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Dabealvi.La Sentinelle en mode veille - Centrafrique M.E.R.C.I

LE SAINT-ESPRIT ET SON ROLE MATERNEL EN CENTRAFRIQUE

10 Juin 2019 , Rédigé par dabealvi.over-blog.com Publié dans #andre regnier

« Comme un homme que sa mère console, ainsi Moi Dieu je vous consolerai. » Isaïe, 66-13.
« L'Esprit Saint est pour l'homme une Mère qui le nourrit au sein de Ma Divine Charité. »
Dieu à Sainte Catherine de Sienne. (Dial.).
Le rôle du Saint-Esprit dans notre vie surnaturelle ne se laisse pas aisément définir.
Aucune des pensées naturelles desquelles nous nous avons essayées ne l’exprime tout entier.
En variant les points de vue sous lesquels nous pouvons le considérons, nous y découvrons
de nouveaux aspects et des beautés inaperçues. Lorsque Saint Thomas entreprend d’établir la
nécessité des Dons du Saint- Esprit, il s’attache principalement à une considération que nous
n’avons pas la pleine possession de notre vie surnaturelle. Ce principe de la vie divine en
nous, ce sont les vertus de foi, d’espérance et de charité, par lesquelles notre raison, notre
esprit et notre volonté se trouvent perfectionnés et élevés jusqu’à un ordre supérieur et
proprement divin d’activité. Mais dans ces principes de connaissance et d’amour surnaturels,
si relevés et si parfaits qu’ils soient en eux-mêmes, ne nous sont communiqués que dans un
état imparfait. En ce qui regarde la foi, dont Saint Paul nous dit que par elle nous apercevons
les choses divines non point en pleine clarté mais dans une demi-obscurité et plutôt reflétées
dans un miroir que présentes elles-mêmes sous nos yeux, cette imperfection est facile à
constater. Elle ne l’est guère moins en ce qui regarde l’espérance. La charité elle-même,
sinon dans son fond et dans son être propre, du moins dans son activité, ne laisse pas de subir
le contre coup de l’imperfection de la foi. Il en résulte que si magnifiquement que nous ayons
été traités et pourvus par Dieu, nous n’avons pas, touchant l’exercice de la vie divine en nous
et son gouvernement, cette maîtrise véritable que Saint Thomas nous reconnaît en principe
touchant la conduite de notre vie humaine. Traduisant cette doctrine dans le langage de
l’Evangile et de Saint Paul., disons que nous possédons et exerçons la vie divine, non point
en adultes, mais en enfants. Saint Paul nous assigne précisément pour tâche de parvenir à 1’
« état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite du Christ ». (Ephès. IV, 13.)
Nous sommes donc, dans l’ordre surnaturel, des enfants et qui, de plus, ne sont pas nés dans
cette condition de vie divine. La vie divine n’est pas notre vie originelle, notre vie propre et
naturelle. La grâce sanctifiante, en laquelle nous avons reçu communication de la nature
divine est survenue en nous alors que nous existions déjà dans notre être naturel et humain et
comme une réalité d’autre sorte, comme une addition foncièrement nouvelle et d’ordre bien
différent. La grâce est en nous comme quelque chose de surajouté à notre propre nature, de
survenu du dehors et de transcendant. Le monde divin où nous avons été introduits n’est pas
de notre monde natal. La vie divine en nous est une vie surnaturelle. Nous disions plus haut
que notre condition, en ce qui regarde la vie divine, était celle d’un enfant. Il faut ajouter
qu’elle est analogue à celle d’un enfant ramassé dans la rue ou même dans le ruisseau et
introduit soudain dans une splendide et solennelle demeure. Le maître du logis a décidé d’en

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faire son fils. On le nettoie, on l’habille, on l’introduit dans le plus intime de la famille. Le
voici adopté. Il est devenu légalement le fils et l’héritier. Il en a publiquement le nom, le
rang, les droits. Il lui reste à en faire le personnage et à en mener la vie. C’est le plus difficile.
Tout lui est nouveau, tout l’étonne et le déroute, le pauvre enfant, dans cette maison où il n’a
pas eu son berceau, dans ce milieu si différent de son milieu natal. Le langage et les
manières, les pensées et les sentiments, tout lui est étranger, il a tout à apprendre. Les
amusements eux-mêmes qu’on lui propose le laissent perplexe ou indifférent Son père,
cependant, pour en prendre soin et l’initier à sa vie nouvelle, l’entoure de serviteurs choisis.
