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Dabealvi.La Sentinelle en mode veille - Centrafrique M.E.R.C.I

CENTRAFRIQUE: INONDATIONS DE BANGUI

31 Octobre 2019 , Rédigé par dabealvi.over-blog.com

 

VOICI CE QUE L’ANCIEN MINISTRE DES TRAVAUX PUBLICS ET MAIRE DE BANGUI OLIVIER GABIRAULT (expert en urbanisme et en aménagement du territoire) ÉCRIVAIT DANS UN RAPPORT ALARMISTE EN 2013.

LES INONDATIONS A BANGUI ET LEURS CAUSES par Emmanuel Olivier GABIRAULT
(PUBLICATION DU 13 OCTOBRE 2013)
La ville de Bangui connaît des inondations assez souvent meurtrières, avec d’énormes dégâts. Les autorités, souvent débordées ou surprises par les conséquences de ces inondations, les présentent comme une catastrophe pour solliciter des aides ponctuelles en faveur des sinistrés sans s’attaquer véritablement aux causes de ce fléau. Les inondations de la ville de Bangui ne sont pas une catastrophe, c'est-à-dire un évènement imprévisible, mais résultent tout simplement de la responsabilité des pouvoirs publics en ce qui concerne leurs causes et leurs solutions. Tout d’abord, quelles en sont les causes :
1° LA CONFIGURATION DE LA VILLE DE BANGUI
Le site sur lequel se trouve Bangui n’était pas destiné à accueillir une ville devenue la capitale politique, économique, militaire, culturelle etc., c'est-à-dire un centre macro céphalique contenant plus d’habitants que les 16 principales agglomérations du pays réunies.
Historiquement, les puissances coloniales, après avoir terminé la conquête des cotes africaines, se sont lancées dans une course pour celle de l’intérieur du continent à la suite de la Conférence de Berlin (novembre 1884-février 1885) consacrée au partage et à la division de l’Afrique. La France qui cherchait dans ce cadre à atteindre le Nil avant les Anglais pour gagner le plus de territoire possible, a remonté le fleuve Oubangui jusqu’au niveau des rapides que sa mission n’a pas pu franchir, obligée de planter son drapeau sur une terre en signe de possession, donnant ainsi lieu par la suite à la création en 1889 d’un poste appelé Bangui.
Or une ville ne se crée pas au hasard comme c’est le cas pour Bangui dont la naissance résulte tout simplement des difficultés de la navigabilité du fleuve Oubangui. Les raisons de sa création, la conception de son organisation spatiale, de sa sécurité, de son ouverture sur l’extérieur par exemple, répondaient à des besoins propres à la colonisation, différents de ceux d’une ville devenue par la suite la capitale politique, économique, militaire, culturelle etc. comprenant le 1/5 de la population centrafricaine, ayant connu une urbanisation massive, incontrôlée et une croissance urbaine dynamique.
Pour ne parler que de la configuration géographique de la ville de Bangui, un certain nombre de dispositions étaient à prendre après l’indépendance du pays pour faire face aux contraintes liées à son site, et surtout aux effets de son urbanisation massive qui sont ressentis aujourd’hui sous diverses formes.
En effet, située au bas des collines, la ville est limitée dans son extension par le fleuve Oubangui au Sud, le camp militaire à l’Est (du fait de la servitude de défense), au Nord Ouest par l’aéroport (aujourd’hui encerclé par des constructions anarchiques) à l’Ouest par un véritable no man’s land.
Bref elle est construite en grande partie sur des terrains inondables, donc nécessitant d’importants travaux d’assainissement.
Pour la petite histoire, le centre-ville se trouvait à BIMBO au moment de la création de BANGUI, là où est situé l’actuel port pétrolier avant d’être déménagé en amont, à la suite d’inondations. Ainsi, sur une superficie intra muros de 62 km2, les ¾ sont inconstructibles sans des travaux d’aménagement, car inondables en dehors des zones adossées à la colline.
2° LES EAUX PLUVIALES DESCENDENT DES COLLINES VERS LES AUTRES QUARTIERS (inondation par ruissellement)
Les eaux de pluie ruissellent des pentes des collines de l’Est vers l’Ouest, inondant les quartiers situés plus bas. Le quartier Sénégalais initialement plus proche du centre ville dès la création de Bangui et qui se trouvait à l’emplacement de l’actuel Jardin Public, a été déplacé par l’administration coloniale à son endroit actuel à cause non seulement des lieux inondables ayant nécessité des travaux d’assainissement par la suite, mais d’un incendie que cette cité a connu en 1946.
Le quartier Lakouanga également plus proche du centre-ville a fait l’objet d’assainissement, de lotissement et de redistribution de parcelles aux anciens occupants, obligés de quitter l’emplacement malsain le temps de ces travaux.
Les quartiers SICA I, SICAII, SICA III ont fait l’objet d’aménagement, de construction dans le cadre d’un embryon de politique de l’habitat financée par le FIDES (Fonds d’Investissement pour le Développement Economique et Social de l’AEF) en 1946.
Le Centre ville suréquipé à l’époque, pourvu de tout à l’égout, n’avait pas de problème d’inondations car des rues, même en surnombre y étaient tracées.
Toute la zone longeant en demi-cercle l’Avenue Koudoukou était considérée par les urbanistes de l’époque coloniale comme devant rester rurale et autonome avec son marché (Km5), ses bars, donc avec peu ou pas de relation avec la ville, ce qui explique le grand retard en travaux de desserte en VRD (voiries, réseaux divers), la forte densité de la population, des constructions anarchiques, autrement dit un ensemble de problèmes à résoudre par les pouvoirs publics qui auraient du dès les premières années de l’indépendance, réfléchir à une politique d’intégration urbaine, pour briser le cloisonnement des urbanistes de la colonisation consistant à créer un quartier pour les indigènes (ceinture allant de OUANGO à LAKOUANGA en passant par BOY RABE, GOBONGO, MISKINE, KM5), un autre pour les évolués (SICA) et le centre-ville pour les blancs.
Non seulement les ¾ de la ville sont inondables, construits sur des terrains malsains, mais d’autres phénomènes aggravent depuis quelques années cette situation. Il s’agit notamment de :
3°LA DEFORESTATION DES COLLINES SURPLOMBANT LA VILLE
Il s’agit tout d’abord là d’un très grave désastre écologique pour notre pays qui avait l’avantage de réunir dans sa capitale une petite forêt avec des animaux, des collines offrant une vue panoramique rare, autrement dit une grande et exceptionnelle richesse touristique en ce qui concerne la flore, la faune, les montagnes qui dominent la ville. C’est d’ailleurs ce site exceptionnel qui a justifié à l’époque la dénomination de « Bangui la verte », « BANGUI LA COQUETTE ». Sous le régime de BOKASSA, une autre appellation a été ajoutée aux deux premières, à savoir : « BANGUI VILLE DE PARI ». Malheureusement, le pari qui consistait à rattraper les autres grandes villes africaines et même les dépasser se fait dans le sens contraire, en commençant par la destruction des collines de la ville par la chasse, leur dénuement par la culture de champs, la coupe des arbres pour en faire du bois de chauffage, et surtout la construction de villas.
