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Dabealvi.La Sentinelle en mode veille - Centrafrique M.E.R.C.I

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BANGUI: J'ai la même conviction que Mark Zuckerberg concernant les NRJR en Centrafrique ~Râ

18 Janvier 2018 , Rédigé par dabealvi.over-blog.com Publié dans #Mark Zuckerberg, #facebook, #ENERGIE SOLAIRE, #centrafrique, #dabealvi, #bangui

Dans son message annonçant la décision, Zuckerberg a déclaré que l’entreprise « apporte un changement majeur à la manière dont nous construisons Facebook […] en nous concentrant sur comment vous aider à trouver du contenu pertinent et vous aider à avoir des interactions sociales plus intéressantes. »

Le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, a annoncé vendredi que le plus grand réseau social du monde initie des changements majeurs visant à ne plus donner la priorité aux informations et aux contenus politiques sur les flux d’actualités des utilisateurs à la faveur de « moments personnels ». Ce changement est l’effort le plus significatif jusqu’ici pour censurer les informations en ligne.

Facebook est actuellement une source majeure de nouvelles pour des centaines de millions de personnes à travers le monde. Le nombre d’utilisateurs mondiaux de Facebook est passé de 100 millions en 2008 à plus de 2 milliards. Selon un sondage de Pew Research en novembre dernier, 45 % des Américains utilisent Facebook pour connaître les actualités, plus que toute autre plate-forme de médias sociaux. Il est devenu un mécanisme important pour l’organisation des manifestations et la diffusion de l’information hors du contrôle des grands conglomérats médiatiques. C’est ce à quoi Facebook, en étroite collaboration avec les grands États capitalistes, veut mettre fin.

Dans son message annonçant la décision, Zuckerberg a déclaré que l’entreprise « apporte un changement majeur à la manière dont nous construisons Facebook […] en nous concentrant sur comment vous aider à trouver du contenu pertinent et vous aider à avoir des interactions sociales plus intéressantes. »

Le manifeste est rempli du type de langage orwellien caractéristique d’un régime autoritaire. Les changements sont motivés, explique Zuckerberg, par « la responsabilité de s’assurer que nos services ne sont pas seulement amusants à utiliser, mais bons aussi pour le bien-être des gens. » En rétrogradant le contenu des actualités et en insistant sur les messages des amis et de la famille, Facebook veut s’assurer que ses utilisateurs « se sentent plus connectés et moins seuls », et l’effet global est censé être « bon pour notre bien-être ».

En d’autres termes, Facebook sait ce qui est bon pour vous, et ce n’est pas des nouvelles et des informations sur l’état du monde. Un tel « contenu public » sera de plus en plus retiré des fils de nouvelles de Facebook, tandis que les articles d’actualité qui sont présentés « seront conformes à ce critère – ils devront encourager les interactions intéressantes. entre les gens ».

Dans la dictature imaginée par Orwell dans son livre 1984, le Grand Frère et ses adulateurs dans les médias utilisent la « novlangue » pour occulter l’état perpétuel de guerre et de dictature en transformant les choses en leur contraire : la guerre c’est la paix. Dans le « funspeak » de Zuckerberg, la suppression de la capacité des gens à transmettre des informations est décrite comme un effort pour « nous rapprocher des gens qui comptent pour nous ». La censure sous la forme d’une carte de vœux de chez Hallmark.

Zuckerberg déclare, en outre, que Facebook « a commencé à faire des changements dans ce sens l’année dernière », c’est-à-dire que la censure a déjà commencé. Le World Socialist Web Site a noté qu’au cours des six derniers mois, les contenus affichés sur Facebook, en particulier les vidéos, ont une portée sensiblement inférieure à la moyenne, alors que les lecteurs ont signalé que leurs propres affichages d’articles du WSWS étaient signalés comme spam.

La motivation politique de la décision – un virage à 180 degrés par rapport à la stratégie de contenu de l’entreprise – est soulignée par le fait que cela aura vraisemblablement un effet négatif important sur les bénéfices de Facebook. Dans son message, Zuckerberg a reconnu qu’il s’attendait à ce que « le temps que les gens passent sur Facebook et certaines mesures de [leur] engagement diminueront. » Ceci, combiné à une baisse anticipée des revenus publicitaires des éditeurs de contenu, a fait chuter les actions de Facebook de 9 % vendredi.

