commercialisation des béliers, Boubé rassure ses clients en leur proposant des prix raisonnables.

Parlant de l’achat de ses animaux, il a noté qu’il se ravitaille à partir des marchés hebdomadaires de Balleyera, Kargui Bangou, Manguaïzé, Abala et Téra. Le coût de transport est en fonction de la distance et la praticabilité de la route. Il faut préciser que le coût de transport a légèrement augmenté à cause de la fête. Le mouton qui était transporté à 1.000 FCFA, est aujourd’hui transporté à 1500F voire plus. M. Boubé a confié que la flambée des prix des animaux s’explique par les dépenses que les propriétaires des animaux consentent à travers le coût d’embouche qui est énorme. Il a, à cet effet, mentionné que le bélier qui a plus de sept à neuf mois d’embouche, le coût de son entretien est exorbitant. C’est ce qui fait que même aux villages les moutons sont chers. Il a par ailleurs noté que les plus bas prix des béliers oscillent entre 55.000FCFA, 60.000FCFA, et 70.000FCFA. Pour les moutons moyens les prix varient entre 80.000FCFA, 90.000FCFA, et 100.000FCFA, etc, tandis que les prix des gros moutons fluctuent entre 150.000FCFA à 400.000FCFA. M. Boubé a expliqué qu’il se contente de peu de bénéfice par tête vendue soit 5.000FCFA à 10.000FCFA. Il faut tout faire pour écouler ses produits avant la fête afin d’éviter la mévente qui peut engendrer des pertes énormes. « C’est pourquoi je ne fixe pas des prix élevés à mes clients » a-t-il dit. Parlant de la hausse des prix, il a expliqué que le bélier qui coûtait 70.000FCFA, peut aujourd’hui coûter 100.000FCFA, et quant à un mouton de 100.000 FCFA, il peut se vendre à 150.000FCFA. Notons aussi qu’il y a des clients qui s’intéressent aux chèvres, aux cabris, et aux boucs. Pour ce qui est des cabris, une bête grasse peut se vendre 80.000FCFA à 85.000FCFA. S’agissant des chèvres les prix varient de 35.000FCFA à 100.000FCFA. Pour le bouc, le prix fluctue entre 20.000FCFA à 100.000.

Pour ce qui est de l’affluence autour des moutons, elle est pour l’instant faible parce que certains vendeurs peuvent faire deux à trois jours sans vendre une seule bête.

Au marché à bétail de la commune 5, l’ambiance bat son plein. Les moutons sont en train d’être dechargés de camions, de charrettes, à motos et à pied. Selon Oumarou, les marchés les plus visités par les commerçants sont entre autres les marchés d’Aholé, Alambaré, Torodi, Doutchi. Il a confié qu’en termes d’accessibilité et d’abondance des prix, les marchés de l’Est sont plus abordables que ceux de l’Ouest.

Parlant des prix, il a expliqué que les clients sont en train de tergiverser pour rien au regard de la disponibilité des béliers sur le marché et des prix qui sont proposés par les commerçants. M. Oumarou, dit que le prix est proportion du besoin exprimé par le client. S’agissant de frais des transports, il a indiqué qu’un mouton se transporte à partir de Torodi à 1.500FCFA, tandis que le coût à partir d’Ahole est de 2.500FCFA. Il a par ailleurs précisé que même s’il y a une flambée des prix, elle est encore insignifiante. Jusque-là les commerçants continuent à attendre la clientèle qui tarde à venir. On observe à moins d’une semaine de la fête, une faible affluence autour des moutons. C’est à peine qu’un commerçant arrive à écouler 5 à 6 moutons par jour. Les petits moutons coûtent entre 50.000FCA à 70.000FCFA, tandis que les moyens peuvent atteindre 100.000FCFA à 120.000FCFA

Pour sa part, M. Mahamadou Kato qui est également un des locataires du marché à bétail de Harobanda, a exposé ses bêtes juste à l’entrée principale du marché qu’il vient de ramener des villages. Il a dit avoir acheté en brousse un mouton à 142.000FCFA qu’il compte revendre à 152.000FCFA afin d’engranger un bénéfice de 10.000FCFA. Selon lui, plus les prix des moutons montent, plus les prix des bœufs baissent. Il a expliqué qu’il y a des ONG qui achètent plus de 50 têtes de bœufs, ou des personnalités qui achètent des dizaines de moutons. La situation peut évoluer d’un instant à l’autre et le prix peut augmenter de manière significative. Par ailleurs il a souligné que le prix le plus bas du bouc est de 20.000FCFA à 22.000FCFA.

