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Dabealvi.La Sentinelle en mode veille - Centrafrique M.E.R.C.I

« SEIGNEUR AUGMENTEZ EN NOUS LA FOI » (Luc XVII, 5)

16 Mars 2019 , Rédigé par dabealvi.over-blog.com

Lettre Pastorale pour le carême 2019.

 

 

 

 

Au clergé et aux fidèles de notre communauté, salut, paix et bénédiction en Notre Seigneur Jésus-Christ.

 

 

Mes très chers Frères,

 

Parmi les nombreux des sujets qui se pressent dans mon esprit à l’approche de la Sainte Passion de Notre Seigneur, il en est un qui revient sans cesse dans mes méditations.

Après avoir réfléchi et prié au pied du Saint Sacrement, je pense qu’il est utile d’attirer votre attention sur les déformations dont souffre la conscience chrétienne tout en essayant de vous indiquer quelques remèdes afin de les rectifier

Il se peut que cette lettre soit pour quelques-uns une cause de grande tristesse ; mais, comme le dit Saint Paul, nous pouvons dire à la face de l’Eglise : « Nous ne vous écrivons pas dans le dessein de vous attrister, mais pour vous faire connaître l’amour que nous avons pour vous » (II Cor, II, 4) et pour accomplir notre ministère. En effet, comme l’Apôtre, « nous vous portons tous dans notre cœur à la mort et à la vie (II Cor VII, 3) ; et, par la volonté de Dieu, nous avons été établi  pasteur et l’Evêque de vos âmes. (I Pierre II, 25)

C’est pourquoi, revêtu de ce ministère, selon le miséricorde qui nous a été faite (Paul II Cor, IV,1) nous rejetons loin de nous toute crainte et nous vous manifestons franchement la vérité, afin que vous ne soyez plus exposés à appeler, le bien mal et le mal bien ; mais que vous fassiez des progrès dans la connaissance de Dieu, que vous produisiez du fruit en toutes sortes de bonnes œuvres et que vous deveniez capables d’avoir part à l’héritage des saints dans la lumière. 5Col ; I, 10-12)

 

Notre-Seigneur nous a instruits lui-même du rôle de la conscience dans la vie de l’homme. A deux reprises, il est revenu sur ce grave sujet : dans son sermon sur la montagne et pendant sa prédication en Pérée. Saint  Matthieu et saint Luc nous rapportent ainsi les paroles du Maître : La lampe de ton corps, c’est ton œil. Si ton œil est sain, tout ton corps sera dans la lumière, · mais, si ton œil est mauvais, tout ton corps sera dans les ténèbres. Prends donc garde que la lumière qui est en toi ne soit ténèbres, car, si la lumière qui est en toi est ténèbres, combien grandes seront les ténèbres (S. Matt., VI, 26).

La conscience est donc la lumière de l’homme, le flambeau qui éclaire l’ensemble de ses actes, la borne  qui lui montre les chemins à prendre : Celui de la vie, étroit, resserré, que bien peu trouvent ( Matt. VII, 14), mais qui est plein de la lumière de la croix et où Jésus tire et entraîne (Jean XII,36), tous ceux qui veulent être à lui, et celui de la perdition, large, spacieux, par où passent nombreux ceux qui marchent  dans les ténèbres sans savoir où ils vont ( Jean XII,35). Quand la conscience règne dans l’homme, elle y met l’ordre et la paix.Les passions peuvent s’agiter ; elle les maitrise, les domine, les discipline et les fait servir au bien. Elle atteint le mal dans sa racine. Elle le réprime dans sa cause, elle supprime le péché, en réglant jusque dans sa pensée les désirs qui ne font que naître. La conscience pousse l’homme vers les sommets, elle le grandit, elle l’élève jusqu’à Dieu, principe et fin de toutes choses. C’est  elle qui donne la valeur réelle et définitive de chacun d’entre nous. L’Imitation de Jésus-Christ nous le rappelle, quand elle nous avertit que «  mieux vaut être un humble paysan qui sert Dieu qu’un superbe qui, se négligeant lui-même, considère le cours des astres. » (Im II,1).

