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Dabealvi.La Sentinelle en mode veille - CentrAfrique

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CENTRAFRIQUE: RENCONTRE AVEC LE PRÉSIDENT A PARIS

7 Octobre 2016 , Rédigé par dabealvi.over-blog.com Publié dans #unite, #dignite, #travail, #dabealvi, #centrafrique, #bangui, #politique centrafricaine

CENTRAFRIQUE: RENCONTRE AVEC LE PRÉSIDENT A PARIS

https://www.facebook.com/100010778326557/videos/309529659416309/

<<IL A DIT >> Kpla Kongo

J’étais à cette rencontre où j’ai croisé du beau monde. Le sémillant Sébiro virevoltant parmi les participants. Il y avait notre ami le grand Paul Cyriaque Sémaporo, avec un joli petit bout de fille dans les bras qui vous transmettait en direct des extraits de la rencontre, Axime Césaire Oronindji qui a fait une bonne intervention, LFK assis quelques rangées devant moi, qui a proposé sa liste de premiers ministrables – que je prenais pour une plaisanterie — au chef de l’état qui l’a joyeusement renvoyé dans les cordes. Il y avait André Régnier piaffant d’impatience parce ce qu’on tardait à lui passer le micro. Il a fini par poser la question importante des énergies renouvelables qui lui tient à cœur.…..et quelques autres.
La soirée a commencé par l’hymne national chantée sur un genre lyrique, puis le speech d’une compatriote censée s’exprimer au nom de la diaspora. Mais en fait elle représentait le comité de soutien à Touadéra. Elle a, comme on devait s’y attendre, passé la pommade et la brosse à reluire au Président, décochant au passage des coups de pied de l’âne bien sentis à l’outrecuidant Dologuélé sans le nommer. Ce dernier en prendra pour son grade lors de cette rencontre. Il fallait l’accuser de vouloir torpiller les espoirs que tout ce beau monde nourrissait sur Bruxelles. Les troupes Touadériennes manifestement en nombre dans la salle l’on repris de volée ce soir-là, applaudissant à tout rompre comme des chauffeurs de salle au moindre bon mot du Président…. Ambiance !
Il s’agit d’une rencontre à l’image de notre pays où l’on retrouve les mêmes limites, faiblesses et insuffisances de part et d’autre, tant sur la forme que sur le fond.
Cette rencontre a été décevante parce que, outre le temps imparti, la plupart des intervenants exposaient leur cas et préoccupations personnels, après avoir décliné titres, qualifications, spécialités…(au cas où,..On ne sait jamais), rappelant au président leurs amitiés et accointances d’antan.
Je ne reviens pas sur le détail des questions déjà résumé par Axime Césaire et bien d’autres.
Le Président, hésitant au départ s’est révélé pugnace et combatif dans ses réponses. On ne peut douter de sa sincérité quand il parle de sa détermination, de sa volonté à ramener la paix, de la difficulté de sa tâche que personne ne conteste. Et pour cela, il attend de tous un soutien, une collaboration et des critiques constructives.
Le problème est que le Président est profondément convaincu de la justesse de ses choix, de ses décisions et de la qualité de ses collaborateurs, même les plus folkloriques. De sorte que le soutien et les critiques qu’il attend de nous ne peuvent s’analyser que par une adhésion sans réserve à ces choix là. Toute proposition contraire est à considérer comme une volonté de contrarier son action.
Sa réaction contre la sortie de Dologuélé et des blogueurs du net en est la preuve. D’après lui, il n’y aurait que le désarmement volontaire, suivi de la réconciliation et du pardon qui doivent être retenus. Tout le monde le souhaite. Mais rien n’est vraiment assuré dans ce schéma face aux réalités du terrain qui s’imposent à nous chaque jour. Si le désarment ne réussi pas, on va faire comment. Se poser cette simple question n’est que du bon sens.
Le Président n’y apporte aucune réponse, reprochant maladroitement à Dologuélé sa gestion passée, oubliant qu’il a lui même géré ce passé avec les mêmes résultats que ce dernier.
Il faut savoir que nous nous engageons dans ce processus, le DDRR qui n’a jamais marché sans aucune solution de rechange en cas d’échec. Que nous croyons que les bailleurs vont continuer à nous soutenir.
Il y a des inquiétudes légitimes dans beaucoup de critiques qui lui sont adressées et que son équipe de communication – médiocre et incompétente il faut le savoir – et lui même refusent de prendre en considération. Il faut se mettre d’accord sur la notion de critique constructive.