Ce personnel imposant ajoute, par sa présence, au trouble du petit enfant dépaysé. Et il
n’est pas jusqu’à la bonté et aux caresses de ce père qu’il ne connaît pas, si grand, qui ne
concourent à l’intimider. L’enfant est là, n’osant bouger, avec comme une envie de pleurer
et de s’enfuir. Il lui faudrait une mère. Il cherche une mère. Dans la famille et la maison de
Dieu où nous avons été introduits comme des fils, notre situation est pareille. Meilleure à
certains égards, elle est plus difficile à d’autres. Elle est meilleure car notre Père a fait pour
nous ce que ce père de la terre ne pouvait faire pour l’enfant qu’il adoptait. Dieu nous a
transformés, divinisés au dedans. Avec la grâce sanctifiante, son sang divin coule
désormais dans nos veines. Les vertus surnaturelles dont il nous a enrichis nous rendent
capables de penser, d’aimer, d’agir en fils de Dieu. Elle est néanmoins plus difficile, car la
distance est plus grande entre le monde divin et notre monde natal qu’entre la boue de la rue
et le palais. De la vie humaine à la vie divine, quel changement ! Comme le petit enfant
dépaysé, perdus nous aussi dans la demeure divine, pour nous rassurer, nous acclimater,
nous initier, nous voudrions une mère, nous cherchons une mère. Ou plutôt non. Nous ne la
cherchons pas> car nous la possédons. Dans l’ordre de la vie surnaturelle, je veux dire pour ce
qui regarde notre initiation aux mœurs divines et notre éducation de fils de Dieu tout-
petits, le Saint-Esprit, qui nous est donné, qui habite en nous, avec nous, tient le rôle de
mère. Etonnant mystère ! Peut-être. Mais, entre les trois personnes divines, le Saint-Esprit
était désigné pour tenir ce rôle, s’il devait l’être par l’une d’elles. Et pourquoi non ? Dieu
n’abandonne pas le soin de ses fils à des bonnes ou à des gouvernantes. Il s’en charge Lui-
même en premier. Or, entre les propriétés personnelles du Saint-Esprit et celles qui
caractérisent la mère, l’affinité est indéniable. De toutes les personnes divines, il est celle
qui, de façon plus spéciale, nous est « donnée ». Il est, par excellence, le Don de Dieu, et il en
prend le nom. Dans la Trinité encore, il est l'Amour ; c’est l’un de ses noms propres aussi.
Mais ces qualifications conviennent à la mère plus qu’à personne autre et, en quelque sorte,
la définissent. Nul être sur la terre ne nous est « donné » comme notre mère, et elle
personnifie l’Amour dans ce qu’il y a de plus désintéressé, de plus généreux, de plus dévoué.
Ces considérations ne sont pas décisives, je le sais. Mais les faits le sont et les témoignages
divins aussi, plus clairs encore et plus exprès que les faits. De la vie divine en nous le Saint-
Esprit n’est pas seulement le moteur comme Dieu l’est de notre activité naturelle. Son rôle a
quelque chose de plus spécial ; Saint Thomas., dont le jugement surnaturel est si pénétrant et
si ferme, l’a très bien quoique succinctement expliqué dans sa doctrine des dons, à laquelle
nous nous référions plus haut. Le Saint-Esprit, par ses dons, supplée à ce qui nous manque
pour exercer tout seuls et pleinement, pour conduire sûrement et facilement notre vie
surnaturelle. Or si nous sommes fondés, nous autorisant du langage de l’Ecriture, à définir
cette relative impuissance, cette condition imparfaite, comme un état d’enfance surnaturelle,
nous le sommes donc aussi à assimiler l’assistance que nous recevons du Saint- Esprit à celle
que les petits enfants reçoivent de leur mère. Mais le Saint-Esprit n’intervient pas dans notre
vie surnaturelle uniquement que par ses dons. Nous recevons de lui d’autres secours et
d’autres soins dont le caractère maternel est indéniable. Il est une strophe de la Sequence Veni
Sancte Spiritus dont il semble qu’on n’épuise pas le sens et qu’on méconnaît la simple et
émouvante beauté si on ne l’interprète pas dans cet esprit : Lava quod est sordidum Riga quod

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est aridum Sana quod est saucium. Nous savons bien qu’en dépit du neutre, il ne s’agit point
de choses mais de personnes, c’est-à-dire des enfants de Dieu, de nous-mêmes. Et cela veut
dire au fond : Lave qui est souillé Donne à boire à qui a soif Guéris qui s’est blessé. Le petit
enfant est toujours sale, le petit enfant a toujours soif, le petit enfant se blesse à tout propos.