Concernant le marché de Talladjé, il y a une forte abondance des moutons gras, ce qui explique la faible affluence de la clientèle, a indiqué M. Yacouba Hamidou délégué dudit marché. Il a noté que chaque semaine, le prix des béliers monte. A titre d’exemple un mouton qui se vendait à 80.000FCFA peut coûter aujourd’hui 90.000FCFA à 95.000FCFA. Il a confié qu’il s’approvisionne en bétail au niveau de Diffa, Zinder, Maradi, bref toutes les régions du pays. Le transport de bélier en provenance de Diffa à Niamey s’élève à environ 5.000FCFA du fait que l’animal transite d’abord par Zinder. A cet effet, le transport de chaque tête de bétail de Diffa à Zinder coûte 1.500FCFA, et Zinder-Niamey 3.000FCFA voire 3.500FC. Il serait difficile pour l’instant dire si les moutons seront chers. Connaissant l’environnement dans lequel il évolue depuis des années, M. Kato estime que la cherté des animaux est déterminante la veille de la fête. Pour le moment les clients moyens achètent des moutons de 80.000FCFA à 100.000FCFA. Ce n’est pas tout le monde qui peut s’offrir un mouton à 200.000FCFA voire plus dit-il rappelant qu’une année, c’est aux environs de 16 heures que les prix ont monté de manière exponentielle. Il y a aussi des années où les prix ont commencé à grimper dès le matin. Il se souvient encore d’une année où les prix ont drastiquement chuté à quelques heures de la fête. Ajoutons aussi que la municipalité profite de l’ambiance autour de la commercialisation en vue de percevoir des taxes qui lui permettront de revaloriser ses recettes. Le prix d’entrée de chaque tête de bétail est de 150FCFA, tandis que la sortie est à 200FCFA faisant un total de 350FCFA. Quant aux spéculateurs, ils se frottent les mains espérant améliorer leurs chiffres d’affaires. Ils circulent de ville en ville avec les moutons afin de monter les enchères.

Par Laouali Souleymane (onep)

10 août 2019 
Source : http://www.lesahel.org/

 

Lire la suite

Comment accélérer l'émergence de l'Afrique francophone

9 Août 2019 , Rédigé par dabealvi.over-blog.com

Aujourd'hui, en dépit de plans nationaux aux noms ronflants, aucun pays d'Afrique francophone ne peut être considéré comme émergent.

Du Mali au Madagascar en passant par le Gabon, les 31 pays d’Afrique francophone désirent et sont tous unanimes sur un seul vocable: l’émergence. Pour autant, chacun de ces pays exhibe des spécificités diverses tant au niveau des ressources naturelles que sur les cultures ancestrales. Pour tenir compte de cette immense diversité, on pourrait sans équivoque définir l’émergence comme une impulsion quantitative et qualitative de grande envergure, s’établissant à long terme dans une phase de transition entre les pays «appauvris» et les pays développés. Pour atteindre cette phase, de nombreux indicateurs économiques et sociaux doivent être pris en compte dans la détermination des modèles macroéconomiques. Cela n’est pas le cas dans la grande majorité des pays d’Afrique francophone, par exemple la démographie qui est un élément extrêmement significatif n’est pas pris en compte dans la détermination de la croissance économique.

Au regard de ce qui vient d’être souligné, les Etats doivent mener de profondes transformations structurelles tant sur les aspects politico-économique, sociaux, et sécuritaires. Mais avant, l’attention doit être portée sur la fébrilité de l’Africain lui-même à quémander avec insistance auprès de l’occident.