L’actualité des énergies renouvelables en Afrique

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Notre rubrique spéciale CENTRAFRIQUE COP22

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CENTRAFRIQUE: ILS ONT DIT - Rodrigue Joseph Prudence - Gérald Gozegba

21 Août 2016 , Rédigé par dabealvi.over-blog.com Publié dans #liberte, #egalite, #dignite, #travail, #fraternite, #Centrafrique

CENTRAFRIQUE: ILS ONT DIT - Rodrigue Joseph Prudence - Gérald Gozegba

***IL A DIT*** Rodrigue Joseph Prudence Officiel

Vidéo de Rodrigue Joseph Prudence en Sango à écouter attentivement sur le lien ci dessous

https://www.facebook.com/518359785002628/videos/567466676758605/



On ne dirige pas un pays avec des sentiments. L égotisme et le pouvoir n ont jamais fait bon ménage. Quoique la volte-face de la Minusca ait dressé le lit de ces derniers rebondissements,il n en demeure pas moins que le pouvoir de Bangui reste le seul centre de décision et de gestion du pays...Merci de suivre et de partager au maximum cette vidéo car elle interpelle la conscience collective. Rjpm


***IL A DIT*** Gérald Gozegba


Très lucide et bien patriotique votre intervention kotazo ...

Je m'inquiète pour l'avenir de mon pays – RCA. Comme bon nombre de Centrafricains, il est sans doute que le président de la République actuel dispose les solutions en ayant la volonté et l'intelligence politique de nous éviter un deuxième k.o et l'irréparable à l'allure des choses. Je dis en connaissance des faits. Étant donné qu'il fut premier ministre en cinq ans du malheureux régime qui n'a pas pu nous éviter le k.o de 2013, auquel nous vivons encore les conséquences et qu'il maîtrise bien les raisons de cette crise de 2013.


La volonté et l'intelligence politique, serait pour le Président Touadera non pas par la faiblesse, mais par stratégie et l'économie de vie du peuple ; de laisser tomber le fameux projet d'exploitation du pétrole au nord-est autrement dit de renégocier cela dans une transparence qui s'impose dans les règles de l'art démocratique. D'autant plus que l'avenir et le développement durable de la RCA ne se résume pas forcement à l'exploitation du pétrole qui est un second risque d'avoir encore les puits du sang des pauvres victimes. C'est de dire, ce fameux projet du pétrole peut attendre plusieurs générations au point que toutes les conditions seront réunies. De notre temps, nous gagnerons beaucoup dans une réelle politique d'exploitation minière et agro-pastorale à laquelle les deux Soudans, le Tchad et le Congo Brazza seront nos marchés d'exportations des produits alimentaires.


Y a de cela deux mois lors d'une rencontre fraternelle, un Monsieur retraité, professeur de l'histoire politique, ''spécialiste d'Afrique Centrale avec une deuxième résidence au Gabon'' à la limite agent de renseignement (…) m'a dit en toute sincérité que Gérald, si vous ne faites rien de concret, vous allez perdre à la fois votre pétrole et une bonne partie de votre territoire. En langage clair c'est de dire votre pays sera divisé et vous perdrez tout au risque de la méconnaissance des enjeux géopolitiques. Quand je lui ai posé la question de dire en faisant quoi doyen, ah là j'ai compris aussitôt beaucoup de choses qui sont aussi sérieuses près de 30 mn dans sa réponse.


