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Dabealvi.La Sentinelle en mode veille - Centrafrique M.E.R.C.I

Centrafricains Humanitaires dans les zones à risques, comment ça se passe ?

9 Novembre 2015 , Rédigé par dabealvi.over-blog.com Publié dans #humanitaire zones à risques mali, #politique centrafricaine, #paix

Centrafricains Humanitaires dans les zones à risques, comment ça se passe ?

Etre un humanitaire c’est avant tout vouloir aider les autres, apporter un soutien à une population qui en a besoin. Mais parfois tout se complique. Ces volontaires deviennent des cibles potentielles quand une guerre se déclenche, ou parce que leurs actions dérangent… Cela ne les empêche pas pour autant de continuer leur mission. Mais jusqu’à quel point peut-on risquer sa vie pour les autres ?

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Solidarités International est une association d’aide humanitaire d’urgence. Elle vient en aide aux populations victimes de conflits armés et de catastrophes naturelles. Comment forme-t-elle les personnes qu’elle envoie sur le terrain ? Quelles sont les précautions prises pour assurer leur sécurité sur place ? Quelles limites se fixent une ONG pour rester dans un pays à risques? Nous avons posé toutes ces questions à Frédéric Penard, directeur des missions de Solidarités International.

Comment sont formés les humanitaires (salariés/volontaires) qui partent en zones à risques ou en guerre comme le Mali ?

Il y a minimum 2-3 semaines de formation avant le départ où différents sujets sont évoqués notamment sur la sécurité. La veille du départ la personne envoyée sur place est à nouveau briefée, elle est également briefée une fois sur place. Nous faisons une analyse sécurité sur le pays dans lequel nous envoyons le volontaire/ le salarié. La personne est aussi formée par rapport à cela. Mais le fait de partir sur le terrain, cela dépend également du niveau d’acceptation des risques par la personne elle-même, il n’y a pas de contrainte.

Quelles sont les précautions prises sur place ?

Les précautions prises sur place dépendent de chaque site, en fonction du risque analysé. Cela peut être de ne pas aller dans certaines zones à certaines heures de la journée, préférer une voiture individuelle à la place des transports en commun. Nous misons également sur la compréhension des personnes des pays aidés, nous tentons de leur faire comprendre qu’il y a un espace humanitaire, que l’organisation est neutre et impartiale.

Pour le Mali nous avons des programmes d’aide dans les grandes villes du nord et sud. Avec la situation actuelle, nous n’envoyons pas nos volontaires/salariés dans le nord du Mali, c’est le personnel malien qui travaille dans le nord.

Quelles limites se fixent Solidarité International au niveau des risques dans un pays?

Evidemment nous nous fixons une limite, celle du risque inacceptable. D’abord tout individu engagé peut à tout moment ne plus accepter de prendre des risques. On mettra alors tout en œuvre pour le rapatrier. Après l’ONG en elle même fixe les limites par rapport aux programmes réalisés dans le pays. Si l’action que nous menons est d’une importance vitale pour la population, par exemple s’il y a une épidémie de choléra, que la mortalité est en hausse, et que nous sommes les seuls à pouvoir apporter de l’eau potable, bien sûr que nous serons prêts à prendre plus de risques. Maintenant s’il y a une pression sur les personnes de l’ONG, une menace qui pèse sur leur sécurité, dans notre analyse globale de la situation du pays, nous pouvons quitter la zone puisque nous estimons que nous ne pouvons pas accéder à la population en toute sécurité.

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Comment les ONG agissent au Mali ?

Depuis le 10 janvier la France intervient officiellement au Mali pour tenter de protéger les Maliens contre les attaques de groupes islamistes au Nord du pays. Alors que les mouvements islamistes au Mali, en Somalie ainsi que l’Aqmi multiplient les menaces de représailles contre la France, de nombreux ONG continuent d’agir au Mali : Que font-elles ? Ont-elles décidé de rester dans le pays ? Les réponses.

* PLAN, l’association de parrainage d’enfant agit au mali depuis 1976. Plan Mali mène actuellement des actions dans le camp de réfugiés qui se trouve un peu à l’est de la ville de Ségou, notamment pour venir en aide aux femmes et aux enfants qui ont fui les zones d’occupations par les islamistes (devenues zones de combat). Concrètement cette aide est axée sur la protection des enfants mais également sur la distribution de nourriture et de produits de première nécessité. Malgré la situation actuelle, l’association a décidé de continuer à se mobiliser pour aider les populations fuyant les zones de combat.