L’Africain est désemparé entre l'Aide publique au développement (APD) et la capacité de s’outrepasser lui-même.

 

Le besoin d'une croissance endogène

 

Le continent doit cesser de quémander avec insistance auprès de l’Occident, elle doit se prendre en charge elle-même en faisant usage de ses propres ressources naturelles et humaines. Il est important de rappeler chaque citoyen africain, qu’aucun pays ne s’est développé via l’extérieur. Nous devons stopper l’hémorragie causée par les investissements directs étrangers (IDE) et l’aide publique au développement (APD), qui sont des cadeaux empoisonnés en provenance des institutions de Bretton Woods (FMI et Banque Mondiale). L’exemple le plus stupéfiant comme dans d’autres pays d’Afrique francophone est celui du Mali, plus de 80% des investissements réalisés par le gouvernement malien est issu des APD.

De même, les transferts financiers des migrants qui représentent des montants colossaux ne peuvent être la locomotrice du développement d’un pays. Nous avons besoin de mobiliser nos propres ressources internes en utilisant non pas des stratégies importées mais celles crées de nos propres réflexions. Il est également crucial de mentionner que les IDE, les APD, ainsi que les transferts des étrangers représentent environ 2,5 fois le montant des capitaux privés investis par les africains eux-mêmes sur le continent. Pour ce qui concerne les pays les plus «appauvris» comme c’est le cas dans la zone Afrique francophobe, l’aide étrangère continue d’assurer une part substantielle des dépenses budgétaires. Il est temps que ces pays réfléchissent sérieusement sur leur niveau de développement et travailler dans l’unité.

Ainsi, le profit tiré de l’exploitation des ressources naturelles est intégralement expatrié vers l’étranger. Cela est inacceptable d’autant plus que ces flux transférés vers d’autres pays et très souvent ceux de l’occident, représentaient ces quinze dernières années l’équivalent des APD dans la zone Afrique francophone. Ce qui signifie que les APD sont automatiquement retournées aux propriétaires d’une manière indirecte grâce aux activités des filiales des multinationales ou organisations internationales avant-coureurs de ces masses de fonds.

Diviser par cinq le nombre de pauvres

A cet égard, si les pays d’Afrique francophone veulent prendre leur indépendance et être autonome, il est inéluctable de reformer les systèmes fiscaux et d’interpeller simultanément les gouverneurs des banques centrales. Ils doivent prendre conscience et lancer sans tarder le processus de mobilisation des ressources financières dont disposent les pays d’Afrique francophone (essentiellement dans la zone Franc CFA) au sein de la banque centrale française. Ces centaines de milliards de dollars de réserves qui sommeillent dans les institutions françaises appartiennent aux africains. Ces devises pourront financer de nouveaux projets et contribuer pleinement à l’atteinte de l’émergence tant souhaité par les pays d’Afrique francophone.

Bien évidemment ces quelques réalités ne sont pas immaculées mais elles permettent de rappeler l’envergure du défi que se sont s’attelés les 54 Etats membres de l’Union Africaine (l’UA) en adoptant l’agenda 2030 pour l’émergence. Ce plan de développement pour les quatorze prochaines années à venir se fixe pour ambition de diviser par cinq le nombre de pauvres et permettant l’accès d’une grande majorité des africains à la classe moyenne.

Bamako, Mali. Crédit photo: LenDog64 via Flick. CC BY-ND 2.0

L’Afrique doit fabriquer son propre bazin

Si l’Afrique regorge éperdument de ressources inestimables, de matières premières non transformées, personne n’est dubitatif sur le fait que l’industrialisation doit être fondée sur la transformation de ces mêmes produits pour la quête de l’émergence. Pourtant,  jusque là aucun pays d’Afrique francophone ne peut se dire émergent, c’est un paradoxe. Entre l’or du Mali, le pétrole du Gabon, ou encore la riziculture du Madagascar, les économies sont déséquilibrées avec très peu de diversification. Il faut donc agir rapidement sur l’industrie, parent pauvre de la croissance dans la majeure partie de l’Afrique francophone: elle exige des transformations structurelles urgentes dans les secteurs stratégiques comme l’agriculture. Il s’agit de passer de l’agriculture de subsistance à l’agriculture moderne et auto-suffisante. La convergence vers les nouvelles technologies de l’information et de la communication, et les formations techniques et professionnelles sont des pistes prioritaires. Exemple frappant, le «bazin» qui est un tissu damassé et très porté dans la zone Afrique francophone, n’est aucunement fabriqué par les africains eux-mêmes - il est importé de l’Allemagne.