Puisque le régime de (Bangui) dispose un fort service de renseignement sur les réseaux sociaux, il est important de passer le message au président de la République que son orientation politique après plus d'un trimestre ne s'adapte pas aux enjeux du moment et qu'il ne peut pas continuer de penser à gouverner comme si nous sommes dans un Etat normal. Or, nous sommes dans un Etat d'urgence et qu'il faut plus du dynamisme et de tacts à la hauteur de circonstances.

QU’EST-CE QU’ASEA?
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CENTRAFRIQUE Accès à l'électricité : La majorité des Africains sont hors réseau ou en « marche-arrêt »

12 Avril 2016 , Rédigé par dabealvi.over-blog.com Publié dans #liberte, #egalite, #fraternite, #dignite, #travail, #paix, #dabealvi, #centrafrique

CENTRAFRIQUE Accès à l'électricité : La majorité des Africains sont hors réseau ou en « marche-arrêt »

L'accès à l'électricité est fondamental à toute opportunité à cette ère. Elle est la lumière à laquelle les enfants étudient, l'énergie qui permet de transformer une idée en vraie entreprise. C'est l’élément vital qui permet aux familles de satisfaire leurs besoins les plus essentiels. Et c'est le raccordement nécessaire pour connecter l'Afrique au réseau global de l'économie. On doit avoir de l’électricité.

Alors que plus d'Africains vivent aujourd'hui à proximité d'un réseau électrique qu'il y a une décennie, seuls quatre sur 10 bénéficient d'une alimentation fiable en électricité, selon les résultats d'une nouvelle enquête d'Afrobaromètre, un réseau de recherches panafricain et indépendant, basé à Cotonou et qui conduit des enquêtes sur les attitudes du public envers la démocratie, la gouvernance, les conditions économiques, et des questions connexes à travers plus de 30 pays d'Afrique.

Tandis que les pays d’Afrique du Nord et l’Ile Maurice parviennent à fournir la plupart ou tous leurs citoyens en électricité fiable, ils sont l'exception en la matière, surtout en ce qui concerne les populations rurales et pauvres. Dans certains pays, le réseau électrique n’est à la portée que d’une fraction de la population; dans d'autres, le réseau étendu est sapé par un approvisionnement insatisfaisant et un service approximatif.

En effet, les coupures d’électricité rotatives peuvent défrayer la chronique; l’absence complète d'infrastructures électriques pas souvent. Tous ces deux phénomènes découlent du déficit en énergie électrique de l'Afrique, un obstacle important au développement humain et socio-économique avec des effets pernicieux sur la santé (imaginez des cliniques sans équipement de survie et sans médicaments et vaccins réfrigérés), l'éducation, la sécurité, et la croissance des entreprises.

Ils sont également ciblés par d’importantes initiatives de développement commePower Africa conduit par les Etats-Unis d’Amérique, le Nouveau Partenariat pour l’Energie en Afrique de la Banque Africaine de Développement, le partenariat des Nations Unies pour les Energies Renouvelables pour Tous, et les stratégies nationales en vue de l’atteinte de l’Objectif du Millénaire pour le Développement Durable N° 7. Comme le disait le Président américain Barack Obama au lancement de Power Africa (USAID, 2013),

Des millions d'Africains ne l’ont pas. Beaucoup d'autres l’ont, puis ne l’ont plus, ensuite pourraient l’avoir – tout ça au cours de la même journée. Dans ses enquêtes de 2014/2015, Afrobaromètre a exploré la portée et la qualité des connections au réseau électrique à travers quelques 54.000 entrevues dans 36 pays ainsi qu’à travers des observations directes dans des milliers de communautés en Afrique. Apportant un référentiel expérientiel aux efforts internationaux et nationaux en vue du développement adéquat des infrastructures électriques, ses résultats suggèrent que de telles initiatives nécessiteraient des engagements à long terme et de grosses ressources financières.