Le plan d’urbanisme de la ville de Bangui étant caduque depuis plusieurs décennies, les hautes autorités du pays qui devraient protéger ce site sont au contraire les premières à le détruire en y construisant des villas.
4°LA VITESSE DE RUISSELLEMENT DES EAUX OCCASIONNANT DE GRAVES DEGÂTS
La végétation des collines jouait deux rôles importants pendant les pluies. Elle retenait en partie les eaux pluviales, freinant à la fois leur vitesse et leur quantité des collines vers la ville située en bas et ce qui facilitait leur passage exclusif en direction du fleuve à travers des collecteurs créés à cet effet. L’absence de cette végétation entraîne donc une grande vitesse des eaux de pluie, obligées de se frayer parallèlement aux collecteurs, des passages vers les autres parties de la ville, ce qui entraîne de fortes inondations.
5° COLLECTEURS INSUFFISANTS MANQUANT DE CURAGE REGULIER
Les collecteurs d’eaux de la ville sont non seulement insuffisants pour canaliser ces eaux, mais certains ont même été fermés par des constructions. C’est le cas notamment du bâtiment du Ministère des Affaires Etrangères construit sur le collecteur qui passait à côté du Stade Barthélémy Boganda. La conséquence visible a été pendant longtemps l’inondation d’une partie de l’Avenue des Martyrs à la hauteur de l’Ecole Normale Supérieure, ce qui a amené la Mairie à y installer en 1996 une arche souterraine, creuser un collecteur maçonné traversant la zone des 36 Villas faisant jonction avec le collecteur de Boy Rabe au niveau du Lycée Barthélémy BOGANDA et surtout agrandir le diamètre du pont de l’Avenue Ben Zvit pour corriger cette anomalie.
Indépendamment de l’insuffisance des collecteurs, ceux-ci manquent cruellement de curage régulier, ce qui réduit bien évidemment leur capacité, et explique les différentes directions que les eaux se fraient, d’où les inondations.
5°PROBLEME LIE A L’ENLEVEMENT D’ORDURES DE LA VILLE
La capacité des collecteurs étant rapidement très réduite par le volume des ordures et des eaux de ruissellement dans les quartiers riverains, celles-ci se fraient de force des passage en inondant partout.
Il convient de retenir que déjà en 1996, chaque habitant de la ville de BANGUI dont la ccroissance est très forte, produisait en moyenne 60 g de déchets par jour. Le calcul est très facile à faire pour connaître le tonnage, le volume de déchets qui, faute de moyens efficaces d’enlèvement, se déversent dans les collecteurs, insuffisants et manquant souvent de curage.
6°NATURE DU SOL DE LA VILLE ET NAPPE PHREATIQUE
Le sol de la ville est en grande partie argileuse et retient longtemps l’eau de pluie ou du moins ne l’absorbe pas facilement. Par ailleurs, la majorité de construction dans les quartiers manquent de fosses septiques et de tout à l’égout, de caniveaux. De plus , les eaux de ménage sont souvent déversées sur un sol qui ne les absorbe pas immédiatement en raison de sa nature argileuse. Elles stagnent et les eaux de pluie augmentent leur niveau, ce qui crée un environnement nuisible à la santé.
La situation décrite ci-dessus est encore compliquée par la nappe phréatique (eau se trouvant sous la terre).
Dans certaines parties des zones situées au bas des collines, la nappe phréatique est presque « à fleur du sol », au point où le creusement d’un puits d’eau n’a pas besoin d’un grand effort. Le danger est que si les puits qui s’y trouvent ne sont pas suffisamment distants des Wc de fortune creusés dans le sol, les deux se communiquent en cas d’inondations, ce qui crée naturellement des maladies lorsque l’eau de ces puits est consommée.
7°EXCAVATION SERVANT A FABRIQUER DES BRIQUES DE TERRE
La gestion d’une ville tient compte de tous les aspects liés à la vie de ses habitants pour leur assurer le bienêtre. Si le travail des jeunes est difficile et que des activités de production de briques de terre peut soulager certains d’entre eux tout en aidant la population à construire avec un matériau naturel, il appartient au gouvernement de mener une réflexion sur cette opportunité dans le sens d’une aide en ce qui concerne un site approprié, une aide matérielle et financière permettant à ces opérateurs de se structurer et protéger en même temps l’environnement.
Malheureusement, les producteurs de briques de terre argumentent qu’ils n’ont pas de travail et vivent de cette activité. Les pouvoirs publics disent qu’ils abîment l’environnement sans que le juste milieu soit trouvé. Une solution urgente est à trouver car ces excavations béantes au milieu des habitations sont souvent dangereuses pendant les inondations et occasionnent fréquemment des cas de noyade.
8° EFFONDREMENTS DES PONTS CONSECUTIF A LA NÉGLIGENCE DES POUVOIRS PUBLICS
Les ouvrages ont une durée de vie. Dans un pays à forte pluviométrie comme le nôtre, ils doivent être surveillés, renforcés, redimensionnés. Une liste de ponts de la ville appelés à s’effondrer si rien n’était fait a été établie en 1996. Elle est disponible à la Mairie de Bangui. En effet, dans la ville de Bangui, la majorité des ponts ont connu des affouillements. Parmi ces ponts, deux étaient situés sur le Bouvard De Gaulle et un sur l’Avenue de France. Les trois ponts se sont malheureusement effondrés sans surprise aujourd’hui. Tous les autres ponts de la ville nécessitaint une attention particulière de la municipalité car leurs conditions ne sont pas différentes. En 1994, deux ponts situés sur l’axe de l’aéroport et un autre à la sortie Nord de la ville ont été construits en urgence car effondrés du fait des affouillements.
Les priorités de la ville de BANGUI sont à mon avis son assainissement du fait de sa configuration, de la nature de son sol et surtout du changement climatique qui est aujourd’hui une réalité.
En effet, il pleut maintenant abondamment dans les pays initialement désertiques, ce qui occasionne de graves inondations. La République Centrafricaine qui enregistre généralement une forte pluviométrie doit dès à présent prendre des dispositions nécessaires surtout au niveau de la ville de Bangui, notamment la mise en place d’un schéma directeur d’aménagement et d’urbanisme, un schéma de drainage des eaux, le sondage préalable du sol avant toute construction, la manière adéquate de construire etc. Ceci éviterait des effondrements massifs de maisons en cas d’inondations prévisibles.