 

Par conséquent, le secteur de l’industrie manque toujours de vigueur dans les pays d’Afrique francophone dont le poids dans les exportations mondiales n’a cessé de régresser depuis les années soixante-dix. Celles-ci, dominées par les matières premières, sont assujetties aux vicissitudes des cours internationaux. Dans ce contexte, une grande majorité des Etats  considère dorénavant l’industrialisation  comme facteur imparable exaltant une véritable transformation de leurs économies. L’exemple d’un pays comme le Rwanda à travers son concept de «Made in Africa» dont les grandes hypothèses sont essentiellement empruntées au cas chinois, incite à prouver que le chemin reste accessible pour les pays «appauvris».

Dans cette lancée, la Côte d’Ivoire émergente d’ici 2020 tout comme dans le Plan Sénégal Emergent (PSE) à l’horizon 2020, l’industrialisation de l’économie doit être le moteur de l’émergence. Même si l’Etat malien va sans doute augmenté à 15% le poids du budget national attribué au renforcement du secteur industriel, ce dernier reste toutefois vulnérable aux chocs exogènes.

«Made in Africa»

Ainsi, comme dans les autres pays d’Afrique francophone, la faiblesse des infrastructures, et les coûts liés à l’énergie et le transport constituent des freins significatifs à l’émergence tant rêvée par les Africains. Il est nécessaire de revoir à la hausse les taux de Formation brute de capital fixe dans l’optique de dépasser durablement 30 % du PIB, contre environ 20% actuellement. Cela signifie que les financements dans l’industrie doivent davantage concerner à la fois les moyens de communication, mais aussi l’énergie et les secteurs productifs, et reposent donc sur l’État tout comme le secteur privé.

Enfin, dans ce contexte d’industrialisation le développement du capital humain est une condition sine qua non pour aviver le niveau de l’éducation d’une plus grande majorité des africains. Pour cela, il faut renforcer les formations professionnelles adaptées et cohérentes, chaque gouvernement dans la zone Afrique francophones doit prendre ses responsabilités en mettant en place par exemple des structures dédiées à l’insertion des jeunes intellectuels sur le continent mais aussi la diaspora, qui sont l’avenir du continent. Il en découlera une main d’oeuvre de qualité dont l’économie a éperdument besoin. 

Cependant, ces transformations économiques ne donneront leur plein effet que si elles sont associées à des institutions fortes dans un contexte de stabilité politique.

L’Afrique a besoin d’institutions solides

Lors d’une visite en Afrique pendant son premier mandat, Barack Obama a déclaré: «L’Afrique n’a pas besoin d'hommes forts, mais d’institutions solides». Il appartient aux Africains eux-mêmes de prendre à bras le corps leur destin s’ils veulent se positionner dans l’octave entre les pays «appauvris» et les pays développés. Les dirigeants africains doivent enfin acquiescer qu’aucune nation n’a atteint la phase d’émergence sans un moment donné pensé de manière collective. C’est le moins que l’on puisse dire. Nous ne cesserons aucunement de répéter qu’il est primordial de réfléchir dans l’unité, qu’il y a urgence de penser au développement du continent, qu’il est impératif pour chaque africain quel que soit sa catégorie socio-professionnelle d’apporter sa pierre à l’édifice. Il en découle une responsabilité partagée des uns et des autres pour une Afrique francophone qui se veut émergente.