  • En moyenne à travers 36 pays, deux-tiers (66%) d'Africains vivent dans des zones desservis par un réseau électrique, une augmentation de 14 points de pourcentage depuis 2005. Mais ce rapport varie considérablement à travers le continent, de 17% au Burundi et 25% au Burkina Faso à 100% en Ile Maurice et en Egypte. L’accés est le plus bas dans les zones Rurales.
  • Six sur 10 Africains (60%) sont réellement connectés à un réseau électrique, allant de moins d'un sur cinq citoyens au Burundi (11%), au Malawi (12%), et au Burkina Faso (14%) à la couverture universelle en Ile Maurice et en Tunisie.
  • De ceux qui sont connectés, deux-tiers (69%) bénéficient d’une alimentation fiable en énergie, tandis qu'environ un tiers des raccordements fonctionnent « à peu près la moitié du temps » (9%), de temps en temps (14%), ou « jamais » (8%). Un cas singulier est celui du Nigéria, où 96% des populations sont raccordées, mais seuls 18% de ces raccordements fonctionnent « la plupart » ou « tout le temps ».
  • Les effets combinés de l’absence d’un réseau électrique, de l’absence d’une connexion au profit du ménage, et du caractère piteux du raccordement font qu'au Burundi et en Guinée, seuls 4% des citoyens bénéficient d’une alimentation fiable en énergie, suivis du Malawi (7%), de la Sierra Leone (7%), du Burkina Faso (10%), et du Libéria (10%). D’un autre coté se trouvent l’Ile Maurice (100%), le Maroc (92%), l'Egypte et l'Algérie (tous deux 88%), et la Tunisie (83%).
  • En moyenne, seuls quatre sur 10 Africains (41%) affirment que leur gouvernement est performant dans la fourniture de l’électricité.

Même les ménages connectés au réseau n'ont pas nécessairement la lumière: En moyenne, seuls 69% des ménages connectés ont effectivement de l'électricité qui marche « la plupart du temps » ou « toujours ». Au Nigéria, quand bien même 96% des ménages sont connectés, seuls 18% de ces raccordements fonctionnent effectivement plus de la moitié du temps. Au Ghana, où le mot « dumsor » (Akan pour « marche-arrêt ») est devenu un mot à usage courant, 87% des ménages sont connectés, mais seuls 42% de ces raccordements fournissent de l’énergie fiable. Cela correspond néanmoins à trois fois le taux de raccordements fiables en Guinée (12%).

Analyste sur Nextafrique.com.

Carole Ouédraogo est passionnée d'anthropologie, domaine dans lequel elle poursuit une thèse.

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RCA : Centrafrique ou “marge-Afrique” ?

16 Février 2016 , Rédigé par dabealvi.over-blog.com Publié dans #boganda, #Centrafrique, #unité, #dignité, #travail, #dabealvi

RCA : Centrafrique ou “marge-Afrique” ?

République“Centrafricaine”... Lorsque l'ancienne colonie française d'Oubangui Chari adopte ce nom au moment de son accession à l'indépendance, la référence au “centre” et à la position géographique du nouvel état est probablement un expédient aisé pour marquer la rupture avec une histoire coloniale violente et douloureuse, plus sans doute que dans le reste de l'immense “empire africain” français.

