La Parole de Dieu enseigne:
Que la Restitution consiste à amender les torts commis à l’endroit d’autrui, à restituer les choses volées aux propriétaires, à payer les dettes, à rendre ce qu’on a fraudé, à se confesser à celui qu’on a offensé, à s’excuser auprès de ceux qu’on a diffamés, à avoir une conscience libre de toutes offenses à l’égard de Dieu et des hommes. Genèse 20:1-8; Exode 22:1-7; Lévitique 6:1-7; Nombres 5:6-8; 2 Samuel 12:1-6; Proverbes 6:31; Ezéchiel 33:14-16; Matthieu 5:23,24; Luc 19:8,9; Actes 23:1-5; 24:16; Jacques 4:17; Jacques 5:6.

RESTITUTION1La restitution est l’acte de faire des amendements pour des torts commis envers nos prochains, de restituer les choses volées ou mal acquises, des biens ou des personnes à leurs justes propriétaires, de rembourser les dettes, de donner en retour là où on a fraudé, de se confesser à ceux qu’on a offensés et de s’excuser auprès de ceux qu’on a calomniés afin d’avoir une conscience sans reproche devant Dieu et devant les hommes. Ceci est fait si la personne injuriée l’a su ou pas, car Dieu est au courant (Hébreux 4:13).

Nous recevons le pardon lorsque nous confessons et abandonnons nos péchés. Nous sommes purifiés par le sang de notre Seigneur Jésus-Christ (Proverbes 28:13 ; 1 Jean 1:9). Lorsqu’un homme pèche contre Dieu, nous remarquons souvent q’une autre personne souffre du résultat de ce péché. Il est aussi vrai que lorsqu’un homme pèche contre son prochain, il pèche contre Dieu dans le même acte, parce que l’un des commandements de Dieu a été violé. Dieu pardonne volontiers les péchés commis contre Lui lorsqu’il y a une repentance et un abandon du péché. Cependant, Dieu exige que l’homme fasse des amendes envers toute personne qu’il a injuriée ou blessée comme étant une marque parmi d’autres choses ; cette repentance est authentique. Nous devons porter des fruits qui prouvent à tous que nous sommes réellement devenus de nouvelles créatures (Luc 3:8-14 ; Romains 8:1,2 ; Actes 24:16 ; 2 Corinthiens 5:17).  En faisant des restitutions nous sommes sûrs que nous sommes en bonne relation avec nos voisins après nous être réconciliés avec Dieu.

La Doctrine Biblique sur la restitution en pratique et en précepte couvre virtuellement toutes les dispensations, de la manière dont Dieu agit envers les hommes jusqu’à nos jours. La révélation de la volonté et de la Parole de Dieu avant les lois Mosaïques demande que nous fassions la restitution (Romains 1:19,20). Donc cet enseignement ou cette doctrine de la Parole de Dieu qui avait été établi plusieurs années avant la loi ne peut pas être aboli avec la loi.

La restitution fait partie de la loi morale. Certains péchés commis par les hommes sont contre Dieu aussi bien que les voisins. La repentance envers Dieu englobait pour les enfants d’Israël la restitution des biens acquis par fraude, par mensonge ou par toutes sortes de simulations (Exode 21:18,19, 22, 26-36; 22:1-15; Lévitiques 6:2-5; Nombres 5:6-8).

Les rois d’Israël ont maintenu et mis en vigueur la pratique de la restitution. C’est une chose capitale que de nos jours, les dirigeants, qu’ils soient séculiers ou spirituels, maintiennent cet engagement envers l’exigence morale de Dieu pour tous les hommes (2 Samuel 16:5-8; 19:16-23; Proverbes 6:30,31; 1 Rois 20:34; 2 Rois 8:1-6).

Les prophètes (d’Israël) avaient eux aussi prêché, enseigné et mis l’accent sur la nécessité pour tout Israélite rétrograde qui voulait revenir à Dieu, de faire la restitution (Néhémie 5:6-13). Ils avaient publié et beaucoup prophétisé la venue de Christ et le sacrifice expiatoire. Ils avaient vite reconnu que le “sang de l’Agneau” était nécessaire pour purifier les péchés, et pourtant ils n’avaient pas négligé les exigences de Dieu au sujet de la restitution. Le ministère des prédicateurs de nos jours ressemble à celui des prophètes de l’Ancien Testament.

La restitution est une doctrine de Christ, confirmant sa Parole qui dit : Tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu’à ce que tout soit arrivé”. Chaque croyant doit sérieusement et de tout son cœur pratiquer et combattre pour tout ce que Christ avait enseigné (Matthieu 18:15-17; Luc 17:3-5; 19:8-10).