Certes, le rôle des Etats à travers leurs dirigeants sera toujours pointé du bout du spectre. Puisque la bonne gouvernance conditionne des institutions stables et solides. La lutte contre la corruption à travers la création d’une structure totalement indépendante et autonome qui s’autofinancera grâce aux fonds perçus des corrupteurs. Dans ce contexte, il y aura moins de corruptions, c’est déjà un grand pas vers l’aune de l’émergence. Si la majorité des dirigeants cesse de percevoir des pots de vin, si la police ne peut plus se faire acheter par quelques billets, et si le diplôme devient inaccessible au trafic d’influence, nos institutions seraient solides dans la stabilité et dans la durée.

Somme toute, le chemin vers l’émergence reste épineux mais atteignable toutefois dans un contexte de nébulosité des différents pays d’Afrique francophone. Ainsi, Il est temps que l’Africain arrête de quémander avec insistance auprès de l’Occident, afin d’utiliser ses propres ressources naturelles pour l’autonomie intégrale. Ainsi, une forte amélioration de la productivité de chaque facteur de production est en effet nécessaire pour que le nouvel appareil économique construit soit compétitif dans une concurrence internationale de plus en plus ouverte. Ceci implique pour les pays d’Afrique francophone une forte mobilisation des ressources internes, le développement de la recherche et l’innovation, et une volonté d’acquérir les nouvelles technologies de l’information et de la communication. C’est donc au prix de profondes reformes structurelles que nous arriverons à atteindre progressivement l’émergence dans la solidité et la stabilité de nos institutions.  

                                          ***************

Par Amadou Syconsultant en Diagnostic économique et financier, membre du Centre d’études et de réflexion du Mali (CERM), membre de l’Association des jeunes pour les Nations Unies à Genève (AJNU), et membre de l’Union pour la fédéralitude en Afrique (UFA).

Contactez le sur amadouusyy@gmail.com

Lire la suite

Centrafrique:Le gouvernement annonce un semestre de rationnement du courant électrique. C'est inadmissible!...

8 Août 2019 , Rédigé par dabealvi.over-blog.com

 Le ministre centrafricain des Mines et de la Géologie, Léopold Mboli Fatran, a annoncé, dans une déclaration sur les ondes de la radiodiffusion nationale mercredi 7 août à Bangui, le rationnement du courant électrique à travers un programme systématique de délestage de six mois, entre septembre 2019 et février 2020 prochain.

M. Mboli Fatran a indiqué que le désagrément de longue durée qui résultera de cette initiative sera la conséquence du retrait de l’exploitation de l’usine hydroélectrique de Boali II, construite grâce à la coopération avec l’ex-Yougoslavie et mis en service depuis 1976 sans subir des travaux sérieux de remise à niveau. 
  
L’objectif recherché, à la fin des travaux, d’après M. Mboli Fatran, est d’augmenter la capacité de fourniture du courant électrique par cette usine, qui devra passer de 10 mégawatts à 20 mégawatts. Il s’agit, selon ses explications, de mettre en service la seconde conduite forcée d’eau. 
  
Dans le souci de réduire les désagréments et répondre aux besoins des habitants de la capitale centrafricaine en courant électrique, M. Mboli Fatran a indiqué que la société nationale de production et de distribution de courant électrique se servira de ses centrales thermiques. 
  
Les travaux d’aménagement de Boali II, annoncés par le ministre Mboli Fatran, avaient été lancés par le président Faustin-Archange Touadéra le 15 mars dernier dans la localité de Boali (95 km au nord-ouest Bangui). Il s’agit d’un programme financé par la Banque africaine de développement (BAD) à hauteur de 23 milliards de francs CFA. 
  
Avec cette annonce, des inquiétudes se sont amplifiées au sein de l’opinion et surtout des opérateurs économiques. Sans cet évènement d’arrêt de l’usine de Boali II, les programmes de délestage ne sont guère reluisants. Suivant les secteurs, le courant électrique est fourni en principe de 13 heures à 21 heures, le premier jour, puis de 21 heures à 13 heures, le jour suivant. 
  
