Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Dabealvi.La Sentinelle en mode veille - Centrafrique M.E.R.C.I
Articles récents

Lu pour vous : Processus de réconciliation : la Centrafrique prend conseil auprès de la Côte d’Ivoire

25 Septembre 2015 , Rédigé par Centrafrique-Presse.com

Cet article est reposté depuis une source devenue inaccessible.

Lire la suite

Élections en Centrafrique : les gouvernements marocain et japonais accordent 800.000 dollars

25 Septembre 2015 , Rédigé par Centrafrique-Presse.com

Cet article est reposté depuis une source devenue inaccessible.

Lire la suite

Une initiative intéressante.

25 Septembre 2015 , Rédigé par dabealvi.over-blog.com

LA LUMIERE POUR LA PAIX ...André
LA LUMIERE POUR LA PAIX ...André

Dieu-beni Origine Bekondi

TERME DE REFERENCE
RENCONTRE DES FORCES VIVES DE LA NATION ELARGIE A LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE SUR LES GRANDES QUESTIONS LIEES AU PROCESSUS ELECTORAL.
Durée : deux jours.
Contexte et justification
Depuis la mise en place du cadre juridique et institutionnel des élections de sortie de crise en République Centrafricaine, les observateurs citoyens ou internationaux, les partenaires techniques et financiers du processus électoral et les Forces vives de la Nation ont constaté les difficultés multiformes auxquels sont confrontés les organes de gestion des élections, lesquelles complexifient directement l’exécution des opérations électorales sur le terrain. Entre autres, les grèves des agents électoraux à Bangui, dans les arrières pays et même dans certains de nos ambassades ou consulats, la confiscation des matériels d’enregistrement des électeurs par certains agents électoraux dans la VAKAGA (…) qui réclament le payement de leurs indemnités sont quelques exemples que nous pouvons citer pour illustrer les incidents critiques qui entament le processus électoral de sortie de crise en République Centrafricaine. La démission du Vice Président de l’Autorité Nationale des Elections dont le remplacement n’est pas pourvu jusqu’aujourd’hui vient encore enfoncer le clou.
De ses difficultés techniques et organisationnelles s’ajoutent d’autres pesanteurs extérieures qui sont liés au contexte sécuritaire, et politique. Au plan sécuritaire, la recrudescence des violences perpétrés par les milices armés dans les localités comme : Bambari, Grimari, Batangafo, Bouca, etc. n’augure pas un climat favorable à la tenue des élections aux dates prévues dans le calendrier électoral publié par l’Autorité Nationale des Elections.
Au plan politique, la prise de position d’un groupe de vingt sept (27) personnalités et partis politiques qui envisagent une troisième transition de vingt quatre (24) mois fait planer le spectre d’une probable crise, qui pourra avoir d’impact sur la tenue des élections. Même si le Secrétaire Général Adjoint des Nations Unies Monsieur Hervé LADSUS a tenté de rassurer l’opinion publique nationale qu’ : « il n’y aura pas de troisième transition en République Centrafricaine, (…) Les élections seront tenues », cela ne résout pas les difficultés aussi nombreuses qui depuis, rendent impossible la tenue des élections.
Au regard de toutes ces données, la Société Civile qui aspire à la tenue d’une élection en décembre 2015 s’inquiète. C’est pourquoi sous les auspices de l’Observatoire Nationale des Elections qui est une organisation spécialisée de la société civile en matière électorale s’est émergé l’idée de la tenue de cette rencontre des Forces Vives de la Nation (FVN) élargie à la Communauté Internationale (CI) pour discuter autour des grandes questions liées au processus électoral.
Objectifs
Faire un état des lieux a mi - parcours du processus électoral en RCA ;
Proposer des recommandations pour tenter de résorber toutes les difficultés qui affectent le processus électoral de sortie de crise en République Centrafricaine ;
Des participants
La rencontre élargie regroupera en tout cent (100) participants. Dont 25 participants représentant les Organisations de la Société Civile (OSC), 25 participants représentant les Pouvoirs Publics, 25 participants représentant les partis politiques, et 25 participants représentant la communauté internationale.
Activités
Des activités ci-dessous seront effectuées pour atteindre les objectifs fixés. Il s’agit des thématiques phares qui sont identifiées et attribuées à des membres des administrations électorales, ou à des personnalités nationales ou internationales qui jouent un rôle direct ou indirect dans le processus électoral. Ces thématiques qui sont identifiées permettront aux participants d’avoir des informations complètes et bien fournies sur l’état d’avancement des opérations électorales, ainsi que les difficultés qui affectent l’exécution des diverses opérations électorales afin de mieux y formuler des recommandations. Ces thèmes identifiés sont les suivants :
Première Journée :
Il sera présenté à la première journée les thématiques ci-dessous :
- ETAT D’AVANCEMENT DU PROCESSUS ELECTORAL A MI-PARCOURS.
Le Président de l’Autorité Nationale des Elections (ANE) est identifié pour présenter ce thème. Le communicateur dressera le bilan de l’exécution des opérations électorales depuis la mise en place de l’ANE, ainsi que les difficultés rencontrées jusqu’à ce jour. A la fin de son exposé, il y aura des séries de questions- réponses ou des débats. Un modérateur assurera le management des discussions.
- LA CONTRIBUTION DU CADRE DE CONCERTATION DANS L’ORGANISATION DES ELECTIONS APAISEES.
Le Président du Cadre de Concertation est identifié pour présenter ce thème. Le communicateur exposera aux participants les actions entreprises jusque là par son institution pour juguler la crise sécuritaire et politique qui tentent d’entamer la bonne marche des opérations électorales. Il mentionnera aussi les difficultés rencontrées.
A la fin de son exposé, il y aura des séries de questions-réponses ou des débats. Un modérateur assurera le mangement des discussions.
- TRAVAIL DE GROUPE
Les participants seront constitués en deux groupes de travail pour réfléchir et discuter sur les difficultés relevées lors des deux précédentes communications, et y formuler des recommandations.
Deuxième journée :
Les thématiques ci-dessous seront abordées lors de la deuxième journée.
- ETAT DES FINANCEMENTS DISPONIBLES DANS LE BASKETFUND
Le Directeur de Programme d’Appui au Cycle Electoral en Centrafrique au PNUD est identifié pour présenter ce thème. Le communicateur éclairera la lanterne des participants sur les fonds déjà dépensés pour financer les opérations électorales, le montant des fonds actuellement disponibles dans le basketfund, les gaps financiers qui restent à recouvrer et les divers partenaires qui ont contribué pour soutenir l’organisation des élections en République Centrafricaine. A la fin de son exposé, il y aura des series de questions-réponses ou de débats. Un modérateur sera chargé managera les discussions.
- SECURITE ET ELECTIONS
Cette thématique est subdivisée en deux sous thèmes que sont :
LA CONTRIBUTION DES FORCES DE LA MINUSUCA A LA GARANTIE DE LA SECURITE EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE.
Le Représentant des Forces de la Minusca est identifié pour présenter ce thème. Le communicateur présentera aux participants l’état de déploiement des forces de la Minusca sur le territoire Centrafricain, les avancées notables relevées dans la sécurisation du territoire Centrafricain par les forces de la Minusca, ainsi que les difficultés rencontrées. A la fin de son exposé, il y aura des séries de questions-réponses ou débats. Un modérateur managera les discussions.
LA PROBLEMATIQUE DE L’OPERATIONNALISATION DES FORCES ARMEES CENTRAFRICAINES
La Ministre de la Défense Nationale est identifiée pour présenter ce thème. La communicatrice présentera aux participants les raisons de la non opérationnalisation des Forces Armés Centrafricaines dans le dispositif des forces de sécurisation du pays et du processus électoral, l’enjeu ou les enjeux qui gravitent au tour de la question, et les difficultés rencontrées. A la fin de son exposé, il y aura des séries de questions-réponses ou des débats. Un modérateur managera les discussions.
Travaux de groupe
Les participants seront répartis en trois groupes de travail pour réfléchir sur les difficultés relevées dans les trois thématiques et y formulées des recommandations.
Méthodologie
Elle consiste pour les diverses partis prenantes des élections de discuter autour des grandes questions qui tentent d’entamer le processus électoral, et d’y formuler des recommandations en vue de l’organisation des élections sécurisées, apaisées, libres, transparentes et crédibles.
Résultats attendus
Les résultats ci-dessous sont attendus à la fin de cette rencontre élargie :
Le bilan à mi parcours du processus électoral est fait,
Les difficultés qui tentent d’entamer l’organisation des élections sont portées à l’attention des différents partis prenants des élections,
Des recommandations sont formulées par les différents partis prenants au processus électoral pour juguler ces difficultés.
http://iworlddabealvi.worldgn.com