Mais il y a des enjeux plus importants. L’action de Facebook illustre le passage par les grandes entreprises technologiques à la censure corporatiste. D’entreprises dont le but déclaré est de propager, de partager et de diffuser l’information, elles sont devenues des instruments servant à faire taire et contrôler.

Il y a un an, Zuckerberg aurait pris sa déclaration, incluse dans son post hier, que « les vidéos et autres contenus librement accessibles ont explosé sur Facebook ces dernières années » comme un objet de fierté. Maintenant, il traite cela comme un risque.

Ce changement est le résultat d’une campagne menée par le Parti démocrate et les agences de renseignement américaines. En coordination avec les médias, notamment le New York Times et le Washington Post, ils ont développé un argument néo-maccarthyste selon lequel l’influence russe dans la politique américaine, principalement par le biais des médias sociaux, a corrompu la « démocratie américaine » et « sème des divisions » dans le pays – un argument repris par l’Allemagne, la France et d’autres États.

Lors d’une série d’audiences à la fin de l’année dernière, les législateurs américains ont clairement indiqué qu’ils s’attendaient à ce que Facebook, Twitter et Google mettent en place une vaste répression des discours politiques. La semaine dernière, les démocrates du Sénat américain ont publié un rapport important sur l’intervention russe dans la politique américaine et européenne qui conclut que « les plateformes de médias sociaux sont un élément clé des campagnes de désinformation qui minent les démocraties ».

La véritable préoccupation de la classe dirigeante n’est pas l’ingérence russe, mais la croissance de l’opposition sociale et politique, aux États-Unis et à l’étranger. Alors que l’administration Trump poursuit son programme réactionnaire, militariste et antidémocratique – y compris l’abolition de la neutralité d’Internet – le Parti démocrate est terrifié à l’idée que l’état de guerre incessant et les niveaux insoutenables d’inégalités sociales puissent produire une explosion sociale.

Il y a cinq mois, le World Socialist Web Site a averti que Google cherchait à censurer les sites web de gauche, anti-guerre et progressistes dans le cadre d’un large mouvement de censure de la part des grandes entreprises technologiques. Les assauts contre les droits démocratiques et la liberté d’expression a beaucoup progressé en seulement six mois. La classe dirigeante prend des mesures rapides en prévision d’une guerre majeure et de l’explosion des troubles sociaux cette année.

Dans ces conditions, le webinaire « Organiser la résistance à la censure sur Internet », avec le président du WSWS, David North, et le journaliste Chris Hedges, intervient juste à temps. Ce flux vidéo en direct sera diffusé le mardi 16 janvier de 19 h à 20 h 30, heure normale de la côte Est des États-Unis. Nous invitons tous nos lecteurs à s’inscrire aujourd’hui sur endcensorship.org et à prévoir de participer à cet événement international essentiel.

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Quand la liberté de la presse cède le pas à des intérêts politiques

21 Décembre 2015 , Rédigé par dabealvi.over-blog.com Publié dans #facebook, #twitter, #centrafrique, #dabealvi, #paix

 Quand la liberté de la presse cède le pas à des intérêts politiques

«La première victime de la guerre est la vérité» – Cette citation, attribuée à tort à différents auteurs et philosophes, émane probablement du sénateur américain Hiram Johnson. Elle est aujourd’hui plus actuelle que jamais. Des succès énormes dans la technique de la communication ont révolutionné nos sociétés mais révèlent également le revers de la médaille. Ce qui relevait, il y encore quelques années, d’un scénario d’avenir dystopique dans des romans est devenu réalité: le contrôle et le stockage des données et des conversations au moyen de Google et de Facebook ou bien la monopolisation du savoir par l’encyclopédie en ligne Wikipédia.

Les nouveaux médias sociaux, tels que Facebook et Twitter influencent fortement les médias et le comportement des consommateurs. De ce fait, la censure des contenus a considérablement augmenté. Cela apparaît surtout – pour en revenir à la citation de Johnson – dans les périodes de crises planétaires secouant l’Europe et ses voisins depuis cinq ans. Les conflits au Moyen-Orient et en Europe de l’Est, de même que la catastrophe des réfugiés et ses conséquences ouvrent les yeux à toute personne ayant l’esprit critique sur la nécessité de relativiser la notion de «liberté de la presse». En effet, il y a un manque de diversité dans les reportages parus dans les médias sociaux et dans les journaux dits de qualité.

