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Dabealvi.La Sentinelle en mode veille - Centrafrique M.E.R.C.I

Futurs Leaders Africains M.E.R.C.I

16 Janvier 2018 , Rédigé par dabealvi.over-blog.com Publié dans #POLITIQUE, #ENERGIE SOLAIRE, #Sécurité, #minusca, #Droits humains, #boganda barthelemy

Dabealvi.La Sentinelle en mode veille - Centrafrique M.E.R.C.I

EN 33 ANS, ILS ONT DETRUIT UN ETAT : LE LIEUTENANT-COLONEL MANTION ET L'INSTABILITE POLITIQUE EN RCA

Après la dictature impériale [de Jean-Bedel Bokassa], qui avait fini par épuiser la complaisance post-coloniale de la France, la Centrafrique est mise sous tutelle par Paris. En principe indépendant mais, dans les faits, tributaire pour tout de la France, l’ex-nouveau régime de David Dacko a besoin de toujours plus de soutien extérieur pour se maintenir. Bientôt, ni le concours financier de Paris, ni la garantie sécuritaire de l’armée française à Bangui ne suffisent plus. Il faut augmenter les crédits et renvoyer des soldats français, également à l’intérieur du pays. Evacuée en 1965, l’ancienne base militaire française de Bouar, dans l’ouest, est réinvestie. Enfin, en plus des conseillers français à tous les postes névralgiques de l’administration, il faut un homme sûr dans le sanctuaire même du pouvoir local, à la présidence. Cette clé de voûte de cette reprise en main néocoloniale de l’État centrafricain sera le lieutenant-colonel Jean-Claude Mantion, agent des services secrets français (Direction Générale de la Sécurité Extérieure, DGSE). Rapidement surnommé proconsul, en raison de la prolifération de ses attributions, il gouvernera de facto la Centrafrique pendant treize ans.