Lire la suite

ASEA CENTRAFRIQUE

23 Septembre 2015 , Rédigé par dabealvi.over-blog.com Publié dans #sante, #bien être, #jeunesse, #vitalité, #centrafrique, #promotion

ASEA CENTRAFRIQUE
ASEA CENTRAFRIQUE

Bienvenue sur le site ASEA de
Andre REGNIER

Si vous consultez mon site ASEA, c’est sans doute par curiosité concernant les produits ASEA ! Sur ce site Web, vous pourrez accéder à des informations concernant la technologie brevetée d’ASEA

Pour me contacter directement, cliquez sur le lien ci-dessous !

http://dabealvi.myasealive.com/newsite/


j’ai pu noté votre intérêt pour le marketing de réseau, je vous propose une nouvelle opportunité d’affaire dans le domaine du bien-être et de la santé. Découvrez au travers des vidéos suivantes la présentation du produit et du business.
Voici le lien :

http://snmbowebo.ning.com/profiles/blogs/demo-teamasearca

Lire la suite

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE LA PRIMATURE

23 Septembre 2015 , Rédigé par Centrafrique-Presse.com

Cet article est reposté depuis centrafrique-presse.

Lire la suite

La Caverne des PlatonCentrafricains

21 Septembre 2015 , Rédigé par dabealvi.over-blog.com

LA CAVERNE CENTRAFRICAINE
LA CAVERNE CENTRAFRICAINE

SOCRATE - PLATON - ARISTOTE

Platon

IVe s. av. J.-C.

Texte fondateur

La Caverne de Platon

SOMMAIRE

Allégorie de la caverne de Platon

Dualisme (schéma)

Étapes vers le Beau en soi

La tyrannie

Socrate

— [514] Représente-toi de la façon que voici l'état de notre nature relativement à l'instruction et à l'ignorance. Figure-toi des hommes dans une demeure souterraine, en forme de caverne, ayant sur toute sa largeur une entrée ouverte à la lumière. Ces hommes sont là depuis leur enfance, les jambes et le cou enchaînés, de sorte qu'ils ne peuvent bouger ni voir ailleurs que devant eux, la chaîne les empêchant de tourner la tête. La lumière leur vient d'un feu allumé sur une hauteur, au loin derrière eux. Entre le feu et les prisonniers passe une route élevée. Imagine que le long de cette route est construit un petit mur, pareil aux cloisons que les montreurs de marionnettes dressent devant eux, et au-dessus desquelles ils font voir leurs merveilles.

Glaucon

— Je vois cela.

Socrate

— Figure-toi maintenant le long de ce petit mur des hommes portant des objets de toute sorte, qui dépassent le mur, et des statuettes d'hommes et d'animaux, en pierre, en bois et en toute espèce de matière. Naturellement, parmi ces porteurs, les uns parlent et les autres se taisent.

Glaucon

— Voilà, un étrange tableau et d'étranges prisonniers.

Socrate

— Ils nous ressemblent, répondis-je. Penses-tu que dans une telle situation ils n'aient jamais vu autre chose d'eux mêmes et de leurs voisins que les ombres projetées par le feu sur la paroi de la caverne qui leur fait face ?

Glaucon

— Comment cela se pourrait-il s'ils sont forcés de rester la tête immobile durant toute leur vie ?

Socrate

— Et pour les objets qui défilent n'en est-il pas de même ?

Glaucon

— Sans contredit.

Socrate

— Mais, dans ces conditions, s'ils pouvaient se parler les uns aux autres, ne penses-tu pas qu'ils croiraient nommer les objets réels eux-mêmes en nommant ce qu'ils voient ?

Glaucon

— Nécessairement.

Socrate

— Et s'il y avait aussi dans la prison un écho que leur renverrait la paroi qui leur fait face, chaque fois que l'un de ceux qui se trouvent derrière le mur parlerait, croiraient-ils entendre une autre voix, à ton avis, que celle de l'ombre qui passe devant eux ?

Glaucon

— Non par Zeus.

Socrate

— Assurément, de tels hommes n'attribueront de réalité qu'aux ombres des objets fabriqués.

Glaucon

— De toute nécessité.