RESTITUTION3La rencontre de Zachée avec le Seigneur Jésus-Christ est une leçon complétive. Zachée ne voulait que rien ne se tienne entre lui et son salut - pas même sa richesse, spécialement cette partie qui a été mal acquise. Bien que les gens murmuraient  que Jésus fût allé loger chez un pécheur, Jésus avait déclaré que le salut est entré dans la maison de Zachée, étant donné qu’il est aussi un fils d’Abraham non seulement par la loi mais aussi par la foi, et qu’il est prêt à rendre juste sa vie et suivre complètement le Seigneur. L’expérience du salut pousse une personne à rendre tout ce qui ne lui appartient pas au propriétaire.

Les Apôtres dans l’église primitive avaient aussi pratiqué et enseigné la restitution. Au fait, toute l’église de Dieu vivait par cet enseignement (Matthieu 28:19,20; Jean 14:26; Actes 2:42; 16:4,5; Philémon 7-21). Les règles d’une vie de justice sont aussi élevées (ou plus élevées) sous la dispensation de la Grâce que celles de l’Ancien Testament. La restitution est autant une partie de l’Evangile que la conversion ou le baptême d’eau. Ce n’est pas un acte de se justifier pour mériter le pardon. Lorsqu’un homme est sauvé, il ne va pas seulement régler les comptes en argent  ou en gains malhonnêtes et les factures non payées; il confessera aussi ses mensonges, les faux rapports, les critiques mal fondées, la haine, la malice - les choses dans lesquelles il aurait offensé les autres, que ce soit en parole ou en acte. L’on pouvait dire: “Mon frère ou ma soeur ne sait pas j’ai parlé de lui”. Mais, que dirons-nous a propos de la personne dont tu as ? Sans doute tu lui as fait du mal, et peut-être il l’a dit à d’autres. Tu dois aller te confesser à celui dont tu as parlé. Il vaut mieux réparer les torts passés ici et maintenant que de leur faire face dans l’éternité. Le grand “Conseiller” qui n’a jamais failli peut nous devancer et adoucir les cœurs de ceux que nous avons offensé (1 Timothée 5:24).

Faire la restitution est semblable à un combat spirituel dans lequel nous avons besoin de l’aide et la sagesse de Dieu pour pouvoir éteindre les traits enflammés du diable (Ephésiens 6:10-12,16). Il y a des cas délicats. Ce sont ceux qui impliqueraient d’autres personnes qui ne sont pas sauvés, et leur causeraient des dommages ou leur feraient du mal ; ou bien lorsqu’on a à faire à des individus ou des organismes et lorsque d’autres personnes seraient affectées de diverses manières. Il y a aussi des cas pour lesquels nous n’avons pas une directive claire venant de la parole de Dieu à suivre. Dans ces cas, nous avons besoin de prières ferventes, de sagesse et de conseils des prédicateurs de la parole de Dieu remplis de l’Esprit qui croient et enseignent tout le conseil de Dieu (Proverbes 11:14; 15:22; 24:6).

RESTITUTION2Les lois civiles dans le pays peuvent ne pas toujours être en vigueur dans le domaine de la restitution. Par exemple, la loi peut prévoir un temps déterminé pour certaines catégories de dettes et obligations après quoi elles sont bannies; mais aucune dette n’est proscrite avec Dieu. Le temps ne peut bannir les obligations morales.

La restitution est souvent prise en compte au moment du salut parce que Dieu pardonne si et seulement si on a de la bonne volonté ; ainsi il revient à l’homme de décider de réparer tous les torts qu’il a commis envers les autres. Le chrétien de son vivant doit être prêt à faire la restitution où c’est nécessaire lorsque les autres sont offensés, par exemple en dehors des jugements erronés des hommes (Actes 23:1-5; Matthieu 5:23,24).

Dieu exige que la restitution soit faite. Un avantage dans le plan de Dieu à l’égard de la restitution est qu’un témoignage indéniable est dirigé aux gens qui, autrement n’écouteraient pas sérieusement l’histoire de l’évangile. Une religion qui interpelle un homme à payer ses dettes, à rendre les choses qu’il a volées et à dévoiler ses crimes doit être digne de confiance pour les hommes du monde.

Lorsque les restitutions sont faites et les torts sont réparés, la paix de Dieu inonde le cœur du croyant. Il y a la confiance en Dieu dans la prière et le croyant fait des progrès dans la vie chrétienne puisque le sens de culpabilité est enlevé (Romains 8:1,2).