Emmanuel Olivier GABIRAULT,
Urbaniste-Aménagiste en Chef Freelance, Expert en développement urbain (France)

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INITIATIVE POUR UNE TRANSFORMATION PAR L’ACTION

17 Octobre 2019 , Rédigé par dabealvi.over-blog.com

 

ITATEMENT VÔTRE

Mouvement Politique 

! C'EST LE MOMENT, ALLONS JUSTEMENT 

RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

RBBre<«Ceux qui ont le privilège de savoir ont le devoir d’agir» Albert Einstein 

Il faut être dans une dynamique de prévision plutôt que dans celle de la contemplation ! Face au constat de déliquescence de l’État, de manque de vision et d’actions politiques courageuses susceptibles de restaurer l’Autorité de l’État, avec tous ses corolaires, un groupe de compatriotes, nantis des valeurs progressistes, Républicaines et panafricaines ont collégialement réfléchi à la mise en place d’une plateforme engagée, qui rêve d’une autre solution politique en Centrafrique que celle couronnée par la succession de désolation et grande désillusion. 

Interpellé par Frantz FANON en ces termes « Dans une relative opacité, chaque génération doit découvrir sa mission, l’accomplir ou la trahir » et convaincu que nous avons aussi le devoir d’apporter notre pierre à l’édifice centrafricain, le 13 Août 2017 fut la date à laquelle le groupe a choisi d’accomplir sa part de la mission, en posant le premier pas, qui mènera au développement de la Centrafrique. 

Cette date était marquée par la tenue d’une réunion destinée à jeter les bases de la plateforme qui donnera naissance activement au processus de la naissance du Mouvement, à la confection de ses textes fondateurs et au choix de sa dénomination et de son sigle, c’est à dire au Mouvement Initiatives pour la Transformation par l’Action (ITA). 

2. Qui sommes nous ? 

Le Mouvement Initiatives pour la Transformation par l’Action, en abrégé (ITA) ayant pour devise, Fraternité-Volonté-Prospérité, est inscrit, conformément aux dispositions de l’ordonnance numéro 05.007 du 02 Juin 2005, relative aux partis Politiques et au Statut de l’opposition en République Centrafricaine par la décision numéro 005/MATDDL/DIRCAB/DGAT/DAPCA/SAP du 19 Décembre 2017. 

Il regroupe des femmes et hommes d’opinions différentes, volontaires issus de diverses sensibilités sociopolitiques nationales, qui sont exaspérés de statuquo du système, de la myopie légendaire qui caractérise la classe politique centrafricaine qui ne cessent de remettre en question les efforts consentis par la communauté nationale et internationale. Ainsi, le mouvement ITA veut mettre 

 

fin à cette dichotomie partisane obsolète. Le mouvement ITA sort du schéma classique, qu’il considère comme rétrograde et kleptocrate de la petite bourgeoisie nationale pour s’inscrire sur le chemin irréversible de l’écriture d’une nouvelle page d’histoire glorieuse de laquelle les Centrafricaines et Centrafricains seront fiers. 