Cette importance de la conscience dans la vie de l’homme, saint Paul l’a démontrée et par ses paroles et par ses actes. Chaque fois qu’il est forcé de se défendre, il invoque en sa faveur le témoignage de sa conscience :  « Je me suis conduit devant Dieu jusqu’à aujourd’hui- dit-il à ses accusateurs, dans toute droiture d’une bonne conscience (act XXIII,1) ; Je m’efforce, moi aussi d’avoir une conscience sans reproche devant Dieu et devant les hommes (Act XXIV, 16) Je dis la vérité dans le Christ, je ne mens pas, ma conscience m’en rend témoignage (Rom IX,1).Sa force, c’est sa conscience : «  JE N’AI AUCUNE CRAINTE, poursuit-il, parce que j’ai bonne conscience ( Heb XIII, 18). Enfin son triomphe, sa grandeur, sa gloire, c’est sa conscience: Ce qui fait ma gloire c’est le témoignage de ma conscience (II Cor I,12)

Hélas ! chez nous, la conscience ne tient plus, comme jadis, cette première place. On ne veut pas la détruire, oh !non ; on se contente de lui imposer silence ou de la forcer à trouver des solutions plus agréables, plus aisées, moins contraignantes, et surtout à mettre sa propre faute sur « l’autre », : conscience bien élastique ! La conscience n’est pas abolie ; elle est anémiée, atrophiée, déformée. Elle ne juge selon la plus la vérité, d’après la vérité, elle juge selon les hommes et leurs opinions, Adieu la vérité et les principes de vérité ! Aujourd’hui seules comptent les sensations du plaisir, les exigences de l’intérêt, et l’obtention d’une bonne une place ; voilà ce qui dicte les décisions de ce qui s’appelle encore conscience. Plusieurs font leur conscience à leur guise, comme les Protestants :  « libre examen »  pratique pour avoir bonne conscience!

Il n’est pas nécessaire d’aller plus loin, pour découvrir la cause de cette  « nouvelle conscience » qui cause tant et tant de misères. Elle est toujours la même : «  l’homme ennemi de lui-même ne désarme pas.

Aujourd’hui comme au temps de saint Pierre, notre adversaire le Diable, comme un lion rugissant rôde autour de nous, cherchant quelqu’un à dévorer ( I Pierre V,8)Non il ne reste pas oisif, cet ennemi de tout bien, lui que l’on cherche à faire disparaitre ; il observe le champ du bon père de famille et il y pénètre dès que les serviteurs s’endorment et y sème son mauvais grain. Et l’ivraie lève et on la laisse pousser, il y en a bien peu qui songent à l’arracher, parce qu’on :  «  aime le monde et tout ce qui est du monde : la concupiscence de la chair, la convoitise des yeux et l’orgueil de la vie  (I Jean II,15et 16). On ne saurait, en effet, imaginer de peste plus désastreuse que la folie de l’Orgueil, la soif des plaisirs et l’amour des richesses. Ce sont là, au témoignage du Saint Esprit, les trois convoitises qui perdent le monde, affaiblissent la volonté et ainsi déforment complètement la conscience.

 L’orgueil est la base de tout péché ; le non serviam de Lucifer se répète jusque dans la moindre faute. La Théologie, ainsi que le petit catéchisme ont bien des raisons de placer l’orgueil à la tête des sept péchés capitaux ; il en est le maître. De lui découle tout le mal de notre temps. « Dieu résiste aux superbes et ne donne sa grâce qu’aux humbles » (I St Pier V, 5) Voilà l’explication de tant de faiblesses, de chutes, de guerres: Dieu n’est pas avec les orgueilleux, il est contre eux; et sans Dieu et contre Dieu, que peut-on faire de bon?

Par orgueil, on refuse de se soumettre à toute autorité: au Père de famille, à son Evêque, à l’Eglise, à Dieu même. On discute, on biaise, on s’aveugle, on se révolte. La vérité déplaît, parce qu’elle gène ; on préfère le succès à la vertu ; on oublie que la terre n’est qu’un marche-pied pour monter au ciel.

Faut-il préciser quelques unes de ces déformations qui résultent de l’orgueil ?  On se prend à l’aise avec la foi et ses prescriptions de celle-ci, on accepte ce qui ne contrecarre pas nos goûts; pour le reste, on déclare que le monde a changé, que cela est d’un autre temps, on discute l’enseignement de la foi, on restreint la foi à ce qui arrange notre « conscience ».N’est-ce pas ainsi que l’on traite la vie aujourd’hui ? On avorte, on tue par euthanasie pour être tranquille, on clone. L’homme par son orgueil voudrait égaler Dieu, comme si Dieu est égaler?