Et ces besognes maternelles s’il en fut à qui, parlant au nom de l’Eglise de Dieu, demandons-
nous de les accomplir ? Au Saint-Esprit. La strophe qui suit s’inspire de la même implicite
assimilation du Saint-Esprit à la mère. Tâche maternelle aussi et l’une des plus sacrées que
celle d’apprendre au petit enfant à connaître son père. Que de soins elle se donne, la mère,
pour y parvenir : « Incipe, parue puer, risu cognoscere patrem. » Quelle joie, lorsque, pour
faire accueil au père qui s’approche, l’enfant s’agite et sourit. Quelle joie surtout lorsqu’il
articule pour la première fois, de ses lèvres puériles, le mot sacré, tant de fois provoqué,
depuis si longtemps attendu. Or, c’est au Saint- Esprit qu’il appartient de remplir, dans notre
vie surnaturelle et en ce qui regarde notre Père des Cieux, cet office maternel authentique.
C’est lui qui s’applique à tourner vers notre Père les yeux incertains de notre âme pour y faire
fleurir ce sourire du tout petit qui connaît son père et le salue. Sur nos lèvres étonnées, c’est
lui qui forme le nom auguste et si doux dont Dieu a voulu que nous le nommions. « Vous
avez reçu, écrit Saint Paul, un esprit d’adoption dans lequel nous crions : Abba, Père. »
(Rom., VIII, 15.) Cet esprit de fils, ce cri filial, qui l’a répandu en nous et l’y forme, si ce
n’est le Saint- Esprit ? « L’Esprit lui-même, poursuit l’apôtre, témoigne avec notre esprit que
nous sommes enfants de Dieu. » (Rom., id., 16.) Et ailleurs : « Et parce que vous êtes fils.
Dieu a envoyé dans vos cœurs Esprit de son Fils, lequel crie : Abba. le Père. » (GzzZ., IV,
7.) Dans la demeure de notre Père, nous trouvons un frère aîné, un grand frère et c’est Jésus-
Christ. Qui va nous mettre en rapports avec lui ? Il est beaucoup plus grand que nous. Il est
à l’Age parfait. La gloire qui l’environne, la place qu’il occupe à la droite du Père, tout en lui,
en dépit de cette nature humaine qu’il partage avec nous, est fait pour nous impressionner.
Qui est-ce, et surtout qui est-il ? Quels sont ses sentiments a notre égard ? Il est lui le vrai Fils
de Dieu, son fils par nature, nous ne le sommes nous que par adoption, des nouveau venus
et, par leur origine, des étrangers. Il nous avait été dit qu’il nous ferait bon accueil et l’on nous
a raconté ce qu’il avait fait pour nous. Mais voici qu’au moment d’entrer en rapports
personnels avec lui, nous sommes un peu troublés et incertains. C’est le Saint-Esprit qui
établit le contact. Jésus lui-même, au cours de sa vie terrestre, nous en avait donné
l’assurance : « Lorsque le Consolateur que je vous enverrai d’auprès du Père, l’Esprit de
Vérité qui procède du Père, sera venu, il rendra témoignage de moi. » (Jean, XV, 26.) A
qui ? Au monde sans doute, mais à nous aussi et de façon bien plus intime. Or, ce témoignage
que l’Esprit nous rend au sujet de Jésus, quel peut en être l’objet si ce n’est de nous introduire
dans la connaissance vraie et le confiant amour du Fils de Dieu notre Aîné ? Cela aussi, dans
nos familles humaines, c’est le rôle des mères, c’est un office maternel. Devant — 17 — son
enfant tout petit, la mère est comme la répondante nécessaire, sur la foi de laquelle il consent
à entrer en rapports avec son père et ses frères. Elle aussi rend témoignage et, pour l’enfant
qui ne sait pas bien, qui a un peu peur, son témoignage décide de tout. Les rôles, en vérité,
sont analogues, celui du Saint-Esprit dans l’ordre de nos relations divines, et celui de la mère
dans celui de nos rapports humains. Et cette analogie est profondément émouvante Les
vertus de foi, d’espérance et de charité, organe de cette quasi-nature qu’est la grâce
sanctifiante, sont les vrais et essentiels principes de notre activité surnaturelle. Toute notre
vie divine consiste à les exercer. Mais nous sommes trop petits, trop malhabiles pour
l’entreprendre tout seuls, si petits que pour faire notre éducation ce n’est pas un maître qu’il
nous faut, c’est une mère. Pour apprendre aux tout petits à se servir de leurs membres, il n’y a