Cette aventure qu’ensemble, nous allons mener grâce à l’engagement des uns et des autres, va déboucher sur la réalisation de l’idéal d’un autre Centrafrique prospère et forte. Nous avons l’obligation de nous battre pour une société centrafricaine égalitaire, pour un pays en paix, nous sommes armés d’une conviction pour changer les mentalités dans ce Pays. 

3. Notre vision 

‘’ Œuvrer pour l’avènement d’un autre Centrafrique prospère et forte, où il fait bon vivre pour tous, comme par le passé !’’. 

 

4. Missions 

- Objectifs - 

Nombreuses sont nos missions qui se résument aux points ci-dessous : Les missions de ITA consistent à: 

• Constituer et former un groupe homogène sans barrières linguistiques et ethniques en République Centrafricaine ; 

• Promouvoir la démocratie, l’échange des idées, l’élaboration et l’application d’un programme social, économique et politique pour la prospérité de la nation ; 

• Assurer et développer une collaboration optimale avec les mouvements et associations nationaux, africains et mondiaux pour la défense des « intérêts nationaux et continentaux» ; 

• Prôner la laïcité comme modèle de cohésion et de vivre ensemble ; 

• Promouvoir le respect équitable des droits humains sous toutes ses formes ; 

• Lutter contre le clanisme, le népotisme et le clientélisme qui gangrènent la société centrafricaine ; 

• Prioriser le dialogue inter-centrafricain comme préalable à la résolution des problèmes et conflits nationaux ; 

• Assurer la sécurité de nos frontières, des biens et des personnes ; 

• Assurer un service public de base, équitable pour tout Centrafricain ; 

• Prôner l’égalité des chances et promouvoir la parité homme / femme ; 

• Conquérir le pouvoir par la voie démocratique ; 

• Décomplexer le milieu politique national avec l’émergence de nouveaux acteurs ; 

• Transformer ce système politique défaillant 

5. Les Textes fondateurs de ITA 

- Les Statuts - 

Contrairement aux organisations et aux partis politiques traditionnels, qui n’ont pour objectif que la conquête du pouvoir par la voie des élections, le Mouvement ITA, bien que politique et citoyen, promeut tout d’abord l’esprit d’initiatives socioéconomiques pourvoyeuses de richesse et d’emplois afin de pallier aux maux qui gangrènent la société Centrafricaine au lieu de la promotion personnelle ou encore partisane à tous les niveaux. Par conséquent et afin de demeurer fidèle à ses objectifs, les grandes lignes permettant de diriger toutes les actions du mouvement qui sont définies dans les Statuts, seront accessibles à tous. 

 

- Règlement Intérieur - 

Dans le souci de garantir le bon fonctionnement du Mouvement, des règles de conduite pour tous les membres sans exception et les limites de pouvoir entre les organes sont définies dans le Règlement disponible sur la page Facebook et le site du mouvement. 

6. Actions 

Afin d’atteindre les objectifs assignés, le Mouvement ITA, se conçoit comme une forme de mobilisation collective structurée autour du projet de la société centrafricaine. L’objectif est de constituer une dynamique collective forte, capable de faire face à tous les maux, qui gangrènent les plus démunis en particulier et la société centrafricaine en général. - Fédérer les compétences, le dynamisme et le patriotisme ; - Proposer et construire des alternatives, qu’elles soient d’ordre intellectuel ou relevant des actions pratiques ; - Participer activement au débat public et politique pour y porter les analyses et les expériences du Mouvement. Le Mouvement travaille sans relâche à l’accomplissement de ses objectifs établis et son programme politique en usant de tous les moyens démocratiques, qui lui sont accessibles et en cohérence avec ses textes de base. 

7. Les organes de ITA 

Le Mouvement ITA est structuré tel que suit : Les instances du mouvement ITA sont : 

Le Congrès 

L’Assemblée Générale 

Le conseil d’arbitrage 

Bureau Exécutif : 

• 1er Secrétaire Général 

• 2e Secrétaire Général 

• 3e Secrétaire Général 

• Secrétaire Général Administratif 

• 1er Secrétaire Général Administratif Adjoint 

• 2e Secrétaire Général Administratif Adjoint 

• Trésorier Général 

• Trésorier Général Adjoint 

 

Délégation Générale : 

• 1er Délégué 

• 2e Délégué 

• 3e Délégué 

• 4e Délégué 

• 5e Délégué 

• 6e Délégué 

• 7e Délégué 

• 8e Délégué 

• 9e Délégué 

•10eDélégué 

Coordination Régionale : 

La coordination Régionale est constituée des représentants élus ou proposés qui ont la charge de coordonner les activités du Mouvement ITA dans les 7 Régions de la RCA listées comme ci-dessous : 

• 1er Coordonnateur Régional SUD : Ombella M’poko, Lobaye ; 

• 2e Coordonnateur Régional SUD-EST : M’bomou, Haut-M’bomou, 

Basse-Kotto ; 

• 3e Coordonnateur Régional OUEST : Mambéré Kadei, Nana Membéré, 

Sangha Mbaeré 

• 4e Coordonnateur Régional NORD-EST : Haute-Kotto, Vakaga, 

Bamingui Bangoran ; 

• 5e Coordonnateur Régional NORD-OUEST : Ouham, Ouham Pendé ; 

• 6e Coordonnateur Régional CENTRE : Ouaka, Kémo, Nana Gribizi ; 

• 7e Coordonnateur Régional BANGUI : 8 Arrondissements de Bangui ; 

 

Coordination Préfectorale 

La coordination Préfectorale est constituée des représentants élus ou proposés des 16 préfectures de la RCA et des 8 arrondissements de Bangui. Une fois élus ou proposés, ils ont la charge de mettre en place le bureau local. 