Socrate

— Considère maintenant ce qui leur arrivera naturellement si on les délivre de leurs chaînes et qu'on les guérisse de leur ignorance. Qu'on détache l'un de ces prisonniers, qu'on le force à se dresser immédiatement, à tourner le cou, à marcher, à lever les yeux vers la lumière. En faisant tous ces mouvements il souffrira, et l'éblouissement l'empêchera de distinguer ces objets dont tout à l'heure il voyait les ombres. Que crois-tu donc qu'il répondra si quelqu'un vient lui dire qu'il n'a vu jusqu'alors que de vains fantômes, mais qu'à présent, plus près de la réalité et tourné vers des objets plus réels, il voit plus juste ? Si, enfin, en lui montrant chacune des choses qui passent, on l'oblige, à force de questions, à dire ce que c'est, ne penses-tu pas qu'il sera embarrassé, et que les ombres qu'il voyait tout à l'heure lui paraîtront plus vraies que les objets qu'on lui montre maintenant ?

Glaucon

— Beaucoup plus vraies.

Socrate

— Et si on le force à regarder la lumière elle-même, ses yeux n'en seront-ils pas blessés ? N'en fuira-t-il pas la vue pour retourner aux choses qu'il peut regarder, et ne croira-t-il pas que ces dernières sont réellement plus distinctes que celles qu'un lui montre ?

Glaucon

— Assurément.

Socrate

— Et si, reprise-je, on l'arrache de sa caverne, par force, qu'on lui fasse gravir la montée rude et escarpée, et qu'on ne le lâche pas avant de l'avoir traîné jusqu'à la lumière du soleil, ne souffrira-t-il pas vivement et ne se plaindra-t-il pas de ces violences ? Et lorsqu'il sera parvenu à la lumière, pourra-t-il, les yeux tout éblouis par son éclat, distinguer une seule des choses que maintenant nous appelons vraies ?

Glaucon

— Il ne le pourra pas, du moins au début.

Socrate

— Il aura, je pense, besoin d'habitude pour voir les objets de la région supérieure. D'abord ce seront les ombres qu'il distinguera le plus facilement, puis les images des hommes et des autres objets qui se reflètent dans les eaux, ensuite les objets eux-mêmes. Après cela, il pourra, affrontant la clarté des astres et de la lune, contempler plus facilement pendant la nuit les corps célestes et le ciel lui-même, que pendant le jour le soleil et sa lumière.

Glaucon

— Sans doute.

Socrate

— À la fin, j'imagine, ce sera le soleil, non ses vaines images réfléchies dans les eaux ou en quelque autre endroit, mais le soleil lui-même à sa vraie place, qu'il pourra voir et contempler tel qu'il est.

Glaucon

— Nécessairement.

Socrate

— Après cela il en viendra à conclure au sujet du soleil, que c'est lui qui fait les saisons et les années, qui gouverne tout dans le monde visible, et qui, d'une certaine manière, est la cause de tout ce qu'il voyait avec ses compagnons dans la caverne.

Glaucon

— Évidemment, c'est à cette conclusion qu'il arrivera.

Socrate

— Or donc, se souvenant de sa première demeure, de la sagesse que l'on y professe, et de ceux qui y furent ses compagnons de captivité, ne crois-tu pas qu'il se réjouira du changement et plaindra ces derniers ?

Glaucon

— Si, certes.

Socrate

— Et s'ils se décernaient alors entre eux honneurs et louanges, s'ils avaient des récompenses pour celui qui saisissait de l'oeil le plus vif le passage des ombres, qui se rappelait le mieux celles qui avaient coutume de venir les premières ou les dernières, ou de marcher ensemble, et qui par là était le plus habile à deviner leur apparition, penses-tu que notre homme fût jaloux de ces distinctions, et qu'il portât envie à ceux qui, parmi les prisonniers, sont honorés et puissants ? Ou bien, comme le héros d'Homère, ne préférera-t-il pas mille fois n'être qu'un valet de charrue, au service d'un pauvre laboureur, et de souffrir tout au monde plutôt que de revenir à ses anciennes illusions et vivre comme il vivait ?

Glaucon

— Je suis de ton avis, il préférera tout souffrir plutôt que de vivre de cette façon là.

Socrate

— Imagine encore que cet homme redescende dans la caverne et aille s'asseoir à son ancienne place. N'aura-t-il pas les yeux aveuglés par les ténèbres en venant brusquement du plein soleil ?

Glaucon

— Assurément si.

Socrate

— Et s'il lui faut entrer de nouveau en compétition, pour juger ces ombres, avec les prisonniers qui n'ont point quitté leurs chaînes, dans le moment où sa vue est encore confuse et avant que [517a] ses yeux se soient remis (puisque l'accoutumance à l'obscurité demandera un certain temps), ne va-t-on pas rire à ses dépens, et ne diront-ils pas qu'étant allé là-haut il en est revenu avec la vue ruinée, de sorte que ce n'est même pas la peine d'essayer d'y monter ? Et si quelqu'un tente de les délier et de les conduire en haut, et qu'ils puissent le tenir en leurs mains et tuer, ne le tueront-ils pas ?

Glaucon

— Sans aucun doute.

De la caverne à la lumière et de la lumière à la caverne

Socrate

— Maintenant, mon cher Glaucon, il faut [517b] appliquer point par point cette image à ce que nous avons dit plus haut, comparer le monde visible au séjour de la prison, et la lumière du feu qui l'éclaire à la puissance du soleil. Quant à la montée dans la région supérieure et à la contemplation de ses objets, si tu la considères comme l'ascension de l'âme vers le lieu intelligible, tu ne te tromperas pas sur ma pensée, puisque aussi bien tu désires la connaître. Dieu sait si elle est vraie. Pour moi, telle est mon opinion : dans le monde intelligible l'Idée du Bien est perçue la dernière et avec peine, mais on ne la peut percevoir sans conclure qu'elle est la cause de tout ce qu'il y a de droit et de beau en toutes choses ; qu'elle a, dans le monde visible, engendré la lumière et le souverain de la lumière ; que, dans le monde intelligible, c'est elle-même qui est souveraine et dispense la vérité et l'intelligence ; et qu'il faut la voir pour se conduire avec sagesse dans la vie privée et dans la vie publique.

Glaucon

— Je partage ton opinion autant que je puis te suivre.

Socrate

— Eh bien ! partage là encore sur ce point, et ne t'étonne pas que ceux qui se sont élevés à ces hauteurs ne veuillent plus s'occuper des affaires humaines, et que leurs âmes aspirent sans cesse à demeurer là-haut.

Glaucon

— Oui, c'est naturel.

Socrate

— Mais quoi, penses-tu qu'il soit étonnant qu'un homme qui passe des contemplations divines aux misérables choses humaines ait mauvaise grâce et paraisse tout à fait ridicule, lorsque, ayant encore la vue troublée et n'étant pas suffisamment accoutumé aux ténèbres environnantes, il est obligé d'entrer en dispute, devant les tribunaux ou ailleurs, sur des ombres de justice ou sur les images qui projettent ces ombres, et de combattre les interprétations qu'en donnent ceux qui n'ont jamais vu la justice elle-même ?

