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Dabealvi.La Sentinelle en mode veille - Centrafrique M.E.R.C.I
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CENTRAFRIQUE: Succession bloquée : que prévoit la loi ?

14 Novembre 2019 , Rédigé par dabealvi.over-blog.com

Il arrive fréquemment que le règlement d'une succession soit bloqué par des conflits entre les héritiers ou lorsqu'un héritier, par son silence, retarde les différentes formalités à accomplir. Que faire lorsque ces situations perdurent et quel rôle doit jouer le notaire ?

Option successorale : accepter ou renoncer

L'option successorale est le droit pour toute personne appelée à une succession d'accepter ou de refuser cette succession. Le principe général posé par le Code civil [article 768] est que nul n'est obligé d'accepter une succession, une donation ou un legs.

Trois solutions se présentent alors :

  • accepter purement et simplement, soit de manière expresse, par le biais d'un acte notarié ou sous seing privé, soit de manière tacite, en accomplissant des actes qui manifestent l'intention d'accepter (par exemple, un acte portant cession de ses droits dans la succession au profit d'un cohéritier),
  • accepter à concurrence de l'actif net (démarche appelée auparavant "acceptation sous bénéfice d'inventaire"), qui nécessite d'effectuer une déclaration auprès du greffe du tribunal compétent,
  • ou renoncer, une option qui doit être obligatoirement exprimée auprès du greffe du tribunal compétent.

Par exception, le légataire à titre particulier, à savoir l'héritier qui reçoit un bien clairement défini dans le testament, n'est pas tenu de payer les dettes du défunt. Il a donc seulement le choix entre accepter purement et simplement ou renoncer.

Des conflits familiaux peuvent être à l'origine du silence d'un héritier. Or, ce silence est source de blocage, puisque certains actes relatifs à la gestion des biens indivis composant l'actif successoral ou l'éventuel partage de ces biens doivent être approuvés par l'ensemble des héritiers. Afin d'éviter que ces situations de blocage ne durent trop longtemps, la loi prévoit des garde-fous. D'une part, le délai maximal pour se prononcer est de 10 ans, faute de quoi l'héritier est considéré comme renonçant. D'autre part, les cohéritiers, ainsi que les créanciers de la succession, sont autorisés à réagir bien avant le terme de ces 10 ans. En effet, passé un délai de 4 mois après le décès, ils peuvent, par acte d'huissier, sommer l'héritier muet de se prononcer dans un délai de 2 mois. Faute de réponse au terme de ce délai, son silence vaudra acceptation pure et simple.

Désaccord sur le choix du notaire

Le recours au notaire pour le règlement d'une succession est un passage obligé dès lors que celle-ci comporte des biens immobiliers. Il est également recommandé, mais non obligatoire, lorsque la succession est importante et/ou implique plusieurs personnes.

Le choix du notaire est donc important, et, sur ce plan, les héritiers ont une totale liberté pour désigner le notaire qui sera chargé de gérer et de régler la succession. Ils peuvent choisir un notaire commun ou prendre chacun un notaire. Un seul notaire sera toutefois responsable du règlement proprement dit de la succession. Les autres notaires auront alors un rôle de conseil et d'assistance auprès de leurs clients.

S'il y a litige entre les héritiers concernant le choix du notaire, le règlement national des notaires [article 61] prévoit que la préférence est dévolue dans l'ordre suivant :

  • 1- au notaire de l'époux survivant non exhérédé [non écarté de la succession],
  • 2 - au notaire des héritiers réservataires,
  • 3 - au notaire des légataires universels,
  • 4 - au notaire des héritiers non réservataires.

A égalité de rang, le notaire représentant le plus fort intérêt pécuniaire prévaudra.

Un héritier bloque la gestion ou la vente d'un bien

Après le décès, les biens du défunt appartiennent en commun à ses héritiers, sans que les parts respectives de chacun ne soient matériellement individualisées : c'est l'indivision. Celle-ci prend fin lorsqu'il est procédé au partage des biens, lequel peut parfois être effectué des années plus tard.

Rappel

Les légataires particuliers ne font pas partie de l'indivision.

De façon générale, un indivisaire ne peut disposer seul d'un bien (par exemple, le transformer ou le vendre) sans le consentement des autres, et l'accord de tous les indivisaires est requis pour certains actes [articles 815-2 et 815-3 du Code civil]. Cependant, les héritiers ont le choix d'organiser ou non cette indivision plus ou moins forcée dans laquelle ils se retrouvent en établissant notamment une convention d'indivision [article 815-1 du Code civil].

Hors convention, la loi a néanmoins assoupli les conditions de la gestion des biens indivis [loi n° 2006-728 du 23.06.2006]. Les titulaires d'au moins 2/3 des droits indivis peuvent accomplir, à cette majorité, des actes importants, comme par exemple des actes d'administration, confier un mandat général d'administration, conclure des baux, ou encore vendre des meubles indivis pour payer des dettes [article 815-3 du Code civil].