Les Délégués Généraux 

Les Délégués Généraux sont élus ou proposés pour représenter le Mouvement ITA dans les 78 sous-préfectures de la RCA et les 8 arrondissements de Bangui. 

Les Délégués des Circonscriptions Electorales 

Les Délégués des Circonscriptions Electorales sont désignés pour représenter et promouvoir les idéaux du Mouvement ITA dans leur localité respective. Coordination Internationale : 

La coordination Régionale est constituée des représentants élus ou proposés qui ont la charge de coordonner les activités du Mouvement ITA au sein de la diaspora centrafricaine listées comme ci-dessous : 

• 1er Coordonnateur : zone CEEAC 

• 2e Coordonnateur : zone CEDEAO (Afrique de l’Ouest) 

• 3e Coordonnateur : UMA (Maghreb) 

• 4e Coordonnateur : Europe 

• 5e Coordonnateur : Amérique, Asie et Océanie 

Conseil et Cabinet : 

• Directeur de cabinet 

• Conseiller Politique 

• Conseiller Juridique 

• Conseiller stratégique 

• Conseiller diplomatique 

• Conseiller économique 

• Conseiller en communication et médias 

• Responsable en charge de sécurité 

• Les attachés d’administration 

 

8. Pourquoi devenir membre ou sympathisant de ITA ? 

Face à cette situation qui ne nous convient pas, force est de constater que les actions individuelles mais également les actions associatives ne suffisent pas. L’union fait la force, c’est bien connu. Rejoindre ou soutenir le Mouvement ITA, c’est lui donner plus de force: si l’objectif n’est pas d’être le plus nombreux possible pour le plaisir des chiffres 

il est cependant évident que plus il y aura de membres dans le Mouvement, plus ses propositions auront d’impact. 

Par ailleurs, la tâche à accomplir pour effectivement devenir une force de solution et du progrès en Centrafrique est tellement importante, qu’il faut être nombreux pour y arriver! Il y a beaucoup à faire dans le Mouvement, et des choses très diverses. Y contribuer d’une manière ou d’une autre, c’est faire avancer concrètement les projets portés par le Mouvement ITA. 

Le changement c’est comme tout le reste: si chacun ne s’y met pas personnellement dans la limite de ses moyens et disponibilités, qui s’y mettra effectivement ? Il faut passer à l’action. 

C’est en forgeant que l’on devient forgeron, et c’est en participant aux activités collectives d’initiatives pour la Transformation par l’Action que l’on devient ITA. L’expérience montre que participer aux activités militantes permet de se découvrir de nouvelles compétences et de nouvelles énergies. se renforcer soi- même. 

 

Vous ne savez comment interpréter tel ou tel phénomène social ; Vous ne comprenez pas pourquoi certaines décisions politiques sont prises ; Vous souhaiteriez bien expliquer à votre famille pourquoi le système dans lequel on vit pose problème mais vous ne savez pas comment vous y prendre ; Les discussions, les échanges, les activités et actions du Mouvement constituent en elles-mêmes un apprentissage , qui ouvre de nouveaux horizons: chacun apporte sa pierre et ressort grandi grâce à l’opinion et aux compétences des autres. Participer à un collectif, c’est aussi se renforcer soi-même. 

Rejoindre le mouvement ITA, c’est aussi contribuer à l’émergence d’un réseau de futurs hommes d’Etat venus du terrain pour organiser la résistance, la relève, le changement pour mieux diriger le Centrafrique de demain. Se joindre au mouvement ITA c’est avoir le privilège rare de faire valoir : vos idées, vos compétences, vos valeurs, vos expériences, votre intelligence, votre sagesse, votre courage, vos convictions et votre détermination. 

Se joindre au mouvement ITA, c’est : se compléter, s’unir, s’aimer se tolérer se partager, se valoriser, se former.... 

9. Comment devenir membre de ITA ? 

Il y a deux formules d’adhésions dans le Mouvement: on peut y être membre sympathisant ou membre effectif. La distinction entre ces deux formes tient dans le niveau d’engagement que vous souhaitez: le membre effectif est plus impliqué que le membre sympathisant. 

Le formulaire d’adhésion est reproduit en annexe et disponible sur le site Internet (envoyer par e-mail ) /la page Facebook du mouvement ou encore sur simple demande au secrétariat. 

Où introduire le formulaire ? 

Il y a deux possibilités : 

- Dans les cas classiques, le formulaire d’adhésion doit être retourné au secrétaire d’un point focal qui en fera une copie au secrétariat général ; 

- S’il n’y a pas de point focal près de chez vous, vous pouvez directement introduire votre demande auprès du secrétariat général pour coordonner les activités dans cette localité. 

Toute adhésion implique le strict respect des textes et l’esprit du mouvement 

 

Mes très chers compatriotes, 

Notre pays la République centrafricaine nous appelle. Nous devons nous mettre dans une dynamique qui l’élèvera dans sa globalité, aussi être dans une logique de prévoir que de se contenter de voir. 

La liberté commence par le refus du dogme politique imposé par un système. Le système politique actuel a perdu ce qui était de leur devoir par opportunisme. 

Face aujourd’hui à cette situation, nous pouvons nous plaindre à longueur de journée, aligner des mots sur la qualité de nos élites, Mais sachiez que le peuple n’a que ce qu’il mérite et même si nous avons été longtemps leurs esclaves, il est temps de nous réveiller et de nous unir pour inverser la tendance et mettre fin à cette classe des politricheurs médiocres et complexés qui sont venus au pouvoir pour se servir et non servir le peuple. 