Glaucon

— Ce n'est pas du tout étonnant.

Socrate

— Un homme sensé se rappellera qu'il y a deux sortes de troubles de la vue, dus à deux causes différentes : le passage de la lumière à l'obscurité et le passage de l'obscurité à la lumière. Songeant que ceci vaut également pour l'âme, quand on verra une âme troublée et incapable de discerner quelque chose, on se demandera si venant d'une existence plus lumineuse, elle est aveuglée faute d'habitude, ou si, passant d'une plus grande ignorance à une existence plus lumineuse, elle est éblouie par son trop [518b] vif éclat. Dans le premier cas, alors, on se réjouirait de son état et de l'existence qu'elle mène ; dans le second cas on la plaindrait, et si l'on voulait en rire, la raillerie serait moins ridicule que si elle s'adressait à l'âme qui redescend de la lumière.

Glaucon

— C'est parler avec beaucoup de justesse.

Conclusion

Socrate

— La méthode dialectique est donc la seule qui, rejetant les hypothèses, s'élève jusqu'au principe même pour établir solidement ses conclusions, [533d] et qui, vraiment, tire peu à peu l'oeil de l'âme de la fange grossière où il est plongé et l'élève vers la région supérieure [...[533e]...]

Il suffira donc d'appeler science la première division de la connaissance,pensée discursive la seconde [534a], foi la troisième, et imagination la quatrième ; de comprendre ces deux dernières sous le nom d'opinion, et les deux premières sous celui d'intelligence, l'opinion ayant pour objet la génération, et l'intelligence l'essence ; et d'ajouter que ce qu'est l'essence par rapport à la génération, l'intelligence l'est par rapport à l'opinion, la science par rapport à la foi, et la connaissance discursive par rapport à l'imagination [...]

Dualisme

Schéma illustrant la conclusion qui précède.

Intelligence (l'essence)
1. Science
2. Pensée discursive

Opinion (la génération)
3. Foi
4. Imagination

Étapes vers le Beau en soi [3]

00:00 / 03:56

« [...] " Celui qu'on aura guidé jusqu'ici sur le chemin de l'amour, après avoir contemplé les belles choses dans une gradation régulière, arrivant au terme suprême, verra soudain une beauté d'une nature merveilleuse, celle-là même, Socrate, qui était le but de tous ses travaux antérieurs, beauté éternelle qui ne connaît ni la naissance ni la mort, qui ne souffre ni accroissement ni diminution, beauté qui n'est point belle par un côté, laide par un autre, belle en un temps, laide en un autre, belle sous un rapport, laide sous un autre, belle en tel lieu, laide en tel autre, belle pour ceux-ci, laide pour ceux-là ; beauté qui ne se présentera pas à ses yeux comme un visage, ni comme des mains, ni comme une forme corporelle, ni comme un raisonnement, ni comme une science, ni comme une chose qui existe en autrui, par exemple dans un animal, dans la terre, dans le ciel ou dans telle autre chose ; beauté qui, au contraire, existe en elle-même et par elle-même, simple et éternelle, de laquelle participent toutes les autres belles choses, de telle manière que leur naissance ou leur mort ne lui apporte ni augmentation, ni amoindrissement, ni altération d'aucune sorte. Quand on s'est élevé des choses sensibles par un amour bien entendu des jeunes gens jusqu'à cette beauté et qu'on commence à l'apercevoir, on est bien près de toucher au but ; car la vraie voie de l'amour, qu'on s'y engage de soi-même ou qu'on s'y laisse conduire, c'est de partir des beautés sensibles et de monter sans cesse vers cette beauté surnaturelle en passant comme par échelons d'un beau corps à deux, de deux à tous, puis des beaux corps aux belles actions, puis des belles actions aux belles sciences, pour aboutir des sciences à cette science qui n'est autre chose que la science de la beauté absolue et pour connaître enfin le Beau tel qu'il est en soi. "

" Si la vie vaut jamais la peine d'être vécue, cher Socrate, dit l'Étrangère de Mantinée, c'est à ce moment où l'homme contemple la Beauté en soi. Si tu la vois jamais, que te sembleront auprès d'elle l'or, la parure, les beaux enfants et les jeunes gens dont la vue te trouble aujourd'hui, toi et bien d'autres, à ce point que, pour voir vos bien-aimés et vivre avec eux sans les quitter, si c'était possible, vous consentiriez à vous priver de boire et de manger, sans autre désir que de les regarder et de rester à leurs côtés. Songe donc, ajouta-t-elle, quel bonheur ce serait pour un homme s'il pouvait voir le beau lui-même, simple, pur, sans mélange, et contempler, au lieu d'une beauté chargée de chairs, de couleurs et de cent autres superfluités périssables, la beauté divine elle-même sous sa forme unique. Penses-tu que ce soit une vie banale que celle d'un homme qui, élevant ses regards là-haut, contemple la beauté avec l'organe approprié et vit dans son commerce ? Ne crois-tu pas, ajouta-t-elle, qu'en voyant ainsi le beau avec l'organe par lequel il est visible, il sera le seul qui puisse engendrer, non des fantômes de vertu, puisqu'il ne s'attache pas à un fantôme, mais des vertus véritables, puisqu'il saisit la vérité ? Or c'est à celui qui enfante et nourrit la vertu véritable qu'il appartient d'être chéri des dieux et, si jamais homme devient immortel, de le devenir lui aussi. "

Voilà, Phèdre et vous tous qui m'écoutez, ce que m'a dit Diotime. Elle m'a persuadé et, à mon tour, j'essaye de persuader aux autres que, pour acquérir un tel bien, la nature humaine trouverait difficilement un meilleur auxiliaire que l'Amour. Voilà pourquoi je proclame que tout homme doit honorer l'Amour [...] »

La tyrannie [4]

Socrate

— Vois donc, mon cher camarade, de quelle manière se produit le régime tyrannique. Il est évident, en effet, qu'il résulte en gros d'une transformation de la démocratie.

Glaucon

— C'est évident.

Socrate

— Est-ce que le mode de transformation de la démocratie à la tyrannie n'est pas le même que de l'oligarchie à la démocratie ? [562b]

Glaucon

— Comment ?

Socrate

— Le bien qu'on mettait de l'avant, et qui constituait le but en vue duquel l'oligarchie a été instaurée, c'est la quête de toujours plus de richesse, n'est-ce pas ?

Glaucon

— Si.

Socrate

— Or, c'est l'appétit insatiable de richesse et, découlant de cette quête de la richesse, la négligence de tout le reste, qui ont conduit à la ruine de cette constitution.

Glaucon

— C'est vrai.