Ce n'est qu'à la fin du 19ème siècle que les régions situées au Nord du fleuve Oubangui, actuelle frontière nord de la République Démocratique du Congo, sont explorées, et qu'y sont établis de premiers “postes” ou “comptoirs”. Le nouveau territoire du domaine colonial fran- çais est impénétrable; les forêts y sont denses, le climat particulièrement propice à toute sorte de maladies. Le grand rêve français d'établir une continuité territoriale de l'Atlantique à l'océan Indien, intérêt primordial du nouveau territoire pour une Troisième République toute à sa lutte d'influence avec son concurrent anglais, est rapidement contrarié. L'histoire retiendra l'épisode de Fachoda1 comme symbole de l'échec français, mais l'actuelle République Centrafricaine a bien à l'époque de son exploration un rôle central dans les visées stratégiques françaises. Pour son malheur, cet intérêt stratégique contrarié ne favorise pas la “colonisation vertueuse” de l'Oubangui-Chari, où les réalisations “civilisatrices” françaises sont simplement absentes. Ni pont, ni rail, ni route ne sont construits. Les Autochtones, loin de bénéficier de quelque soin ou effort d'éducation sont asservis par des entreprises privées auxquelles est livrée, sous la forme d'immenses concessions, l'exploitation d'un territoire dont la république renonce à la mise en valeur. Sur le modèle à hauts profits du Congo belge voisin, les futurs centrafricains sont contraints à la collecte de la sève de l'hévéa, matière première du caoutchouc, ou soumis aux terribles tâches de “portage”. Ils mourront en d'effarantes proportions. Loin d'en être mise au centre, la future Centrafrique est, dés son apparition sur les cartes dont elle a longtemps été “la dernière tâche blanche”, rejetée à la marge de l'empire colonial. Devenu indépendante, la République Centrafricaine connaîtra une succession de dirigeants, tous installés à la faveur de coups d'états qui ponctuent une violence politique demeurant aujourd'hui au cœur de la problé- matique du pays. C'est le plus célèbre de ses chefs qui, consciemment ou non, donnera une nouvelle justification au nom que s'est choisi l'ancienne colonie. Le 4 décembre 1977, Jean-Bedel Bokassa est sacré empereur de Centrafrique, en une cérémonie somptuaire qui si elle a servi depuis à caractériser la folie mégalomaniaque de l'intéressé, devenu le symbole facile d'une immaturité presque cocasse du “chef africain”, a à l'époque été retransmise par toutes les télévisions du monde, tout comme s'il avait été question des obsèques d'un pape monégasque.

Devenu indépendante, la République Centrafricaine connaîtra une succession de dirigeants, tous installés à la faveur de coups d'états qui ponctuent une violence politique demeurant aujourd'hui au cœur de la problématique du pays.

Quels qu'en fussent les modes et la manière, c'est bien à un replacement de la Centrafrique au centre de l'actualité mondiale que parvient alors Bokassa, qui s'invitera plus tard, par diamants interposés et bien que déchu, jusqu'au cœur du débat présidentiel français. Le faste du sacre de l'ancien capitaine de l'armée française cache pourtant mal une réalité centrafricaine catastrophique. Si l'héritage colonial est, au moment de l'indépendance de 1958, presque vide de réalisations sur lesquelles pourrait s'appuyer le développement du pays, un demi-siècle plus tard, rien n'a changé. Nous contentant d'un seul chiffre parmi les dizaines disponibles qui caractérisent l'extrême sous-développement du pays, on rappellera qu'aujourd'hui, l'espérance de vie d'un centrafricain est inférieure à 40 ans, et que si nombre de pays affichent une statistique à peine supé- rieure, peu voient celle-ci repartir à la baisse comme on l'observe ici. Aux exploiteurs colons ont succédé des prédateurs locaux, dont Bokassa n'est que l'illustration la plus connue, probablement à cause d'une longévité exceptionnelle pour la RCA. Ses différents successeurs, auxquels il est parfois complaisamment prêté quelque vertu nouvelle, avaient souvent occupé des fonctions de premier plan au sein des gouvernements qu'ils se sont ensuite attachés à renverser. Ange-Félix Patassé, président de 1993 à 2003, fut ainsi premier ministre de Bokassa, dont il épousera jusque aux bizarreries, devenant Mustapha Patassé pendant la courte conversion à l'islam de Jean-Bedel devenu Salah Eddine Bokassa. L'actuel président Bozizé, qui se dit déterminé à assurer normalisation politique et démocratisation, fut lui-même le chef d'état major de Patassé, au profit duquel il réprima, durement, mutineries et tentatives de coups d'état, ou simples velléités de contestation. Pendant ces années de luttes entre membres d'une même classe dirigeante pour le pouvoir et l'argent, enrichissement personnel et détournements massifs de fonds étant une constante de la gestion centrafricaine, le développement du pays se limite à l'exploitation diamantaire, à l'organisation de chasses au fauve pour riches clients étrangers, et à la seule ville de Bangui, petite capitale et centre politique d'un immense territoire marginalisé

On rappellera qu'aujourd'hui, l'espérance de vie d'un centrafricain est inférieure à 40 ans, et que si nombre de pays affichent une statistique à peine supérieure, peu voient celle-ci repartir à la baisse comme on l'observe ici.