Le système politique ancien est en train de s’effondrer avec leur concept exogène à la réalité sociale , nos dirigeants ont trahit leurs missions à la tête de l’Etat. Pour ce système, faire de la politique est l’unique outil d’ascenseur social et on ne peut pas les considérer comme des modèles. En soixante ans, ce système n’a pas été capable de stabiliser ou développer notre pays. La moralité politique républicaine n’est pas inscrite dans leurs projets. Ils n’ont jamais servis le peuple et il est temps de demander au peuple de les mettre de côté. Il faut les jetter dans la corbeille des ratés de l'histoire de notre pays, la République centrafricaine, vu que c'est la méritocratie et non la méchanceté que nous devons prôner. 

Notre objectif est de transformer ce système défaillant et désuet. Nous avons le devoir de choisir entre courage et facilité. 

Il faut maintenant se parler clairement et objectivement. Le pire en politique c’est de ne pas avoir d’idéal politique. L'intérêt général doit être le moteur de nos actions et nous devons tous être motivés pour une rupture de fond. C'est pourquoi nous devons arrêter de croire que la solution miracle viendra d’ailleurs. On n’a plus le temps de penser à autre chose et nos populations ont soif de savoir ce que nous allons leur proposer pour sortir du bourbier dans lequel ce système nous a mis. 

Il est temps d'arrêter les festivités pour penser à la construction du pays. Il est temps faire taire nos égos, d'arrêter avec nos divergences subjectives et nos orgueils pour passer vers le cap du concret, du factuel et j'en passe... Notre pays se fait assassiner par ce système et j'appelle chacun de nous à retrousser nos manches pour résister à ce système défaillant dans le but de proposer une autre vision plus sérieuse et concrète à nos populations. Si nous ne le faisons pas aujourd'hui, demain, nos ancêtres, nos enfants et nos descendants ne nous pardonneront jamais. 

Ne laissons pas le pays sombrer dans la dérive. Tant qu’on est encore en vie, battons-nous pour rendre le bonheur aux Centrafricain(e)s . La seule chose que nous avons à perdre c’est de ne pas avoir oser le renouvellement. Il est temps pour nous de hausser le ton pour gagner du temps. 

Itatement votre! 

Le 1er secrétaire général 

Dominique YANDOCKA  

Madame Monsieur 

Nom.......................................... Prénoms................................................ 

Né(e) le : .. / .. / .... à (Ville/Pays) ...................................................... 

Adresse : ................................................................................................ 

Code postal : ........................ Ville : ......................................................... 

Circonscription électorale : ........................................................................ 

Téléphones : .......................................................................................... 

Email : ................................................................................................... 

Facebook : ............................................................................................. 

Profession : ............................................................................................. 

Je déclare vouloir devenir membre du mouvement ITA. 

Fait à : ................................., le : ........................... 

Signature : 

 

BULLETIN D’ADHESION 

Nous Contacter E-mail : itatement@gmail.com Facebook : / mouvement ita YouTube : mouvement ita Site : www.mouvementita.com Téléphone : (+236) 75 36 36 36 / 72 53 69 54 / 75 05 30 90 Siège social : SICA I, Bangui 1er BP : 788 

Une vision sans action n’est qu’un rêve utopique ! 

Dominique Yandocka, 1er secrétaire général

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Notre-Dame de la Victoire: Le Rosaire est une prière dont le centre est christologique.

6 Octobre 2019 , Rédigé par dabealvi.over-blog.com

Cette Fête, propre à l'Église d'Occident, fut instituée par saint Pie V pour commémorer la victoire de Lépante qui repousse l'invasion turque (7 Octobre 1571). Elle est alors "Notre-Dame de la Victoire".
Vingt-et-un ans plus tard, le Pape Grégoire XIII lui donne son nom actuel. Le Pape Clément XI l'étend à l'Église Catholique toute entière en raison de la victoire remportée sur les turcs le 5 Août 1716. Par le Rosaire, on peut tout obtenir. Selon une gracieuse comparaison, c'est une longue chaîne qui relie le Ciel et la Terre : une des extrémités est entre nos mains et l'autre dans celles de la Sainte Vierge » (Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus). Tant que le Rosaire sera récité, Dieu ne pourra abandonner le monde, car cette Prière est puissante sur son Cœur. Elle est comme le levain qui peut régénérer la Terre. La douce Reine du Ciel ne peut oublier ses enfants qui, sans cesse, chantent ses louanges. Il n'y a pas de Prière qui soit plus agréable à Dieu que le Rosaire. Aussi l'Église nous invite-t-elle à aller le réciter chaque soir, en ce mois d'octobre, devant Jésus réellement présent et exposé sur l'autel. Le mois d'Octobre est là. Avec lui l'Eglise appelle ses enfants pour qu'ils récitent en commun les belles prières du Rosaire.
Le soir, au moment où la nature fatiguée va s'endormir, les cœurs semblent reprendre une nouvelle énergie pour célébrer les louanges de la Reine du Ciel   Le Rosaire de la Vierge Marie, qui s’est développé progressivement au cours du deuxième millénaire sous l’inspiration de l’Esprit de Dieu, est une prière aimée de nombreux saints et encouragée par le Magistère. Dans sa simplicité et dans sa profondeur, il reste, même dans le troisième millénaire commençant, une prière d’une grande signification, destinée à porter des fruits de sainteté. Elle se situe bien dans la ligne spirituelle d’un christianisme qui, après deux mille ans, n’a rien perdu de la fraîcheur des origines et qui se sent poussé par l’Esprit de Dieu à "avancer au large" (Duc in altum !) pour redire, et même pour “crier” au monde, que le Christ est Seigneur et Sauveur, qu’il est "le chemin, la vérité et la vie" (Jn 14, 6), qu’il est "la fin de l’histoire humaine, le point vers lequel convergent les désirs de l’histoire et de la civilisation". En effet, tout en ayant une caractéristique mariale, le Rosaire est une prière dont le centre est christologique. Dans la sobriété de ses éléments, il concentre en lui la profondeur de tout le message évangélique, dont il est presque un résumé. En lui résonne à nouveau la prière de Marie, son Magnificat permanent pour l’œuvre de l’Incarnation rédemptrice qui a commencé dans son sein virginal. Avec lui, le peuple chrétien se met à l’école de Marie, pour se laisser introduire dans la contemplation de la beauté du visage du Christ et dans l’expérience de la profondeur de son amour. Par le Rosaire, le croyant puise d’abondantes grâces, les recevant presque des mains mêmes de la Mère du Rédempteur. » Lettre apostolique Rosarium Virginis Mariae - Le Rosaire de la Vierge Marie