Socrate

— Eh bien, n'est-ce pas justement l'appétit insatiable de ce que la démocratie considère comme son bien qui va conduire à sa perte ?

Glaucon

— Qu'est-ce qu'elle considère à ton avis comme son bien ?

Socrate

— La liberté, ce bien-là, tu entendras dire dans une cité gouvernée démocratiquement [562c] que c'est le bien le plus beau et que pour cette raison, la cité démocratique est la seule où un homme libre par sa naissance jugera digne de s'établir.

Glaucon

— Cette affirmation, on l'entend souvent, en effet.

Socrate

— Eh bien, c'est là ce que je m'apprêtais à dire, n'est-ce pas le désir insatiable de ce bien et la négligence de tout le reste qui déstabilisent cette constitution politique et la mettent en situation de recourir nécessairement à la tyrannie ?

Glaucon

— Comment ?

Socrate

— Quand une cité gouvernée démocratiquement et assoiffée de liberté tombe par hasard sous la coupe de mauvais échansons [562d] et s'enivre du vin pur de la liberté, dépassant les limites de la mesure, alors ceux qui sont au pouvoir, s'ils ne sont pas entièrement complaisants et ne lui accordent pas une pleine liberté, elle les met en accusation pour les châtier comme des criminels et des oligarques.

Glaucon

— Voilà ce que la cité fait.

Socrate

— Quant à ceux, repris-je, qui respectent l'autorité des gouvernants, on les invective en les traitant d'hommes serviles et de vauriens, mais les gouvernants qui passent pour des gouvernés, et les gouvernés qui passent pour des gouvernants, ce sont eux dont on fait l'éloge en privé comme en public, ce sont eux auxquels on accorde du respect. N'est-il pas inévitable que dans une telle [562e] cité l'esprit de liberté s'étende à tout ?

Glaucon

— Si, nécessairement.

Socrate

— Et qu'il se propage, cher ami, continuai-je, jusqu'à l'intérieur des maisons privées, de telle sorte qu'au bout du compte l'anarchie s'implante même chez les animaux sauvages ?

Glaucon

— De quoi parlons-nous ici ?

Socrate

— Vois, par exemple, quand le père prend l'habitude de se comporter comme s'il était semblable à son enfant et se met à craindre ses fils, et réciproquement quand le fils se fait l'égal de son père et ne manifeste plus aucun respect ni soumission à l'endroit de ses parents. Dans quel but ? Devenir libre. Et pareillement pour le métèque [563a] qui se fait l'égal du citoyen, et le citoyen l'égal du métèque, et de même pour l'étranger.

Glaucon

— Voilà bien comment les choses se passent.

Socrate

— Oui, voilà les faits, et il y en a d'autres de même nature, mais de moindre importance. Dans ce régime, le maître craint ceux qui sont placés sous sa gouverne et il est complaisant à leur endroit. Les élèves, eux, ont peu de respect pour les maîtres, et pas davantage pour leurs pédagogues. On peut dire que généralement les jeunes conforment leurs gestes au modèle des plus vieux et ils rivalisent avec eux en paroles et en actions. De leur côté, les vieux sont racoleurs, ils se répandent en gentillesses et en amabilités auprès des jeunes [563b], allant jusqu'à les imiter par crainte de paraître antipathiques et autoritaires.

Glaucon

— Oui, exactement.

Socrate

— Et, mon ami, le point limite de cette liberté de la masse est atteint dans une cité de ce genre, quand les hommes et les femmes vendus en esclavage ne sont pas moins libres que ceux qui les achètent. Et nous allions presque oublier de mentionner l'égalité de droits et la liberté qui ont cours dans les rapports entre les femmes et les hommes, et entre les hommes et les femmes.

Glaucon

— Eh bien, ne faut-il pas suivre Eschyle [563c] quand il propose que "nous disions ce qui à l'instant nous venait sur la langue" ?

Socrate

— Certes, et c'est justement ce que je m'apprêtais à dire. Dans cette cité, en effet, les animaux qui sont au service des hommes sont plus libres que dans une autre. On ne le croira pas tant qu'on ne l'aura pas observé. C'est là que les chiennes, pour suivre le proverbe, deviennent absolument semblables à leurs maîtresses, et les chevaux comme les ânes, habitués à se déplacer fièrement en toute liberté, bousculent à tout coup le passant qu'ils trouvent sur leur chemin, si par mégarde celui-ci ne se range pas. Et tout le reste est à l'avenant, [563d] une pléthore de liberté !

Glaucon

— Tu exprimes ce à quoi je songeais. Quand il m'arrive de me mettre en route pour la campagne, j'en fais moi-même l'expérience.

Socrate

— Et la conséquence principale de tous ces facteurs conjugués, tu peux la concevoir : tout cela rend l'esprit des citoyens irritable, avec le résultat qu'ils se fâchent et se révoltent à la moindre occasion où se présente pour eux un élément de contrainte. Tu sais bien qu'au bout du compte, d'une certaine manière, ils ne manifestent plus aucun respect ni pour les lois écrites, ni pour les lois non écrites, tant ils sont désireux que personne ne soit, de quelque façon, [563e] leur maître.

Glaucon

— Je le sais trop bien.

Socrate

— Tel est donc, mon ami, l'amorce belle et juvénile, à partir de laquelle se développe selon moi la tyrannie.

Glaucon

— Juvénile, pour sûr, mais que se produit-il ensuite ?

Socrate

— La même maladie qui s'est manifestée dans l'oligarchie et qui a conduit à sa perte, se développe ici en raison de la permissivité qui se répand avec une ampleur et une force plus considérables, au point d'asservir la démocratie. Car de fait une action démesurée dans un sens a tendance à provoquer une transformation en sens contraire, que ce soit dans les saisons, [564a], dans la végétation ou dans les organismes, et cela ne vaut pas moins pour les constitutions politiques.

Glaucon

— Vraisemblablement.

Socrate

— Une liberté excessive ne peut donc apparemment se muer qu'en une servitude excessive, et cela aussi bien pour l'individu que pour la cité.

Glaucon

— C'est en effet probable.

Socrate

— Il est dès lors vraisemblable que la tyrannie ne puisse prendre forme à partir d'aucune autre constitution politique que la démocratie, la servitude la plus étendue et la plus brutale se développant, à mon avis, à partir de la liberté portée à son point le plus extrême.

Lire la suite

L'allégorie de la caverne de Platon à la sauce Centrafricaine

19 Septembre 2015 , Rédigé par Marie-Reine Hassen

Cet article est reposté depuis Toute l'actualité de Marie-Reine Hassen.