Birao est la préfecture de la Vakaga, située à la pointe nord est de la république centrafricaine, à quelques 1 100 kilomètres de Bangui, aux confins des frontières avec le Tchad et le Soudan. L'éloignement de Bangui de cette bourgade d'une quinzaine de milliers d'habitants est un facteur qui limite encore l'attention déjà distraite, et pour le moins désinvolte, d'autorités centrafricaines d'autant moins enclines à s'intéresser à ce coin du territoire qu'il est par ailleurs majoritairement peuplé de populations musulmanes. Souvent injustement suspectées de déloyauté et d'une trop grande proximité avec leurs coreligionnaires du Soudan mais surtout du Tchad, qui est rarement absent des coups d'états tentés ou réussis, les populations sont discriminées de longue date, et rejetées à la marge de la marge. Etre nommé à Birao semble, pour un fonctionnaire de Bangui, être vécu comme une punition. Durant le règne de Bokassa, les “fous”, les mendiants, les opposants politiques ou simplement les malchanceux raflés arbitrairement, y furent envoyés et enfermés en une sorte de camp de concentration à la mode locale, où les animaux sauvages jouaient le rôle de gardiens supplétifs des “oisifs”. Aujourd'hui, l'actualité éloigne un peu Birao de sa marginalité absolue, même si c'est notamment en marge du conflit du Darfour voisin que l'intérêt pour la région grandit, en même temps que la crainte d'une extension de la crise soudanaise aux pays voisins. Bout du monde où la vie semble s'écouler selon un mode resté, à quelques indices près, conforme à ce qu'il était des décennies auparavant, Birao accueille avec un espoir à la hauteur de l'abandon dont elle souffre la petite poignée d'ONG qui y travaillent désormais : ne pas décevoir n'est pas la moindre des gageures. ❚

par Ivan Deret, chargé de programme

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Les besoins-clés à satisfaire pour s'épanouir au travail

4 Décembre 2015 , Rédigé par dabealvi.over-blog.com Publié dans #centrafrique, #poltique, #travail, #entreprise, #business

Les besoins-clés à satisfaire pour s'épanouir au travail

En réalité, pour qu’une personne se sente bien au travail et s’y épanouisse, il faut qu’elle trouve des réponses positives à ses besoins.

Dans le cadre du travail, les besoins les plus saillants aujourd’hui sont les suivants :

Les besoins-clés à satisfaire

- Faire quelque chose (contenu de la tâche) qui corresponde à mes aspirations profondes, à ce qui est de nature à m’intéresser, à me procurer du plaisir.

- Travailler dans un contexte (ambiance, communication/relations, taille de la structure, niveau d’autonomie, relations avec le management……) qui me convienne.

- Savoir ce que l’on attend de moi, ce sur quoi je serai évalué, ce qui fera dire et me fera dire que j’ai réussi ce qui devait l’être.

- Pouvoir donner du sens : c’est-à-dire comprendre les raisons qui sous-tendent ce qui est demandé, les modalités de fonctionnement, notamment lorsqu’il y a des changements à effectuer.

- Pouvoir situer ma contribution pour me sentir utile.

- Exercer un pouvoir, c’est-à-dire pouvoir proposer, être associé, prendre des initiatives, disposer d’autonomie, décider sur certains registres.

- Etre reconnu dans son intelligence, ses connaissances, ses compétences, ses capacités, son engagement, ses résultats.

- Se sentir considéré, apprécié, respecté et traité avec bienveillance.

- Avoir une identité professionnelle et sociale valorisante, pouvoir être fier de ce que l’on est et de ce que l’on fait

- Etre traité de façon équitable.

- Pouvoir se développer, exprimer son potentiel (connaissances, compétences, responsabilités….).

- Pouvoir faire confiance à son entreprise, à ses dirigeants, à ses managers, à ses collègues et à ses différents partenaires de travail.

- Etre en accord éthique avec ce que l’on fait.

- Concilier le plus harmonieusement possible vie professionnelle et vie personnelle

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