mais d’où vient vraiment cette fête? de Lepante

La bataille de Lépante est une bataille navale qui s'est déroulée le 7 octobre 1571 dans le golfe de Patras, en Grèce, à proximité de Naupacte — appelée alors Lépante —, dans le contexte de la Quatrième Guerre vénéto-ottomane. La puissante marine ottomane y affronta une flotte chrétienne comprenant des escadres vénitiennes et espagnoles renforcées de galères génoises, pontificales, maltaises et savoyardes, le tout réuni sous le nom de Sainte-Ligue à l'initiative du pape Pie V. La bataille se conclut par une défaite pour les Turcs qui y perdirent la plus grande partie de leurs vaisseaux et près de 20 000 hommes. L'événement eut un retentissement considérable en Europe car, plus encore que la défaite des janissaires lors du Grand Siège de Malte de 1565, il sonna comme un coup d'arrêt porté à l'expansionnisme ottoman. C’est d’ailleurs en souvenir de cette victoire que fut instituée la fête de Notre-Dame de la Victoire, puis fête du Saint-Rosaire à partir de 1573.

Certains historiens estiment qu'il s'agit de la bataille navale la plus importante par ses conséquences depuis celle d'Actium, qui marqua la fin des guerres civiles romaines.

À Messine, au cours de l'été 1571, les navires arrivent les uns après les autres. Au total, il y aura 202 bâtiments, dont six galéasses, et 30,000 hommes de combat de diverses origines, espagnole, génoise, vénitienne, Nicoise et de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Placée sous le commandement de don Juan d'Autriche, le demi-frère de Philippe II, la flotte quitte Messine le 16 septembre et se dirige vers Corfou. Là, des navires éclaireurs localisent la flotte turque. Elle est rassemblée dans le golfe de Lépante (aujourd'hui Naupacte), à l'entrée du golfe de Corinthe (golfe de Patras). 230 navires turcs la composent10.

Au matin du 7 octobre 1571, au soleil levant, la flotte chrétienne se positionne à l'entrée du golfe.

Premier succès pour don Juan d'Autriche : Il a réussi à enfermer les navires ennemis dans un petit golfe. Aucune sortie n'est possible sans affrontement. Le combat qui est un combat naval en liminaire devient un combat d'infanterie sur les ponts des bateaux lors des abordages successifs. Les galéasses, puissamment armées, s'enfoncent dans les lignes de défense turques, et provoquent leur désordre et leur désorganisation. L'infanterie espagnole, bien équipée et munie d'équipes d'arquebusiers, part à l'abordage des navires ennemis avec à sa tête les tercios, où elle montre sa force et sa supériorité. Les fines galères, commandées par Giovanni Andrea Doria10 contribuent par la précision de leurs attaques, à prendre l'avantage sur les défenseurs turcs. Les boulets ouvrent des brèches dans les navires turcs, le feu se répand de bateau en bateau, et la panique s'empare des Turcs. Au centre du golfe, les énormes vaisseaux vénitiens, détruisant les galères ennemies aux alentours, empêchent la contre-offensive des réserves ottomanes. Seul le bey d'Alger, Uludj Ali, parvient, avec trente galères, à s'échapper.

Pendant le cours de la bataille, le navire du commandant ottoman est envahi par les hommes de la galère de Juan d'AutricheN 2 ainsi que par celle de l’amiral savoyard André Provana de Leyni.

L’amiral turc est décapité et sa tête est placée au bout du mât du navire principal espagnol. Au soir, les chrétiens ont gagné, mais la mer est rouge du sang des 

Le 7 octobre 1571, la marine pontificale soutenue par les vaisseaux de la république de Venise écrasait la flotte 

turque à Lépante, dans le golfe de Patras, au large de la Grèce. La menace ottomane, qui pesait alors sur une chrétienté occidentale déjà affaiblie par les dissensions internes nées de la Réforme protestante, disparaissait même s’il faut encore attendre encore un siècle pour que la victoire de Vienne libère définitivement l’Europe des dangers venus de l’Orient.
Or cette victoire a été obtenue, en plus de l’action des soldats et des marins, par la mobilisation de la prière : le pape dominicain Saint Pie V avait alors encouragé toute la chrétienté à prier le Saint Rosaire pour obtenir la victoire. Et c’est tout le mois d’octobre qui est appelé mois du rosaire comme pour nous rappeler les grâces spéciales qui sont attachées à cette forme de prière.
Plus proche de nous, le pape Léon XIII fit ajouter aux litanies de la Sainte Vierge l’invocation Reine du très saint rosaire, lui qui a consacré de nombreuses encycliques à cette forme de prière, recommandée par de nombreux saints qui apprirent de la prière du chapelet à vivre intensément des mystères de la vie du Seigneur et de Notre-Dame.