Lire la suite

UNE CONFERENCE NATIONALE SOUVERAINE EN SANGO

18 Septembre 2015 , Rédigé par dabealvi.over-blog.com

 candidate à l’élection présidentielle
candidate à l’élection présidentielle

LE PEUPLE CENTRAFRICAIN DOIT SORTIR DE L’IMPASSE…

Par Marie-Reine Hassen

Depuis que le 24 mars 2013, une coalition hétéroclite de divers mouvements rebelles issus du
Nord, la Séléka, a renversé par les armes le président François Bozizé, le territoire entier est
plongé dans le chaos et soumis aux pillages en règle et aux exactions en tous genres. Les
atrocités de cette nébuleuse sont commises sur l’ensemble des 76 sous-préfectures du pays, et la
capitale Bangui est totalement dévastée. Rien n’a été épargné : les hôpitaux, les orphelinats, les
églises (surtout catholiques), les prêtres et les religieuses, les enfants, les écoles, les
administrations (y compris les mairies et les ministères), les commerces et les domiciles…Les
bureaux de tous les acteurs humanitaires ont été pillés et détruits, privant les blessés et les
réfugiés de vivres et de soins nécessaires.
Tous les secteurs socio-économiques ont été affectés. Le climat des affaires n’a jamais été aussi
catastrophique.
A plusieurs reprises les institutions internationales ont tiré la sonnette d’alarme. Le HCR
s'inquiète des meurtres, viols, pillages, arrestations arbitraires, tortures et recrutements d’enfants.
Le 25 avril 2013, Leila Zerrougui, représentante spéciale du Secrétaire général des Nations
Unies pour les enfants s’inquiétait publiquement du sort que leur réserve la Séléka, notamment
en les enrôlant de force dans ses rangs.
L’accroissement de l’anarchie a poussé d’innombrables personnes à fuir le pays ou à se réfugier
dans la brousse. Suite à la violence des derniers mois dans le pays, l’ONU estime à 173.000 le
nombre de déplacés internes, et à près de 50.000 le nombre de réfugiés à l’extérieur du pays. La
violence et l'insécurité ont atteint leur paroxysme et les centrafricains, traumatisés par les
exactions, vivent dans la terreur. Le peuple centrafricain est en danger d'extermination ; il
survit dans des conditions insupportables et inacceptables.
La Séléka et son président autoproclamé ont démontré leur incapacité à ramener l’ordre et la
sécurité dans le pays ainsi qu’à rassurer les Centrafricains et la communauté internationale. Le
nouveau dirigeant Djotodja n’arrive pas à imposer la discipline à ses milices disparates. La
horde incohérente n’a aucun projet de société et aucune vision pour le futur de la RCA. Le
bilan de cette prise de pouvoir est désastreux.
Le Premier ministre Nicolas Tiangaye, adoubé par la CEEAC et censé être l’acteur clé de la
transition en RCA, se retrouve otage de la Séléka et caution à la destruction du pays. Après
le « Tsunami Séléka », le gouvernement n’a procédé à aucune évaluation des besoins urgents du
pays et de sa population. M. Tiangaye s’est rendu à Paris, puis à Bruxelles, pour rencontrer les
bailleurs de fonds sans aucun dossier crédible à défendre. Dans ces conditions, les discours pour
demander une aide d’urgence ne sont d’aucune efficacité. Les institutions financières
internationales et les autres bailleurs de fonds préfèrent s’abstenir, privant ainsi le pays d’aide
financière extérieure. Ils savent que tous les fonds qui seraient alloués à la RCA tomberaient
inévitablement dans l’escarcelle des bandits. Pire encore : ils ne feraient qu’alimenter le
terrorisme.
La RCA est donc totalement écartée de la scène internationale. Ne pas agir en Centrafrique avant
les élections attendues et imposées dans 18 mois, c’est continuer à fermer les yeux sur les
massacres à grande échelle qui s’y perpétuent. Dans les conditions actuelles, la tenue d’élections
crédibles à cette échéance est impossible sans le retour de la sécurité dans le pays.
L’on constate aujourd’hui que ni les nombreux sommets, ni les multiples dialogues, ni les
diverses réunions, ni les innombrables appels et suppliques, n’ont ramené la paix dans le pays et
la sécurité au sein des populations de la RCA. Dans mes nombreuses analyses, diffusées par la
voie de presse audiovisuelle ou écrites, j’ai insisté de manière constante sur l’urgence de
s’attaquer très rapidement aux racines de l'instabilité pour éviter un affrontement armé
généralisé. Ce que je craignais est malheureusement arrivé. Aujourd’hui le pays est paralysé.
Pour en sortir, il convient d’abord d’enrayer les conditions de l’émergence de nouvelles
rébellions. Ensuite, les dirigeants doivent mettre en œuvre un ensemble de réformes de
structure pour reconstruire le pays sur de nouvelles bases. Pour réussir ces défis, il faut installer
les conditions nécessaires à ce processus à travers la tenue d’une « conférence nationale
souveraine » visant à débattre publiquement, clairement et ouvertement des maux de la RCA et
de leur résolution.
UNE CONFERENCE NATIONALE SOUVERAINE
La solution de sortie de crise rapide et définitive est la tenue d’une Conférence Nationale
Souveraine avec différentes commissions dont une « Commission Vérité, Justice et
Réconciliation » qui sont des instruments destinés à mettre fin à l’impunité, aux pillages, aux
destructions afin de construire un Etat de droit, les fondements du développement et une paix
durable. En RCA, la « Commission Vérité, Justice et Réconciliation » initierait un
processus de stabilité de la paix à long terme. La gestion post-conflit implique des soins
progressifs mais définitifs de celles et ceux qui ont été déchirés par le conflit, et dont les
plaies ont été laissées béantes dans les chairs et dans les cœurs. Il est fondamental de
s’employer très rapidement à panser les blessures des victimes : créer des centres d’accueil et
d’adoption des orphelins, fournir des compensations matérielles, reconstruire les habitations,
accompagner tout particulièrement les femmes victimes de viols. L’impunité et les amnisties sont
trop douloureuses pour les victimes qui ont besoin d’une reconnaissance publique de leurs droits,
de leurs souffrances, et des réparations matérielles et financières. Le passé des Centrafricains est
très lourd ; ils ont besoin de s’en libérer pour se tourner vers le futur. C’est seulement sur la base
de la vérité assumée et de la justice rendue aux victimes qu’une véritable réconciliation nationale
peut avoir lieu. Les préoccupations profondes et prioritaires des différentes composantes de la
société doivent être prises en compte. La société centrafricaine a besoin de se
reconstruire par-delà les divisions et les luttes du passé, et d’exister comme nation fondée
sur la reconnaissance des droits de l’homme et de la démocratie.
Un gouvernement de transition doit avoir la lourde tâche de faire face au passé et aux violations
perpétrées par l’État, les rébellions et les brigands, tout en préparant l’avenir à travers une société
démocratique fondée sur l'Etat de droit. Selon Jose Alvarez, professeur de droit international à
l’université de Columbia, « les commissions de vérité sont des outils indispensables pour
établir la vérité sur les crimes passés, un moyen pour dédommager les victimes et des
instruments pour promouvoir la paix et la réconciliation ». Une Commission permet le
rétablissement de la confiance des citoyens dans les institutions nationales, et offre aux
personnes touchées directement ou indirectement par les séquelles des crises l’occasion de
communiquer leurs récits et expériences.
Les rapports d’une commission de ce type éclaircissent, documentent et établissent les faits du
passé, et débouchent sur une discussion publique. Cette documentation fait partie de la
conscience nationale ; elle permet de créer une culture des droits de l’homme et d’empêcher que
de tels crimes ne se reproduisent. Ce processus permet donc de construire une mémoire
collective plus juste qui, tout en intégrant l’histoire des exactions, permettrait de bâtir des
projets communs et non d’entretenir la vengeance. Les mesures de transition ne pouvant avoir
lieu dans le vide, il faut les renforcer avec d’autres mesures d’établissement de la paix et de