Par orgueil encore, on refuse de se soumettre à la vérité. Le simple bon sens nous dit que la vérité nous rend libre et qu’elle est supérieure à la liberté et surtout qu’il est sage de suivre ses enseignements. Mais les esprits orgueilleux ne l’entendent pas comme ainsi, ils s’érigent en juges du dogme et de la morale, de la foi et de la charité ; ils les ramènent à leur propre mesure et tiennent la vérité captive ; ils sont prêts à tout pour que « leur » vérité soit reconnue comme juste, quitte à écrire des « lettres anonymes » lorsqu’ils sont pris dans l’erreur de « leur vérité », pour arriver à faire reconnaître leur vérité.; ils se proclament libres à l’égard du vrai, du juste, parce que le vrai les dépasse . Ces superbes réalisent à la lettre la description qu’en font les livres Saints : « ils méprisent l’autorité, ils abondent dans leur sens, ils sont audacieux, pleins d’eux-mêmes, leur bouche profère l’orgueil et le mensonge, ils blasphèment la vérité, ils encensent l’erreur, murmurateurs inquiets, marchant selon leurs propres désirs, ils ne supportent plus la saine doctrine et ils se donnent en foule et au gré de leurs passions qui changent régulièrement, ils admirent les hommes selon le profit qu’ils en espèrent, mais dés que ces hommes ont le dos tourné, la langue de l’orgueilleux  travaille contre eux, ce sont des fontaines sans eau, des astres errants auxquels  la profondeur des ténèbres est réservée pour l’éternité. »

Par orgueil enfin, on refuse de se soumettre à Dieu. On oublie le surnaturel ; on ne veut pas comprendre que Dieu a droit à sa part en tout ; on ne veut pas admettre que le dogme et la politique sociale de l’Eglise sont toujours vrais et doivent être opérants dans la vie publique comme dans la vie privée.

Pas d’autre cause à chercher pour expliquer la laïcisation de notre société, ce modernisme social qui met Dieu hors de la vie publique et de la société civile. : « combien sont-ils, écrit Pie XI dans l’encyclique Ubi arcano Dei, ceux qui professent les enseignements de l’Eglise catholique dans les choses  qui se rapportent soit au respect et à l’obéissance dus à l’autorité civile, soit au droit de propriété, soit aux droits et devoirs des cultivateurs, des ouvriers…. Soit aux droits du Christ Créateur et Rédempteur des hommes». Pourtant Dieu est le maître souverain des peuples et des individus. A lui seul doit revenir la première place. Et les chefs d’état, les Evêques et même le Pape en particulier, ne devraient pas ignorer que leur autorité n’est qu’une participation de celle de Dieu : ce n’est ni le peuple, ni la volonté d’un groupe, ni la constitution qui leur donnent l’autorité ; mais Dieu seul, de qui toute autorité procède et qui dispose de toute autorité (Rom XIII, 1). Quand un homme n’est que mandataire, représentant, il est logique  qu’il n’oublie pas celui qui l’envoie,

Hélas, comme des personnes qui deviennent des tyrans, dès qu’elles ont un tant soit peu d’autorité ne pensant qu’à leur suprématie, et à leur poche nient les droits des autres pour les soumettre à leur volonté et caprices, ils cherchent à plaire aux hommes, mais non à Dieu !

Si la folie de l’orgueil fausse et déforme la conscience, la soif des plaisirs ne lui est pas moins funeste, elle en est la continuité.

L’orgueil est jouisseur et ne veut pas et ne sait pas se priver. Parce que le plaisir triomphe sur sa conscience, on ne respecte plus les saintes lois du mariage, on viole la fidélité conjugale, on abandonne complètement son autorité parentale. La famille se désagrège et la frénésie de s’amuser pousse parents et enfants à déserter le foyer familial pour courir où se trouve le plaisir. Trop faible pour soumettre leur intelligence et pour résister à l’appel du jeu et des loisirs, ils refusent d’entendre la vérité, ils fuient la lumière, ils ont peur de vivre simplement sous le regard de Dieu et ainsi de vivre saintement.