que les mères. La toute première éducation des petits enfants, c’est l’affaire des mères. Dans
l’ordre spirituel et divin aussi. Écrivant aux Thessaloniciens, Saint Paul leur disait : «
Comme la mère qui nourrit entoure de tendres soins ses petits enfants, ainsi dans notre

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tendresse pour vous, nous aurions voulu vous donner, non seulement l’évangile de Dieu,
mais notre vie même... » (Th., II, 7-8). Et ailleurs, écrivant aux Corinthiens : « Comme à de
petits enfants dans le Christ, je vous ai donné du lait à boire... » (I Cor., III, 1-2.) Notre vraie
mère cependant, c’est le Saint-Esprit auquel il appartient de nous apprendre à exercer les
organes de notre vie divine et qui revendique lui-même, étant l’Amour, la tâche maternelle
de faire notre première éducation surnaturelle. Dans l’ordre de la foi, le caractère maternel de
son rôle est évident. « Le Consolateur, disait Jésus à ses disciples, l’Esprit Saint que mon
Père enverra en mon nom, vous enseignera, lui, toutes choses, et vous redira en détail tout ce
que je vous ai déjà dit. » (Jean, XIV, 26.) Après la leçon commune, publique, solennelle, voici
celle de la mère qui reprend les choses une à une, en détail, les explique à son petit enfant et
les met à sa portée. C’est elle qui s’assure qu’il a bien compris, qu’il n’a rien oublié
d’important. L’enseignement du Verbe de Dieu incarné a commerce avec lui. Le Saint-
Esprit est qualifié, entre les personnes divines, pour présider à cette initiation. « L’Esprit,
écrit Saint Paul, pénètre tout, même les profondeurs de Dieu. Car qui d’entre les hommes
connaît ce qui se passe dans l’homme, si ce n’est l’esprit de l’homme qui est en lui ? De
même personne ne connaît ce qui est en Dieu, si ce n’est l’esprit de Dieu. » (I Cor.y II, io-ii.)
Dans notre monde humain, qui connaît les pensées du père au même degré que la mère ? Et à
qui revient-il d’y initier les enfants si ce n’est à elle ? Cette tâche d’éducateur accomplie à
notre profit par le Saint- Esprit, et qui consiste à nous initier aux pensées du Père Céleste,
est une tâche maternelle. Pour ce qui regarde l’exercice de l’espérance qui est le second
parmi les organes de notre vie divine., le caractère maternel de l’assistance que nous recevons
du Saint-Esprit n’est pas moins reconnaissable. N’est-il pas lui-même en tant qu’il nous est
donné et donné à titre de gage, le soutien de notre espérance ? Saint Paul nous l’assure : «
Or, l’espérance ne trompe pas, parce que l’Amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par
l’Esprit Saint qui nous a été donné. » (Rom., V, 5.) Il est naturel, dans ces conditions, qu’il
s’intéresse à l’usage que nous ferons de cette vertu, qu’il s’emploie à guider notre
inexpérience, à corriger nos ignorances et nos maladresses. Cette assistance maternelle du
Saint-Esprit nous est tout spécialement certifiée dans notre vie de prière. Sans doute, la prière,
qui est un acte de la vertu de religion, ne relève pas immédiatement de la vertu d’espérance.
Cependant, si ce n’est pas l’espérance elle-même qui prie, c’est elle qui nous inspire de prier,
qui dirige et soutient notre prière, du moins notre prière de demande. L’intervention du
Saint- Esprit dans notre prière intéresse donc l’exercice en nous de la vertu d’espérance. Or,
Saint Paul a écrit : « De même aussi, l’Esprit vient en aide à notre faiblesse car nous ne
savons pas ce que nous devons, selon nos besoins, demander en nos prières. Mais l’Esprit lui-
même intercède souverainement par d’ineffables gémissements. Et celui qui sonde les cœurs
sait quels sont les vœux de l’Esprit, et qu’il intercède pour les saints selon Dieu. » (Rom.,
VIII, 26-27.) Le Saint-Esprit forme donc lui-même en nous cette prière que la vertu
d’Espérance travaille à susciter et que notre faiblesse, notre ignorance d’enfants ne sait
souvent comment formuler. L’image que cette assistance évoque est toujours celle de la mère,
suggérant elle-même à son petit enfant incertain ce qu’il doit demander au Père et comment.