De même :

  • en cas de blocage dans la gestion des biens indivis, une autorisation judiciaire peut être obtenue afin de passer outre au refus de l'un des héritiers de consentir à un acte de gestion lorsque ce refus met en péril l'intérêt commun [article 815-5 du Code civil],
  • la vente d'un bien indivis peut être autorisée, sous certaines conditions et selon des modalités précises (procédure durant 4 mois), par le tribunal de grande instance, à la demande de l'un ou des indivisaires titulaires d'au moins 2/3 des droits indivis [article 815-5-1 du Code civil],
  • le président du tribunal de grande instance peut prescrire toutes les mesures urgentes que requiert l'intérêt commun à la demande d'un ou plusieurs indivisaires [article 815-6 du Code civil].

Enfin, il existe depuis 2007 une solution complémentaire, le mandat successoral, permettant de confier provisoirement à une personne morale ou physique l'administration des biens composant une succession "en raison de l'inertie, de la carence ou de la faute d'un ou plusieurs héritiers dans cette administration, de leur mésentente, d'une opposition d'intérêts entre eux ou de la complexité de la situation successorale" [article 813-1 du Code civil]. Il revient au juge de désigner cette personne à la demande d'un héritier, d'un créancier, de la personne qui administrait tout ou partie du patrimoine du défunt quand celui-ci était encore en vie, ou de toute autre personne intéressée. Le juge fixe la durée de la mission et la rémunération. Sauf accord du juge, les pouvoirs du mandataire se limitent aux seuls actes purement conservatoires et de surveillance et aux actes d'administration provisoire. Dès lors qu'elle est enclenchée, la procédure de désignation d'un mandataire successoral est en principe rapide puisque le tribunal statue en la forme de référés.

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Désaccord pour l'évaluation des biens

L'évaluation des biens est importante puisqu'elle va aider à déterminer la masse successorale et à formaliser les parts et les lots qui seront attribués à chacun des héritiers. De plus, elle déterminera la base de calcul, d'une part, des frais de notaire et, d'autre part, des droits de succession. Une estimation trop élevée par rapport à la valeur du marché générera automatiquement des frais plus élevés, et inversement, une sous-estimation peut faire courir sur le plan fiscal le risque d'un redressement.

Dès lors qu'une succession est mise entre les mains du notaire, il revient à celui-ci de procéder à l'inventaire des biens et à leur évaluation selon des règles précises selon qu'il s'agit d'immeubles, de biens meubles, d'objets de collection ou encore de valeurs mobilières. Il peut, à sa demande ou à la demande des héritiers, recourir à un expert si la situation l'exige. Cette solution engendrera des frais supplémentaires.

Si les héritiers ne parviennent pas à se mettre d'accord sur la valeur d'un bien, le juge, saisi par l'un des héritiers, peut désigner un expert.

A propos des scellés

Pour des raisons diverses, il n'est pas rare, à la suite d'un décès, que certains proches du défunt décident de se saisir de meubles, de bijoux de famille, de tableaux, de voitures ou d'autres objets dotés d'une valeur économique ou simplement sentimentale qu'ils considèrent leur revenir.

Les dissimulations, appropriations et détournements, qualifiés de recel successoral, sont sanctionnés par le Code civil [article 778].

Afin d’éviter que la succession ne soit vidée de ses biens, documents importants ou valeurs, l’apposition de scellés sur le ou les biens appartenant au défunt peut être demandée en urgence au juge [articles 1304 et suivants du Code de procédure civile]. La démarche peut permettre de prévenir les risques de déchirement entre les héritiers, elle s'avère en tout cas nécessaire en cas de conflit familial avéré.

Le Code de procédure civile énumère la liste des personnes qui peuvent demander au juge la mise sous scellés :

  • le conjoint ou le partenaire d'un pacte civil de solidarité,
  • tous ceux qui prétendent avoir une vocation successorale (enfants et autres descendants, conjoint, parents et autres ascendants),
  • l'exécuteur testamentaire ou le mandataire désigné pour l'administration de la succession,
  • le propriétaire des lieux loués par le défunt,
  • tout créancier muni d'un titre exécutoire ou justifiant d'une créance apparaissant fondée en son principe,
  • et, dans certains cas, les personnes qui demeuraient avec le défunt, le maire, le commissaire de police, la gendarmerie.

La demande est portée devant le président du tribunal de grande instance dans le ressort duquel est ouverte la succession, lequel rend, le cas échéant, une ordonnance qui sera exécutée par un huissier de justice.

Désaccord concernant l'attribution des lots lors du partage

La succession fait naître une indivision qui ne rencontre souvent pas l'adhésion des héritiers. En effet, ces derniers souhaitent généralement rapidement prendre pleinement possession des biens susceptibles de leur être attribués. Et n'oublions pas que le Code civil pose comme principe général que "nul ne peut être contraint à demeurer dans l'indivision" [article 815 du Code civil].