A. TRIBALISATION SOUS TUTELLE FRANÇAISE

Jean-Claude Mantion arrive à Bangui, le 2 décembre 1980. Sa mission est aussi vague qu’importante : il doit protéger David Dacko, aussi de lui-même. Sous la pression d’une opposition virulente, menée par le MPLC d’Ange-Félix Patassé, et d’une population avide de changements réels, le président sombre en effet dans des phases dépressives de plus en plus longues. Le dos au mur, bien qu’il dispose de tous les moyens de l’État et du soutien de la France, il mène campagne pour sa réélection – qui s’assimile à un plébiscite a posteriori sur son retour au pouvoir imposé par Paris. Le 1er septembre 1981, les résultats officiels du second tour lui prêtent une avance si ténue sur son challenger Ange-Félix Patassé – 90 000 voix de différence, pour atteindre 50,23 pour cent – que les lendemains électoraux augurent de rudes batailles.
Nerveusement, David Dacko ne s’estime pas à même de les mener. Instruit par son attentisme de mauvais aloi en 1965, il prend alors une initiative pour le moins surprenante : il prévient Jean-Claude Mantion qu’il remettra, de son plein gré, le pouvoir aux militaires et demande à son ange gardien français de ne surtout pas intervenir. Il est prié, simplement, d’alerter Paris d’un coup d’État librement consenti. C’est dans ces conditions que le chef d’état-major de l’armée centrafricaine, le général André Kolingba, 45 ans, forme un Comité militaire de redressement national (CMRN) pour diriger le pays. Jean-Claude Mantion change de patron mais point de mission : il continue d’encadrer le nouveau chef de l’État, comme il l’avait fait pour l’ancien. Il a d’ailleurs rapidement l’occasion de prouver son utilité : le 3 mars 1982, en tenant d’une main ferme la Garde présidentielle, il déjoue une tentative de coup d’État fomentée par Ange-Félix Patassé et deux généraux en vue, François Bozizé et Alphonse Mbaïkoua. Les galonnés s’enfuient : Bozizé au Tchad, Mbaïkoua dans son village natal, à Markounda, sur la frontière tchadienne.
Quant à l’ex-Premier ministre de Bokassa mué en tribun de l’opposition, qui est également originaire du nord, il parvient à se réfugier à l’ambassade de France déguisé en commerçant musulman, le boubou flottant sur une mobylette. Sa présence y est des plus embarrassantes : comment, en effet, livrer au pouvoir ami en place un putschiste très populaire à Bangui, sans prendre le risque de déclencher des émeutes ? Des tractations s’échelonnent sur deux semaines avec, d’un côté de la table, le représentant officiel de Paris et l’ambassadeur, et, de l’autre, son compatriote et agent secret de la DGSE, Jean-Claude Mantion, mandaté par la présidence centrafricaine. L’image résume la singularité d’un moment postcolonial : la France parle à la France puisque, dans la Centrafrique des années 1980, elle est partout, de tous les côtés. En l’occurrence, elle se mettra d’accord avec elle-même pour délivrer un sauf-conduit à Patassé, afin qu’il parte en exil au Togo.
Personnage plutôt falot, le général Kolingba délègue volontiers des pans entiers de son pouvoir à Jean-Claude Mantion, en qui il a confiance. Cependant, pendant que l’œil de Paris veille sur la bonne marche de l’État, le président s’occupe de ce qui, à ses yeux, constitue l’essentiel : les affaires de familles, au sens large, à commencer par la sienne, les Yakoma, une ethnie minoritaire – moins de 5 pour cent de la population – qui vit sur le fleuve Oubangui, en face de parents plus nombreux au Congo-Kinshasa. Ainsi, pendant que Mantion négocie à l’ambassade de France le départ de Patassé, le général Kolingba ordonne-t-il qu’on dynamite les maisons de l’opposant et de ses proches à Bangui.
Il dépêchera aussi deux frères d’armes Yakoma dans les fiefs ethniques de ses ennemis putschistes : la première expédition punitive sera conduite par le général Djambo, qui rase et brûle plusieurs villages autour de Paoua, la ville natale de Patassé; l’autre est emmenée par le général Mazi à Markounda. « Devant l’impossibilité de distinguer les opposants des paisibles habitants des lieux, le général Mazi opta pour une solution radicale : le village de Markounda fut brûlé et de nombreuses personnes massacrées. Ces faits furent à l’origine d’une haine tenace des Kaba contre les Yakoma. La fracture nord-sud était née et sera plus tard instrumentalisée politiquement par Patassé, en termes de gens de la savane contre gens du fleuve.
En bon général, André Kolingba s’occupe également de l’armée et, en particulier, de sa Garde présidentielle. C’est ici, au cœur du domaine de compétences de Jean-Claude Mantion, en matière de sécurité, que l’on mesure le mieux à quel point le supposé « tout-puissant conseiller blanc » du chef de l’État, qui constitue une cible naturelle pour les attaques de l’opposition centrafricaine et des médias internationaux, est en réalité un leurre. Bien plus que la présence de « Lucky Luke », l’autre surnom local de Mantion, c’est le tribalisme de son patron qui aurait dû faire scandale : pendant que l’agent français assume les tâches d’un Premier ministre de l’ombre, le président place ses parents yakoma dans l’appareil d’État et dans les sociétés parapubliques.
« Il a inventé l’ethnicité, si l’on entend par là l’instrumentalisation de l’appartenance tribale à des fins politiques, dans un pays uni par une vraie langue véhiculaire, le sango, où l’origine des uns et des autres n’avait pendant longtemps aucune importance ». Au sein des Forces armées centrafricaines (FACA), cet entrisme crée des déséquilibres extrêmement préjudiciables pour l’avenir qui, à ce jour, n’ont pas encore été réparés : en quittant le pouvoir en 1993, après douze ans de règne, André Kolingba, maître buté d’un jeu de go ethnique, laissera à ses successeurs une armée nationale constituée, à 70 pour cent,de membres d’une ethnie ultra-minoritaire, la sienne.
La chute du mur de Berlin qui met fin à la Guerre froide, le retrait du gendarme de l’Afrique francophone qu’avait été la France et la mise en œuvre de ce que la presse française surnomme la « Paristroïka », en parallèle à l’abandon par l’ex-URSS de son glacis en Europe de l’Est à la souveraineté tout aussi limitée que celle des anciennes colonies du pré-carré de la France en Afrique, sont des forces tectoniques auxquelles Kolingba ne peut résister. Le 22 avril 1991, André Kolingba concède le multipartisme, qui est entériné en juillet grâce à une réforme constitutionnelle. « Je le fais parce que ceux qui nous paient me le demande », explique-t-il sans détour, en sango, à la radio nationale. Il sait bien qu’il sonne ainsi le glas de son pouvoir.
Mais il sait aussi qu’il ne saurait s’y maintenir sans le soutien massif et multiforme de la France. Or, dès juin 1990, à l’occasion du sommet France-Afrique de La Baule, le président François Mitterrand a lié l’aide française au progrès dans la démocratisation en Afrique. Dans ce nouveau tableau, le proconsul à Bangui, aux côtés d’un militaire plaçant ses parents pour mettre l’un des pays les plus pauvres du continent en coupe réglée, fait tache. Aussi, André Kolingba doit-il consentir à ce qui s’assimile, de son point de vue, à un suicide assisté : des élections pluralistes, sans triche, qu’il ne peut que perdre. Vu de Paris, la fin de l’ère Mantion à Bangui s’impose comme une nécessité inévitable. Les autorités françaises ne se font toutefois pas d’illusions sur le processus démocratique en Centrafrique. Elles redoutent par-dessus tout les risques qu’un départ forcé du général Kolingba fera courir à la stabilité de la plaque tournante des forces françaises pré-positionnées sur le continent.
Dès lors, l’ouverture démocratique à Bangui suit le cours défini à Paris. Organisé entre le 1er et le 20 août, un grand débat national permet d’apurer les comptes du passé avant que les Centrafricains ne se rendent, les 22 août et 19 septembre 1993, dans les bureaux de vote pour des élections législatives et présidentielle réellement pluralistes et incontestables, les premières dans l’histoire du pays. André Kolingba aura bien tenté de faire dérailler ce processus en annulant in extremis, en 1992, un premier scrutin et en graciant l’ex-empereur Bokassa entre les deux tours du vote de 1993, dans l’espoir de semer la pagaille en le faisant sortir de prison. Mais la France veille au grain démocratique, comme elle avait veillé auparavant à la pérennité des régimes mis en place par elle. À l’arrivée, elle se sera démenée, avec succès, pour assurer la logistique et la régularité d’une élection exemplaire, à grand renfort de rotations d’hélicoptères, d’observateurs internationaux et d’urnes transparentes. C’était le but, il est atteint.
Qu’importe alors que l’heureux élu, Ange-Félix Patassé, vainqueur au second tour sur le socialiste Abel Goumba, avec 52,5 pour cent des voix, ait été dans le passé violemment anti-français et putschiste, qu’il ait organisé le sacre de Bokassa, son mentor politique auquel il s’efforce de ressembler jusqu’à la limite du mimétisme, qu’il soit démagogue à souhait, ayant fait campagne en promettant une usine à fabriquer des billets de banque à chaque village où une majorité voterait pour lui. La France est « lasse de corriger la fortune de ses anciennes colonies africaines ».Elle espère, certes, que la tenue d’une élection dans le respect des règles servira de gage à un avenir plus démocratique en Centrafrique ; mais elle n’y croit guère. En revanche, elle considère ce vote incontestable « comme le cadeau d’adieu d’une puissance tutélaire pour qui il est grand temps de se retirer d’un État théoriquement indépendant depuis trente-trois ans ».