développement, y compris avec des programmes DDR, la mise en place des Pôles régionaux de
développement et le micro-financement des initiatives économiques.
Le succès du Rwanda dans la réconciliation, la reconstruction et le développement depuis la fin
de l’un des conflits les plus violents du 20ème siècle repose sur la combinaison de leadership,
d’appropriation nationale, d’exercice de la justice nationale et internationale, et de
méthodologies innovantes en matière de gouvernance ainsi que dans la création d’emplois avec
l’appui de la communauté internationale.
Ce grand débat doit avoir lieu pour que les dirigeants centrafricains comprennent enfin
qu’ils doivent gouverner pour le peuple et non contre le peuple.
La tenue immédiate de cette « Conférence Nationale Souveraine » est l’étape cruciale et
déterminante pour réussir la transition et jeter les fondations solides de la reconstruction.
Ce sera l’occasion de mener une psychanalyse publique et globale : qu’avons-nous fait, ou pas
fait, pour plonger notre pays dans cette tragédie.
La Conférence Nationale Souveraine devra :
• se prononcer sur les voies et moyens de la réconciliation nationale ;
• convoquer les associations de femmes, tous les acteurs des organisations politiques,
économiques et sociales, les acteurs indépendants, les associations représentatives
diverses, les organisations syndicales, les représentants de la société civile, les
représentants des Centrafricains de l’extérieur, les représentants des organisations
régionales (agriculteurs, éleveurs, artisans…), les représentants des associations
culturelles et des communautés religieuses, les associations des Jeunes… Toutes les voix
de la société centrafricaine devront y être représentées et entendues.
• être dirigée par des personnalités indépendantes et de grande probité.
• délibérer pour identifier les candidats, puis procéder à l’élection du collège appelé à
diriger le pays pendant la transition. Le peuple pourra ainsi effectuer son choix en
connaissance de cause, car un vote démocratique n’est pas une loterie.
• permettre aux Centrafricains de mettre en place l’organisation de la transition et :
- décider dans le calme des différentes procédures à mettre en place : l’identification
de nos priorités, la sécurité nationale, la reconstruction….
- définir un agenda des chantiers précis et prioritaires à mener par le collège de
dirigeants (éducation, santé, sécurité, justice, infrastructures…)
- déterminer le délai de la transition et de la sortie de cette transition par les élections
générales (législatives et présidentielles).
• demander à la Cour pénale internationale (CPI) de poursuivre les auteurs de tous les
crimes et violations des droits de l’homme en République Centrafricaine.
Le collège, composé d’une vingtaine de personnes choisies parmi les différents représentants,
sera comptable de la transition : il rendra compte au peuple centrafricain à l’issue de la transition,
juste avant les élections.
La Conférence Nationale Souveraine devra réaffirmer l’organisation politique et économique du
pays en s’appuyant sur le principe « ORC » (définition des orientations des politiques publiques,
organisation des réglementations et des régulations pour le fonctionnement de l’Etat, installation
des organes de contrôle et de sanction à tous les niveaux du pays).
La Conférence mettra en place un comité de suivi pour garantir l’application des décisions
prises durant les débats qui dureront de deux à quatre semaines.
La Conférence Nationale devra mettre un accent particulier sur les trois volets suivants :
Le volet sécuritaire
La mise en œuvre du programme DDR (désarmement, démobilisation et réinsertion) ne pacifiera
pas la RCA. Ce vieux dossier n'a jamais évolué sous le régime Bozizé. Les programmes DDR
constituent pourtant un instrument important de gestion des sorties de conflits armés lorsque ces
programmes intègrent suffisamment les données socioculturelles locales, et qu’ils contribuent
réellement à créer les conditions professionnelles et économiques favorables au retour à la
paix et à la réinsertion effective des anciens combattants. Dans le cas de la RCA, les options de
réintégration proposées sont inadaptées au contexte local. La volonté politique des acteurs
nationaux est très faible, et les bailleurs ont encore une approche techniciste de leur appui au
processus. Enfin et surtout, le programme DDR est devenu un vrai business à la gestion
totalement opaque, dont les détournements réguliers de fonds ont énormément profité au
président Bozizé et à un certain nombre de personnes de son entourage. Le développement rural
est nécessaire au succès du DDR. C’est ainsi que la Commission Européenne a mis sur pied un
programme de Pôles de développement qui n’a jamais démarré.
Bien que le DDR demeure un élément central de tout processus de paix, sans une stratégie
globale de réformes exhaustives adressant les causes profondes de l'insécurité, le DDR ne
saurait constituer à lui seul un processus de paix efficace sur le long terme. La dimension
régionale des conflits nécessite une stratégie concertée de la résolution globale des conflits à
l’échelle régionale. Comme les menaces, les crises et les conflits revêtent un caractère
transnational, les mécanismes de gestion devraient s’appliquer en même temps à un ensemble
régional. A cet égard, les mécanismes régionaux de prévention et de règlement tels que le
Conseil de Paix et de Sécurité (COPAX) de la CEEAC et le récent « Pacte de Non-agression, de
Solidarité et d’Assistance Mutuelle » de la CEMAC doivent être privilégiés.
- Dans l’immédiat, la RCA a besoin d’une Coopération internationale de sécurité avec une
force d’intervention de 7.000 hommes pour rétablir la sécurité sur l’ensemble du territoire
et maintenir la paix.
La FOMAC et les FACA, noyau central de la sécurité centrafricaine, comprendraient 3.000
éléments. Cette organisation serait élargie à l’Union africaine avec 3.000 éléments. Les
instructeurs, chargés de l’appui et de l’encadrement, garants de la sécurité internationale, seraient
français, avec 1.000 éléments de l’armée. La Conférence Nationale se tiendra ainsi sous haute
protection de cette force régionale et internationale.
Le volet financier
Sachant que les financements de la Conférence Nationale Souveraine viendront de l’extérieur, les
circuits de financement devront être systématiquement audités par des cabinets internationaux
pour éviter les détournements et l’alimentation du terrorisme.
Le volet gouvernance
Les difficultés des gouvernements durant les trois dernières décennies trouvent leur origine dans
leur composition et dans leur incapacité administrative à œuvrer pour la protection de la
population et pour le développement. De la qualité des membres de l’équipe gouvernementale
dépendra l’efficacité de toutes les actions à mener. Une équipe gouvernementale compétente
et redynamisée apaiserait les tensions politiques. Il est impératif pour la RCA d’avoir recours à
de nouvelles ressources humaines, techniques et politiques, de recourir à des techniques
modernes pour changer le mode de gouvernance et gérer les programmes. Par conséquent, la
définition des compétences requises pour chaque portefeuille devient
incontournable. Diriger un ministère, c’est manager une équipe et gérer des compétences. Les
ministres doivent donc être des managers expérimentés et intègres. En plus des qualifications qui
ne suffisent pas à elles seules, il faut de l’expérience professionnelle et la connaissance de
terrain, surtout pour un gouvernement de transition dont le temps de l’action est contraint et dont
les membres doivent être immédiatement opérationnels. L’intégrité morale des membres d’un
bon gouvernement est l’un des ingrédients qui fera renaître la confiance de la communauté
internationale et des bailleurs de fonds, et rétablira la crédibilité de la RCA. Ces critères de
qualité devront être appliqués à tous les agents de l’administration publique et à toutes les
instances de gestion de l’Etat.
Marie-Reine Hassen