Mais, très souvent, ce principe de distribution n’est pas respectée à la lettre, puisque le courant peut être coupé de façon anticipée. Sa fourniture peut également être interrompue pendant des mois si un transformateur est endommagé.

Lire la suite

Centrafrique:la Police Centrafricaine se professionnalise

8 Août 2019 , Rédigé par dabealvi.over-blog.com

 
Les élèves policiers – gardiens de la paix – lors de l’inauguration de l’Ecole Nationale de Police par le Président Faustin Archange Touadéra, le 17 juillet 2018.

Plus de 130 policiers ressortissants de plusieurs académies de police du Maroc, de la Libye, de la RD Congo et de l’Ecole Nationale de Police de Bangui ont reçu lundi 5 août 2019 des certificats de fin de formation après plusieurs mois. Le Chef de l’Etat, Faustin Archange Touadéra, qui a présidé la cérémonie, a insisté sur le respect des règles de l’art.

« Aujourd’hui, vous recevez ces parchemins qui consacrent votre entrée dans un corps. Je vous exhorte à cesser avec les vieilles pratiques qui consistent à confisquer illégalement les biens du citoyen ou à détourner les pièces à conviction dans les procédures, à laisser entrer sur le territoire des individus mal intentionnés moyennant des pots de vin », a insisté le Président Touadéra pour qui cette sortie concrétise la restructuration des forces de défense et de sécurité.

Ces policiers ont été formés dans le renseignement, la police des frontières et le maintien de l’ordre.

« Nous avons 12 ressortissants de l’académie de police de la Libye, 50 de la République démocratique du Congo et 20 du Maroc » mais aussi « 54 officiers de police judiciaire formés à l’Ecole Nationale de Police à Bangui », a indiqué Wanzé-Linguissara, ministre de la sécurité publique.

Une satisfaction pour Modeste Ménzéwana qui vient d’intégrer le corps des policiers. »Nous avons acquis beaucoup de choses qui vont nous permettre de servir le pays », a précisé le nouvel officier de police.  

Le département de la sécurité publique compte pérenniser cette initiative au profit des forces de sécurité et de défense dans d’autres domaines. Cette sortie intervient aussi dans le contexte de la réforme du secteur de sécurité (RSS).

Lire la suite

BB MATOU, le Guide. digne fils de Centrafrique

1 Août 2019 , Rédigé par dabealvi.over-blog.com Publié dans #musique

De son vrai nom, Mathurin KOYABADE est un chanteur Centrafricain qui évolue en France depuis quelques années. BB Matou est né le 8 novembre 1968 à M’baïki dans la préfecture de la Lobaye, région du sud de la Centrafrique. Baigné dans la musique dès son enfance et surtout dans le  « Mogbaté » un genre traditionnel et populaire de la Lobaye appelé également  « Montè-Nguènè » , le chanteur monte avec des copains de M’baïki  « Atanda Soukali » une jeune formation musicale où il se fait remarquer.

A l’âge de 15 ans, BB Matou part pour poursuivre ses études à Bangui distant de 104 km où son père, alors Instituteur est affecté. Au quartier Kpètènè à Bangui où il habite, BB Matou rencontre des copains chanteurs et continue la musique avec eux.

En 1984, le jeune chanteur tourne le dos à l’école pour devenir chanteur. Cela n’a pas été facile du fait que le métier de chanteur ou musicien est assimilé par de nombreux parents Africains en général et Centrafricains en particulier au voyoutisme, souvent facteur d’échec scolaire.Ainsi le combat devient difficile pour BB Matou qui doit se forger une carrière musicale dans un pays où l’art n’a que peu de considération.

L’avènement Zokéla dans les années 80 permet à l’artiste de se faire connaître du public Centrafricain. Aussi, Ses talents d’excellent chanteur et de danseur lui permettent d’avoir désormais la convoitise des groupes locaux. Ainsi, il intègre dans les années 90 tour à tour Canon Star, Cool Star, Super Star et Ndaï–Ndaï.