DÉMOCRATIE ET CHAOS

Dans sa lente remontée à la souveraineté, la Centrafrique passe un cap en 1993 : pour la première fois depuis l’indépendance, la volonté populaire s’est exprimée librement. La victoire d’Ange-Félix Patassé constitue une alternance démocratique. Elle rompt avec les simulacres d’élections qui, pendant la Guerre froide, reconduisaient invariablement l’homme fort à la présidence que son occupant ne quittait que contraint et forcé, victime d’un coup d’État. Pour cette raison, le pléonasme « démocratiquement élu » devient d’usage quand les scrutins en Afrique cessent d’être des plébiscites de candidats uniques ou des compétitions jouées d’avance. Ange-Félix Patassé se targue de ce nouveau titre de gloire qu’il va confondre – il n’est pas le seul – avec un blanc-seing de gouvernance.
Ce qui sera d’autant plus fâcheux qu’après trois présidents originaires du Sud depuis l’indépendance (David Dacko et Jean Bedel Bokassa, tous deux Mbaka, et André Kolingba, un Yakoma), il est le premier homme politique du nord à accéder à la magistrature suprême. Le fait, en soi, n’a guère d’importance. Mais il se charge d’une signification politique lourde dès lors qu’il s’inscrit dans une perception de polarisation politique – les gens de la savane contre les gens du fleuve – que le nouveau chef de l’État va grandement exacerber, par maladresse ou calcul.
« On ne peut démocratiser qu’avec des démocrates, et l’arithmétiques tribale prévalant à l’occasion d’une élection démocratique ne suffit pas à transformer un cacique du système Bokassa en un artisan de l’évolution démocratique ». Le jugement, émis par Jean-Paul Ngoupandé,est sans appel pour Ange-Félix Patassé. Toutefois, l’héritage que doit assumer Patassé en arrivant au pouvoir est lourd : son armée est une milice tribale dont il n’a pas entièrement tort de penser qu’elle lui est hostile. Pour commencer, il cherche alors à garantir sa sécurité rapprochée en reversant les Yakoma de la Garde présidentielle dans les rangs des Forces armées centrafricaines (FACA). Ce qui suscite le mécontentement des intéressés, privilégiés sous l’ancien régime.
Puis, la grogne des militaires se fait générale quand il s’avère que la nouvelle Sécurité présidentielle est également une milice tribale, cette fois-ci presque exclusivement constituée de Sara-Kaba, la « famille » ethnique septentrionale du nouveau chef de l’État. La rivalité entre cette garde prétorienne et la troupe « clochardisée » des FACA va provoquer, sur fond de crise sociale sans précédent, une martingale de mutineries qui achèveront de ruiner l’économie et l’État centrafricains.