Enfin, la folie de l’orgueil et la soif des plaisirs trouvent leur aboutissement normal dans l’amour des richesses. Cette dernière convoitise alimente et fortifie les deux premières tout en recevant d’elles un surcroit d’exigences. La concupiscence des yeux ou l’amour de l’argent sont probablement de toutes les passions les plus profondes, les plus nocives, la plus damnificatrice. L’Esprit-Saint nous le laisse entendre, quand il appelle :  « idolâtre l’homme qui s’attache à l’argent » (Eph V,5) En effet, le cupide ne sert pas longtemps deux maîtres : « DIEU ET L’ARGENT, vite, il détrônera Dieu dans son cœur et mettra à sa place l’argent, il méprisera et haïra même Dieu pour servir le prince de ce monde, il s’attachera à la richesse, contredisant la doctrine même de Jésus-Christ il criera : « Bienheureux les riches ! Malheur aux pauvres « 

La première vertu sacrifiée à l’amour de l’argent, c’est la Justice. En face d’une cupidité toujours plus insatiable, la conscience enténébrée ce trouve dans l’impossibilité de discerner entre le mien et le tien. Ainsi s’expliquent les vols, rapines, fraudes, détournements, lettres anonymes pour détruire l’autre, les moyens de prendre et de ne pas rendre.L’honnêteté, se retire chaque jour davantage et la conscience détournée lui dit : « tu peux prendre le bien de ton frère ». On se met à l’abri de la loi civile qui est bien des fois inique on se couvre du mensonge et même du parjure et avec cela, on ose se dire et se croire honnête.

En même temps que la justice, la charité est immolée aux exigences de l’amour de sa propre personne et de l’argent. Une fois que l’attachement aux biens de la terre s’est emparé du cœur d’un homme, il n’y a plus de place pour la charité, peut être  y-a-il de l’humanisme, mais pas de charité. Car avec l’amour de la richesse, il n’y a plus de place pour l’amour des autres.

Pourtant que nous dit Le Christ : « Que sert à l’homme de gagner l’univers entier, s’il vient à perdre son âme ? (Math XVI, 26). Cet oracle de la sagesse divine, l’orgueil  , le cupide ne l’entend pas, ils amassent, l’argent, la gloire sur le dos de ses frères, mais ils oublient : «  Insensés que vous êtes, cette nuit même, Dieu vous demandera votre âme » (Luc XII, 20) et ils iront dans le trou les mains vides et la conscience noire. Ils chercheront à se justifier, mais Notre Seigneur leur dira: « Je ne vous ai jamais connus. Retirez-vous de moi » (Math VII, 23)

Voilà, en bref, les déformations de la conscience que l’on rencontre dans ce monde d’aujourd’hui. Prenons garde de ne pas tomber en enfer, on y descend déjà sans le vouloir, relisez la parabole de l’homme riche et du pauvre Lazare, Notre Seigneur nous avertit que celui qui est fidèle dans les petites choses sera fidèle dans les grandes, et celui qui est injuste dans les petites choses sera injuste aussi dans les grandes (Luc XVI, 10)

Donc, ne nous rassurons pas en disant que nous saurons éviter ces excès: « Que celui qui croit se tenir debout prenne garde de tomber » (I Cor. X, 12). Celui qui croit être arrivé, bien vite s’apercevra qu’il n’est pas encore parti.

Rappelons-nous les paroles de Jésus aux Pharisiens qui s’estimaient honnêtes et sans reproche: « Vous-vous faites passer pour justes devant les hommes, mais Dieu connaît vos cœurs; si les hommes vous jugent grands, Dieu vous a en abomination (Luc XVI, 14 et 15) Prenez garde à vous (Luc XVII, 2)

Prenez garde à vous, lâches, qui pour détruire votre frère, n’avez pas honte d’écrire des lettres anonymes diffamantes  et remplies de mensonges, faisant venir chez les autres des contrôleurs et assistantes sociales, êtes- vous fiers de vous ? Pouvez-vous vous regardez dans une glace ? Savez-vous qu’on arrive toujours à trouver d’où vient le mal, alors en vous voyant, l’on comprendra à votre visage ce que vous êtes, vous avez peur de vous-même, de vous voir telles que vous êtes, il est vrai que vous faites peur !