En effet, dans son histoire mouvementée, et parfois douloureuse, le peuple chrétien a fait l’expérience de la présence, du soutien et du réconfort de leur Mère du Ciel. Bien mieux encore, c’est Elle qui nous obtient la grâce de la fidélité et de la force dans le combat spirituel, qui est bien plus âpre, bien plus exigeant que toutes les guerres de conquête ou de défense. C’est en notre cœur que se joue le drame de la Rédemption, la lutte entre la grâce divine et le poids de nos péchés. La frontière est dans notre âme et nous ne pouvons avoir de meilleur secours que celui que nous apporte la mère de Jésus, parce qu’Elle nous apprend à vivre selon la sagesse de Dieu, Elle qui est le chef d’œuvre de cette sagesse créatrice.

Oui, comme nous y invite le livre des Proverbes, nous sommes heureux si nous écoutons Ses enseignements, si nous gardons ses voies et ses instructions, si nous mettons en pratique toutes ces bonnes inspirations. Or il n’est pas de meilleure école que la prière du chapelet. C’est ainsi que nous nous mettons dans la disposition d’écouter vraiment le Seigneur pour accomplir Sa volonté et servir ainsi Son Royaume.

En ce jour de fête, l’Église propose à notre méditation ce grand texte de l’Annonciation : Dieu qui vient solliciter son humble créature afin qu’elle participe pleinement à son propre salut et à celui de tous ses frères les hommes. Le Fiat ! le « oui » de la Vierge Marie nous ouvre les portes du salut et nous donne de faire l’expérience de la grâce de la Rédemption. La Vierge accueille le message de la Révélation, Elle y adhère totalement et en Elle le Verbe prend chair, la Parole de Dieu jaillit dans notre pauvre humanité, Dieu se fait homme. Et ce que Marie reçoit comme grâce insigne, comme cadeau merveilleux, Elle nous le donne, elle nous le communique.

Nous aussi, par la Foi, nous accueillons le message de salut, la présence du Christ Sauveur dans notre vie. Nous aussi nous nous consacrons totalement, dans la logique de notre baptême et de notre confirmation, à Dieu. Nous aussi nous voulons communiquer aux autres la lumière de la vérité, la joie de l’Évangile, la Bonne Nouvelle du pardon et de la réconciliation. Mais pour vivre d’un authentique esprit surnaturel, pour répondre aux exigences de notre baptême, nous avons besoin de la prière, de l’aide, du secours, de l’exemple de la Très sainte Vierge Marie.

Voici la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon votre parole.

Cette profession de foi, cet engagement de toute sa vie, la Vierge Marie l’a fait en notre nom à tous. La prière mariale du rosaire nous obtient la grâce d’imiter cet exemple et pour cela, justement, nous avons besoin de la grâce et de la présence du Saint-Esprit. En effet, l’ange Gabriel déclare à la Mère de Dieu :

L’Esprit-Saint surviendra en vous et la puissance du Très Haut vous prendra sous son ombre

A notre tour, nous devons, par la célébration de ces saints mystères, supplier de recevoir la grâce du Saint-Esprit pour que la puissance du Très-Haut nous saisisse tout entier, depuis les facultés les plus hautes de notre esprit jusqu’à nos réactions les plus spontanées face aux événements et aux personnes qui surgissent dans notre vie.

La prière et la méditation des mystères du rosaire nous obtiennent toutes les grâces dont nous avons besoin pour accomplir notre vocation. Par les mystères joyeux nous est ainsi communiquée la joie du salut, depuis l’annonciation jusqu’au recouvrement de Jésus au temple.
Les mystères lumineux nous révèlent les grandes étapes de la vie publique de notre Seigneur et l’enseignement qu’Il a prodigué aux foules et à ses apôtres pour qu’ils les transmettent à leur tour à tous les enfants de l’Église.
Les mystères douloureux nous font communier à l’œuvre de la rédemption, tout ce que Jésus a fait, tout ce qu’il a subit et souffert par amour pour nous.
Enfin les mystères glorieux anticipent pour nous la joie du ciel puisque nous y découvrons notre vocation et notre dignité : avec Jésus, nous sommes ressuscités, nous partageons l’autorité qu’Il a sur toute la Création comme Roi de l’Univers et nous recevons le Saint-Esprit qui nous établit dans la communion avec toute la Sainte Trinité.

Cette gloire divine qui rend la nature humaine participante à la nature divine éclate d’une manière particulière dans l’Assomption et le Couronnement au Ciel de notre Mère dont l’intercession nous obtient la grâce du salut et le désir du Ciel, dans la récitation des mystères lumineux.

Alors, mes bien chers frères, prenons durant ce mois d’octobre la bonne résolution de prier tous les jours notre chapelet ; prions le en famille ou avec nos proches et nos amis. Dieu exauce toujours la prière de ses enfants lorsque cette prière lui est présentée par les mains de la Très Sainte Vierge Marie.
Prions d’une manière toute spéciale en ces temps troublés pour les chrétiens persécutés – nos frères - en Irak, au Liban et en Syrie.
Prions pour toutes les victimes de la méchanceté et de la lâcheté des hommes.
Prions pour notre pays et pour l’Europe, pour que toutes les communautés humaines se tournent vers le Christ, parce qu’Il est le seul sauveur, Lui qui est sorti victorieux du tombeau et qui nous fait participer dès à présent à la joie de sa victoire.

Amen !

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