Avec une certaine expérience acquise, BB Matou monte son groupe baptisé Génération Plus, formation au sein de laquelle il fait un tabac avec l’album  « Carte Jaune » en l’an 2000. Puis la vedette décide de mener une carrière en solo et débarque à Paris où il évolue parallèlement au sein du groupe Centrafricain Canon Starsjusqu’en 2004.

BB Matou intègre Makémbé de Géo Féré qui renaît de ses cendres depuis le 09 octobre 2004 tout en continuant sa carrière en solo.Le chanteur Centrafricain effectue plusieurs séjours à Bangui pour se ressourcer et où il rencontre à chaque fois un grand succès auprès des 
compatriotes. Après avoir fait les pluies et les beaux temps de Canon Stars comme chanteur ténor et de charme, son départ de ce groupe va laisser sans doute un vide difficile à combler.

BB Matou a aussi la particularité d’animer lors des concerts de Canon des chansons traditionnelles de la Centrafrique profonde en visitant le « Montè- Nguènè » de son « M’baïki en Fleur » en passant par le « Gbadouma » de Mobaye et de Limassa. Aussi, la disparition de Bovick Gazouléma le meilleur chanteur et compositeur de Canon Star a causé un grand tord à cette formation Centrafricaine.

Enfin, BB Matou au meilleur de sa forme fait une tournée à Bangui avec la chanteuse Congolaise Yondo Sisteravant d’entrer au studio pour nous élaborer un album avec une couleur de  « Montè-Nguènè » occidentalisé. Son départ de Canon est une occasion donnée qui provoque une fausse note entre lui et Aby Ngomatéké le chef de cette formation, conflit dont certains compatriotes plutôt que d’abaisser la tension naissance, jettent de l’huile sur le feu afin d’envenimer leurs relations.

Lire la suite

Jésus est mon sauveur : Centrafrique Musique Chantal Bobo - Zia mbi na mo

1 Août 2019 , Rédigé par dabealvi.over-blog.com

Le flatteur est aussi vieux que l’Église elle-même. Comme les faux prophètes à l’époque de Jérémie, les pasteur des églises dite de réveil et des milliers d’autres comme eux disent: « “Paix! paix!” et il n’y a point de paix ».

Le spéculateur

Enfin, le spéculateur est celui qui est obsédé par la nouveauté, l’originalité ou la spéculation. L’auteur de l’épître aux Hébreux a averti son Église à propos de ces « doctrines étrangères« , tandis que Paul a dit à Timothée de protéger l’Église contre toute « autre doctrine ». L’enseignement focalisé sur la spéculation se détache de la doctrine sûre et constante de l’Écriture. Le spéculateur met de côté la majeure partie du contenu biblique et le poids qu’il revêt pour mettre l’emphase sur des questions triviales ou nouvelles. Il se lasse des anciennes vérités et cherche à être reconnu grâce à son originalité.

Aujourd’hui, comme à n’importe quelle époque, le spéculateur est obsédé par la fin des temps, et l’échec de ses prédictions ne remet pas en question lui ou ses disciples. Récemment, nous l’avons vu obscurcir le message clair de l’Écriture pour rechercher des codes cachés dans la Bible. Un autre spéculateur s’implante dans le milieu universitaire, où l’un de ses récents chefs-d’œuvre est un Dieu ré imaginé qui est incapable de voir et de connaître l’avenir. Paul étiquette bien le spéculateur lorsqu’il affirme de lui qu’il fait preuve de pseudo-connaissance et qu’il se complait dans les bavardages profanes.

Conclusion

Les plus grands ambassadeurs de Satan ne sont pas des proxénètes, des politiciens ou des financiers, mais des pasteurs. Ses prêtres ne promeuvent pas une religion différente, mais une perversion mortelle de la vraie doctrine. Ses troupes ne se lancent pas dans un assaut frontal, mais agissent comme des agents infiltrés, se faufilant dans l’armée adverse. La tactique de Satan est réfléchie, intelligente, prévisible et efficace. Par conséquent, nous devons rester vigilants en permanence. « Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au-dedans ce sont des loups ravisseurs. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits »

 

ProfilAndré Regnier

https://www.facebook.com/andre.regnier

 

Lire la suite