Comment remédier à cette grande misère? comment rectifier notre conscience ? comment nous remettre en question ? en avons-nous le courage ? Saint Luc va nous l’enseigner, aussitôt après le discours de Notre Seigneur contre l’attachement à ce monde et aux richesses, pendant que les Pharisiens hypocrites et qui aimaient l’argent se moquaient de Jésus, Saint Luc note que les Apôtres désireux de suivre le Christ, et conscients des difficultés demandaient à Jésus : « SEIGNEUR AUGMENTEZ EN NOUS LA FOI » (Luc XVII, 5)

La foi, voilà le vrai et unique remède à toutes les faiblesses, la foi nous rend fort, elle produit l’humilité, nous pousse à la charité, à l’amour avec un grand A, c’est la clef de toutes les vertus, la clef du ciel. Saint Paul a tout résumé en ces deux mots: « Le juste vit de la foi » (Heb X, 38) « sans la foi, il est impossible et de voir Dieu et de lui plaire » (Heb XI, 6).

Pour raviver notre foi, il faut revenir à l’Evangile: il est une force divine pour le salut de tout homme qui croit (Rom I 16). L’Etude de l’Evangile vaincra notre esprit d’orgueil.Au lieu de nous insurger contre les décrets de Dieu, nous accepterons sans réserve à l’exemple de l’Enfant de Bethléem : « venu en ce monde pour accomplir la volonté de son Père » (Jean VI 38) Nos esprits impatients retrouvant la discipline obéiront à toute autorité, parce que Jésus s’est soumis aux ordres du Père et aux prescriptions de César. L’Etude de l’Evangile vaincra notre soif des plaisirs en nous ramenant à la simplicité des mœurs et à une vie chrétienne à l’exemple de nos pères qui ont suivi le Christ: qui n’a jamais eu de complaisance pour lui-même (Rom XV, 3), mais qui a choisi la souffrance et la mort sur la croix pour nous (Heb XII, 2). Souvenons-nous d’un Jésus travaillant dès son enfance dans l’atelier de Joseph à Nazareth et se laissant appeler « le fils du charpentier » (Mar VI, 3 Math XIII 55) Il nous réapprendra que le travail est tout à la fois source de bien être, école de sainteté et garantie de paix. L’étude de l’Evangile, nous débarrassera de l’amour de l’argent et de nous-même.  L’étude de l’Evangile nous donnera l’Esprit de Notre Seigneur

Instruisons-nous de la doctrine et ne négligeons pas de remplir nos cœurs d’Amour pour les autres, n’ayons pas peur de  nous approcher des sacrements : « Approchez-vous du Seigneur et vous serez illuminés ; goutez et voyez comme est bon le Seigneur (Ps XXXIII, 6-9)  Approchez-vous du sacrement de pénitence, demandez pardon à Dieu de vos fautes et faites réparation, puis approchez-vous de Notre Seigneur dans l’Eucharistie et votre conscience sera éclairée, Dieu vous donnera l’intelligence du cœur et de l’âme pour comprendre ses mystères et vous faire découvrir le sens de ses paroles. Mettez en vous cette violence dont parle Notre Seigneur ; N’oublions pas que nous me trouverons le salut qu’a travers le Sauveur ; approchons nous des sacrements, car : « en nul autre que Jésus, il n’y a de salut » (Act IV, 21)

Je laisse là mes considérations, mes très chers frères, je vous les donne pour qu’elles soient objet de vos prières et sujet de vos méditations durant ce Carême et ce temps de Passion.

Dés l’origine le carême a été consacré à la préparation et à l’instruction des catéchumènes. Entrons donc dans l’Esprit de L’Eglise et demandons-lui d’être enseignés de la saine et sainte doctrine définie dans le Saint Concile de Trente. Le Saint Esprit nous demande et nous aide si nous le lui demandons : « Résistons à la tentation, fermes dans la foi ( Pier V, 9) et marchons dans une vie nouvelle (Rom VI, 4) »

Avec la douce espérance que vous profiterez de cette humble lettre écrite pour vous aider à vivre d’une manière digne de Dieu, afin de lui plaire en toute chose (Col I 10).

Et que le Dieu de la Paix, Notre Dieu, vous accorde la grâce d’un vrai et sincère repentir de vos fautes et d’une vraie réparation, afin que vous viviez et régniez demain avec Dieu pour l’éternité des siècles.

 

 

 

+ Jean Gérard ROUX. O.M.R.

                                                   Abbé de Marie Reine

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