Reste la vertu de Charité, qui est la plus haute des vertus théologales, celle que nous
possédons dans l’état le plus parfait. La foi et l’espérance passeront. Elles feront place à la
claire vision et à la possession de Dieu. « La Charité, elle, ne passera jamais ». (Rom., V, 5).
Le rôle du Saint-Esprit dans notre vie de charité, pour être un peu différent de celui qu’il
remplit à l’égard des deux autres vertus théologales, n’en garde pas moins son caractère
maternel. La charité c’est, par excellence, son domaine. N'est-il pas lui-même l'Amour?
Dans nos âmes, la vertu de charité est son don personnel et tout ensemble le fruit particulier
et la raison de son habitation en nous. « L’Amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par
l’Esprit Saint qui nous a été donné. » Notre cœur est un écoulement du sien. De façon
particulière et immédiate, c’est lui qui le gouverne. Il en règle le rythme et les pulsations les

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accordant, en quelque manière, aux mouvements du sien. Dans ce domaine de l’Amour,
l’accord entre lui et nous s’établit plus facilement et plus parfaitement. Grâce à la vertu de
charité, vertu parfaite, la communion entre lui et nous est plus assurée, plus riche que dans
le domaine de la pensée et de l’action auquel président la foi et l’espérance. Ainsi en va-t-il,
sur la terre, du petit enfant et de sa mère qui, par le cœur et la tendresse
de charité est son don personnel et tout ensemble le fruit particulier et la raison de son
habitation en nous. « L’Amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui
nous a été donné. » Notre cœur est un écoulement du sien. De façon particulière et immédiate,
c’est lui qui le gouverne. Il en règle le rythme et les pulsations les accordant, en quelque
manière, aux mouvements du sien. Dans ce domaine de l’Amour, l’accord entre lui et nous
s’établit plus facilement et plus parfaitement. Grâce à la vertu de charité, vertu parfaite, la
communion entre lui et nous est plus assurée, plus riche que dans le domaine de la pensée et
de l’action auquel président la foi et l’espérance. Ainsi en va-t-il, sur la terre, du petit
enfant et de sa mère qui, par le cœur et la tendresse sont plus proches l’un de l’autre,
comprennent et s’accordent mieux que par nulle autre d’entre les activités humaines. La
tendresse est par excellence le lieu de rencontre de la mère et de l’enfant qui, s’ils ne sont
point égaux, même en cela, cependant, sont pareils. C’est un trait singulier de ressemblance
entre l’action du Saint- Esprit en nous et le rôle de la mère auprès de son enfant. Nous voici
parvenus au terme de notre recherche. Dans le domaine des vertus morales, infuses, de notre
vie morale surnaturelle, l’action du Saint- Esprit semble moins immédiate et son assistance
maternelle moins visible. Elle
humaines, auxquelles il appartient de faire la première éducation de leurs enfants, ne peuvent
les assister que du dehors. Elles s’appliquent à éveiller et à exercer leurs activités, leurs
organes et leurs facultés. Leur en donner d’autres et, pour les rendre plus dociles et plus
souples à leur action créer en eux des aptitudes nouvelles n’est pas en leur pouvoir. L’enfant
est ce qu’il est. Elles le prennent tel qu’il est et doivent s’accommoder de ses ressources et de
ses indigences natives. Le Saint-Esprit ne connaît pas ces limites ni cette impuissance.
D’autorité, il crée en nous, partout où il le juge nécessaire, de nouvelles aptitudes à recevoir
ce qu’il veut nous communiquer et comme des docilités et des souplesses sous son action
divine. Disons encore : sous son action maternelle, car, selon la doctrine de Saint Thomas, il
n’a pas seulement en vue de nous communiquer par cette voie des lumières ou des affections
en elles-mêmes extraordinaires et parfaites, mais de suppléer aussi, par des communications
qui ne sont extraordinaires que dans leur mode, aux maladresses et à l’inertie dont nous
faisons preuve dans l’exercice des vertus surnaturelles ou de remédier aux difficultés que nous
y rencontrons. Du commencement à la fin, le rôle du Saint-Esprit dans notre vie surnaturelle
est un rôle MATERNEL

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