Il ne faut pas confondre l’interdiction de la censure avec l’interdiction de la pensée idéologique. Les élites politiques et économiques ont repéré depuis longtemps le pouvoir des médias, bien avant que le philosophe français Michel Foucault s’en soit préoccupé de façon scientifique. Et ils savent s’en servir. Des éditoriaux contraignants de l’équipe de rédaction détournent les médias de leur mission, les soumettant à une ligne d’orientation politique fixée au lieu d’informer la société. Ce sont les élites, les groupes de pression économiques et les partis qui en profitent. Pour les lecteurs, il ne reste donc pas grand-chose d’objectif et d’authentique dans les articles et les reportages et les commentaires.

On cherche à conquérir les esprits par de belles paroles qui n’ont rien à voir avec la réalité quotidienne et à les orienter vers des objectifs géopolitiques. Qu’il s’agisse du «Printemps arabe», du «Maïdan» ukrainien ou des slogans du genre «Je suis Charlie» ou «Bienvenue aux réfugiés» qui sont diffusés d’un instant à l’autre par les médias sociaux – on tente par là d’imposer une (pseudo) morale à la masse de la population. Une population qui généralement ne connaît rien des relations établies dans ces domaines et ne doit surtout pas les connaître.

Toute personne experte en la matière, du fait de ses connaissances des événements culturels et historiques en Afrique du Nord et au Proche-Orient, savait parfaitement que le «Printemps arabe» n’apporterait rien en faveur de la démocratie dans ces pays. Il s’agissait plutôt de se défaire de chefs d’Etats tombés en disgrâce, alors même qu’ils étaient encore courtisés peu de temps auparavant. Brusquement les médias se mirent à parler de «dictateurs» et de «régimes de terreur», alors qu’on chantait les louanges de rebelles armés.

Un autre aspect de cette information unilatérale, peut-être même encore plus important, et une nouvelle méthode de censurer la presse est la diffamation des esprits critiques qui refusent les affirmations présentées dans les médias. Ils sont mis au pilori, accusés d’être des «amis de Poutine», des «amis d’Assad» ou des «complotistes» et «conspirationnistes», le tout pour les empêcher d’être entendus. Cela conduit à priver la population d’une liberté fondamentale – c’est-à-dire d’aborder un thème avec un esprit critique. C’est une autre façon d’instaurer la censure pour empêcher la liberté de pensée.

Après les attentats du 11 septembre 2001 à New York et les attaques plus récentes en Europe, on renforça la surveillance des populations aux Etats-Unis et dans l’Union européenne. On justifie le stockage de données et les scandales d’écoutes de la NSA par «la guerre contre le terrorisme». Le fait qu’en Afghanistan et en Irak le chaos règne depuis plus d’une décennie prouve que cette guerre, soutenue sans réserves par le gouvernement allemand, est sans issue.

Depuis l’élection de Barak Obama au poste de président des Etats-Unis en 2008, on a assisté à de nouvelles coupures dans les médias européens qui, auparavant, s’étaient parfois montrés critiques envers la politique étrangère américaine. La remise du prix Nobel de la paix à Obama renforça non seulement les liens entre l’Europe et les Etats-Unis, mais aussi la ligne politique pro-américaine de la presse internationale «de qualité». Dans les rédactions, on se mit systématiquement à éliminer toutes les voix critiques envers les Etats-Unis en les accusant d’être des «conspirationnistes», en les plaçant soit dans une ligne de gauche radicale ou de droite extrême. Il n’est donc plus guère possible d’avoir une vue d’ensemble de la géopolitique menée essentiellement par les Etats-Unis en tant que superpuissance militaire.

La liberté de la presse est un droit humain incontournable. Il va de soi qu’elle doit être soumise à certaines règles – telles que le respect de la dignité humaine, la tolérance en matière religieuse, l’interdiction de tout comportement raciste ou destiné à exciter la haine. Toutefois, lorsqu’on profite d’une crise pour pousser les médias à mettre en avant une pensée idéologique et à diviser la société par des reportages falsifiés, il n’est plus possible de parler de liberté de la presse. Car son objectif d’informer et d’expliquer n’est pas atteint. Cela n’est alors rien d’autre qu’une arme de pouvoir imposant son contrôle et sa surveillance. On réduit ainsi à néant toute critique sociale.

Stefan Haderer est un anthropologue socio-culturel et politologue autrichien

Source

http://dabealvi.over-blog.com/2015/10/programme-du-president-virtuel-du-centrafrique.html

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