* Présente au Mali depuis avril 2012, Solidarités International, association d’aide humanitaire d’urgence, a décidé de renforcé ses capacités de réponse humanitaire au Nord du Mali et les pays frontaliers. Actuellement, elle apporte à la population une aide alimentaire, un soutien en eau, en hygiène et en assainissement et distribue des kits hygiène.

* Action Contre La Faim a également des programmes au Mali notamment le traitement des enfants malnourris dans l’hôpital de Gao et dans les centres de santé des cercles d’Ansongo, Bourem et Gao. Après avoir rapidement suspendu ses actions à Gao à cause de la situation instable, l'ONG reprend ses activités.

Aider les jeunes filles victimes d’abus sexuels aux Philippines malgré les menaces : le combat de Laurence Ligier

Fondatrice de l’association Caméléon, Laurence Ligier est une femme extraordinaire. Elle est étudiante quand elle décide de partir aux Philippines pour découvrir le pays et sa culture. Ce qu’elle ne savait pas, c’est qu’elle tomberait sous le charme du pays. Elle fait une mission humanitaire, puis deux, avant de rester un an pour une mission d’éducation dans les bidonvilles. Ces mois passés aux cotés des enfants et des services sociaux la change. Elle décide de réorienter ses études pour s’engager dans le développement et l’humanitaire. Laurence Ligier a vu l’impact que pouvait avoir l’aide humanitaire, désormais elle veut être utile, améliorer la vie des gens et en particulier des enfants philippins. En 1997, elle fonde l’association Caméléon qui vient en aide aux jeunes filles entre 5 et 16 ans victimes d’abus sexuels. Elle accueille ces jeunes filles maltraitées dans des maisons, où elles sont soignées physiquement, aidées par des psychologues, puis envoyées à l’école. L’associationCaméléon les aide à (re)vivre, à reprendre confiance en elles et à les préparer pour leur futur professionnel.

Mais le combat de Laurence Ligier en faveur de ces petites filles n’est pas sans risque. Malgré la fierté de voir ces enfants se reconstruire, elle est parfois menacée de mort. Pourquoi ? Parce qu’elle brise les tabous, condamne les abus sexuels et se bat pour mettre les coupables en prison.

S’engager pour les autres, mais à quel prix ?

Un humanitaire pris pour cible ? Cela devrait être impensable. Après tout, n’est-il pas là pour aider une population dans le besoin? Et pourtant parfois, cette action dérange. Au Sri Lanka, 17 travailleurs humanitaires de l’ONG ont été assassinés en 2006. Depuis l’ONG ainsi que les proches des victimes ne cessent de demander justice !

Nous sommes en août 2006 au Sri Lanka. Le pays doit faire face à une guerre civile particulièrement violente. Malgré les risques, à Muttur (sud-est du Sri Lanka), des employés d’Action Contre la Faim travaillent pour sauver des vies. Mais au petit matin du 4 août 2006, des hommes sont rentrés dans les locaux de l’ONG, ont emmené 17 travailleurs humanitaires dans la cour, les poings liés, et les ont exécutés d’une balle dans la tête.

Depuis, justice n’a pas été rendue, les coupables n’ont pas été condamnés pour avoir pris la vie de ceux qui essayaient simplement d’aider les autres. C’est pour cela qu’Action contre la Faim et TBWA/Paris ont décidé d’agir en concevant et en diffusant une vidéo-pétition pour qu’une enquête indépendante de l’ONU soit ouverte et que lumière soit faite sur cette affaire.
Cette vidéo choc pourrait reconstituer l’exécution des 17 hommes et femmes qui travaillaient pour l’ONG. Samuel Le Bihan prête sa voix à ce spot, et prend la place d’un des employés tués. "Je suis mort il y a 6 ans. Aujourd’hui si je vous parle c’est que nos meurtriers sont toujours libres. J’étais là pour sauver des vies pas pour la perdre" dit-il d’une voix grave.

Vous pouvez agir pour que justice soit faite! Il vous suffit de regarder la vidéo d’Action Contre la Faim, signer la pétition à la fin du film ou sur justiceformuttur.org et diffuser l'information sur les réseaux sociaux.

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