Ancien ministre
Ancienne candidate à l’élection présidentielle

http://fr.slideshare.net/dabealvi/conf-rence-nationalesouveraine4


E-mail :mrc.centrafrique@gmail.com

http://atelier.rfi.fr/members/REGNIERAndreLeopold

Lire la suite

« IL Y A 1,5 MILLION DE CENTRAFRICAINS ET CE N’EST PAS FINI QUI VEULENT VOTER. C’EST POURQUOI ILS SE SONT INSCRITS SUR LA LISTE ELECTORALE » DIXIT CHARLES MALINAS

18 Septembre 2015 , Rédigé par Lafraternité Publié dans #interview

Cet article est reposté depuis une source devenue inaccessible.

Lire la suite

ANNIVERSAIRE DE LA MINUSCA 1 AN EN CENTRAFRIQUE

15 Septembre 2015 , Rédigé par dabealvi.over-blog.com

ACTUALITES DE LA MINUSCA
ACTUALITES DE LA MINUSCA

MINUSCA-RCA 1 AN

UNE NOUVELLE TRANSITION
En janvier 2014 Catherine Samba Panza succède à Michel Djotodia à la tête de la transition centrafricaine. Les défis qui l’attendent sont colossaux. Désarmer les milices, restaurer l’autorité de l’Etat, organiser des élections, remettre la Centrafrique dans le concert des nations. Dans cette tâche, la nouvelle transition bénéficiera de l’aide d’une opération onusienne de maintien de la paix, la MINUSCA qui prend effet en septembre 2014, ainsi que de l’appui des autres forces internationales (Sangaris et Eufor-RCA)

http://webdoc.rfi.fr/centrafrique-sortir-abime-crise-seleka-anti-balaka/chapitres/chapitre-5.html


https://www.facebook.com/groups/job.minusca.rca/
Aussi Pour rebondir sur l"excellent article d'Adolphe PAKOUA
@LESPLUMES 11 SEPTEMBRE 2015
"Le problème de la diaspora est un problème politique, comme l’est le problème centrafricain sur toutes les coutures." AP
J'ai envie de rajouter: IGNORANCE, AVIDITÉ et ÉGOÏSME..

http://dabealvi.over-blog.com/2015/09/proposition-des-panneaux-solaires-ignoree-par-la-diaspora-centrafricaine.html

AVIS APPEL A CANDIDATURE EN VUE DE RECRUTEMENT DES AGENTS DE RECENSEMENT
https://fr.pinterest.com/pin/252060910371514532/

ACTUALITES DE LA MINUSCA
http://www.defense.gouv.fr/operations/centrafrique/actualites

@UN_CAR
Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République Centrafricaine | United Nations Mission for the Stabilization of the Central African Republic

Central African Republic ·http://minusca.unmissions.org/

B.P.: 3338 - PK 4 - Avenue Barthélémy BOGANDA – Bangui (République Centrafricaine)
Tel : + 236 21 61 71 85 / +236 21 61 70 98
Fax : + 236 21 61 71 87
Formulaire d'embauche de la MINUSCA en CENTRAFRIQUE
http://aide-afrique.com/formulaire-emboche-la-minusca-en-centrafrique.html

RECRUTEMENT RCA 2015
http://fr.skilledafricans.com/?id=8368814120721054458873

COUR PÉNALE INTERNATIONALE
RECHERCHONS Interprètes de terrain indépendants Sango
ICC (international criminal cours)
Interprètes de terrain indépendants Sango (Centrafrique) (G7).
Avis de vacance de poste n : 5009FERE.
Date limite de dépôt des candidatures :. 30/06/2015
http://www.icc-cpi.int/iccdocs/HR/Interprètedeterrainindépendant(delanguesango)-5009EE-RE.pdf

Mon message
En respectant les règles, je participe librement et gratuitement à cette discussion :

Votre émail (obligatoire) :

Contact Information publique / MINUSCA

Courriel: publicinformation-minusca@un.org.
Site Internet: http://minusca.unmissions.org/

Lettre de motivation: trouver la bonne formule de politesse

Madame, Monsieur? Salutations sincères? Distinguées? Respectueuses? Choisissez bien vos formules pour débuter et terminer votre lettre de motivation. Exemples.

En savoir plus sur

http://www.lexpress.fr/emploi/conseils-emploi/formule-de-politesse-lettre-de-motivation_1621633.html#Ho5c6VVucBRbDol2.99l


Bonjour je voudrais télécharger le
formulaire p11 pour un avis de
recrutement de la Minusca en République
Centrafrique merci

http://aide-afrique.com/formulaire-emboche-la-minusca-en-centrafrique.html

Lire la suite