1. Mutineries à répétition

L’état de grâce du nouveau pouvoir n’est que de courte durée. Dans l’élan de sa prise de fonctions, Ange-Félix Patassé parvient à éponger douze mois d’arriérés de salaires dans la fonction publique, mais ils sont vite reconstitués par des retards successifs. L’exaspération sociale gagne alors les rangs de l’armée. Le 18 avril 1996, quelque deux cents soldats du Régiment de défense opérationnelle du territoire (RDOT) manifestent pour réclamer trois mois de retard de solde. Ils occupent la radio, prennent plusieurs personnalités en otage et tentent d’attaquer la présidence. La Garde présidentielle sort. L’affrontement fait sept morts et une quarantaine de blessés. Les soldats français du camp Béal quadrillent alors Bangui pour protéger les ressortissants étrangers. Privés de marge de manœuvre sur le plan militaire, les mutins mettent fin à leur mouvement, qui a duré quatre jours.
Un mois plus tard, le 18 mai 1996, la rumeur – vraie ou fausse, on ne le saura jamais – que l’armurerie du camp Kasaï, la base du RDOT, passerait sous le contrôle de la Garde présidentielle, déclenche une nouvelle irruption de colère au sein des FACA. Cette fois, la mutinerie dure onze jours et implique plusieurs centaines de militaires. Encadrés par des sous-officiers, leurs revendications se font plus politiques. En même temps, Bangui est mise à sac, avec la participation enthousiaste des nombreux laissés-pour-compte dans la capitale. L’armée française monte une importante opération, « Almandin II », pour évacuer plusieurs milliers d’étrangers. Elle sauve aussi du pillage la brasserie Mocaf, propriété du groupe français Castel. S’élevant à 43 morts et 238 blessés, le bilan des violences est sensiblement plus lourd qu’en avril. De nouveau, le déploiement des forces françaises contraint les mutins et le pouvoir à la négociation.
Un gouvernement d’union nationale, conduit par Jean-Paul Ngoupandé, se met en place. Au cours de ses huit mois d’existence, il parvient à organiser les états généraux de l’armée, en vue d’une restructuration profonde des FACA avec l’aide de la coopération française, et à faire adopter par l’ensemble des partis politiques – une trentaine – un programme minimum commun. Mais une troisième mutinerie, déclenchée le 15 novembre 1996, a raison de ces efforts. À la suite d’un incident mineur, des centaines de soldats essaiment en ville pour prendre le contrôle des quartiers sud de Bangui, le long du fleuve. Une fois de plus, l’armée française intervient pour enrayer l’escalade militaire. Mais, cette fois, les fils du dialogue tardent à se renouer, la capitale centrafricaine reste divisée pendant de longues semaines et deux militaires français – un officier et un sous-officier en patrouille – sont abattus à un barrage des mutins, de tirs dans le dos.
Le bilan des représailles exercées par l’armée française va demeurer inconnu. Selon des sources centrafricaines dignes de foi, il a été de « plusieurs dizaines de civils, pris dans le feu ouvert sur les mutins qui ont cherché à s’abriter à l’intérieur des quartiers ». Cette intervention punitive provoque, à Paris, une vive réaction de Lionel Jospin, alors premier secrétaire du Parti socialiste, sur l’interventionnisme d’un autre temps et le respect dû aux « morts africaines ». Sa déclaration rompt avec l’habituel consensus observé par la classe politique française dès lors qu’il s’agit d’opérations militaires en Afrique.
Bien que restant sans suite, ce début de débat public met en relief le dilemme dans lequel le gouvernement français s’est enfermé depuis le début des mutineries en rafales à Bangui. Le choix semble cornélien : faut-il assister, l’arme au pied, à la prise de pouvoir des mutins, au risque de se voir reprocher le lâchage d’un président démocratiquement élu et longtemps considéré comme anti-français ? Ou, quitte à redevenir le gendarme de l’Afrique, faut-il voler au secours d’Ange-Félix Patassé, bien que celui-ci multiplie les abus de pouvoir, du péculat à grande échelle à l’assassinat politique ?
Finalement, les autorités françaises tentent de sortir du piège par un mouvement en deux temps : d’abord, en portant la présence militaire française à Bangui de 1400 à 2300 hommes pour y maintenir l’ordre constitutionnel, au besoin par les armes ; puis, en passant le relais à une force internationale d’interposition afin de pouvoir rapatrier les troupes françaises, à la faveur d’une stabilisation provisoire de la situation. Cette solution du type « un pas en avant, deux pas en arrière » doit mettre Paris à l’abri d’une nouvelle mise en accusation, tantôt pour ingérence, tantôt pour abandon. Mais elle comporte aussi le risque du cumul.
(…)

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