Les héritiers peuvent donc charger le notaire de préparer le partage. Et si, dans les premières étapes du règlement de la succession, la question de l'évaluation des biens et celle de la prise en compte ou pas des donations antérieures (appelée aussi "rapport des donations") sont souvent source de conflits, par la suite, la composition des lots peut également entraîner des différends entre les copartageants.

La loi laisse aux intéressés le soin de se mettre d'accord pour se répartir les biens de la succession pourvu que chacun reçoive une part égale à ses droits. Et, lorsque le climat entre les héritiers le permet, les héritiers peuvent bien évidemment aider le notaire à la composition des lots. Les inégalités entre les lots sont compensées généralement par une soulte, à savoir une somme d'argent, payée au comptant en principe.

L'attribution préférentielle, ou comment le droit peut régler de fait l'attribution de certains biens

L'attribution préférentielle a pour objet d'allotir un des héritiers d'un bien particulier [articles 831 et suivants du Code civil]. L'avantage peut profiter au conjoint survivant comme à toute autre héritier appelé à la succession, mais l'attribution n'est pas automatique. En effet, l'héritier qui la revendique doit expressément en faire la demande auprès du tribunal, lors de l'ouverture de la succession ou au moment du partage des biens. En outre, il sera normalement amené à indemniser les autres héritiers en leur versant une soulte si cette attribution dépasse en valeur la part à laquelle il a droit.

Le Code civil limite le champ d'application de l'attribution préférentielle à la résidence principale (propriété ou droit au bail) et aux droits et biens nécessaires à l'exercice de l'activité professionnelle du défunt, que celui-ci ait été commerçant, industriel, artisan, professionnel libéral ou exploitant agricole.

L'attribution préférentielle est de droit pour le conjoint survivant s'agissant du logement qu'il occupe de façon effective à titre de résidence principale (également pour le partenaire lié par un PACS mais sous certaines conditions). Les autres héritiers peuvent donc difficilement s'y opposer.

Elle est également de plein droit pour le conjoint survivant ou les autres héritiers s'agissant des petites exploitations agricoles. Pour les autres types d'exploitation agricole, elle peut l'être aussi dès lors que ces derniers poursuivent l'activité sous diverses conditions.

S'agissant d'une entreprise, commerciale ou artisanale par exemple, l'attribution est facultative. En outre, l'héritier qui la revendique doit avoir participé de façon effective à l'activité de ladite entreprise. Le juge apprécie souverainement en fonction notamment des intérêts en présence, des aptitudes du demandeur à gérer et de ses capacités à faire face au paiement éventuel de la soulte.

Si l'entreprise est exploitée sous forme de société, l'attribution préférentielle des parts ou actions se fait sous réserve de l'application des dispositions légales ou statutaires pouvant restreindre l'entrée du conjoint survivant ou des héritiers dans le capital social.

L'attribution éliminatoire, ou comment éviter le partage judiciaire

L'attribution éliminatoire permet d'attribuer sa part à un indivisaire qui en fait la demande tout en laissant les indivisaires qui le souhaitent dans l'indivision [article 824 du Code civil]. Le tribunal peut accéder à cette requête en fonction des intérêts en présence.

Si les biens ne sont pas partageables en nature ou si les ressources financières de l'indivision sont insuffisantes, les coïndivisaires souhaitant demeurer dans l'indivision doivent verser une soulte à l'indivisaire demandant le partage.

Le partage judiciaire, la solution ultime à défaut d'accord

A défaut d'accord entre les héritiers sur un partage amiable ou en cas de refus de l'un des indivisaires de consentir au partage, la sortie de l'indivision doit passer par les voies judiciaires [article 840 du Code civil]. La procédure de partage judiciaire est dominée par un lourd formalisme et peut durer plusieurs années, en fonction de l'âpreté des conflits et la complexité des situations. Elle génère bien évidemment moults frais supplémentaires.

En pratique, si la situation est simple, le tribunal, après examen du dossier, peut ordonner un partage et renvoyer les héritiers devant un notaire qui procédera aux différentes formalités.

Si la complexité des opérations le justifie, le tribunal désigne un notaire (choisi par les copartageants ou, à défaut d'accord, par le tribunal lui-même) pour procéder aux opérations de partage et il commet un juge pour surveiller ces opérations. Le notaire peut s'adjoindre les services d'un expert, choisi par les copartageants ou, à défaut d'accord, désigné par le tribunal, et peut solliciter du tribunal toute mesure de nature à faciliter le déroulement de son action. Le notaire dispose d'un délai d'un an (éventuelle prorogation d'un an au maximum) pour opérer et déterminer la composition des lots à répartir, à la suite de quoi le tribunal peut homologuer l'accord intervenu entre les héritiers ou, à défaut, ordonner un tirage au sort. Si le tirage au sort est impossible (par exemple : un seul appartement à partager), le tribunal peut ordonner la vente aux enchères des biens.

Il n'est pas inutile de préciser que les copartageants peuvent à tout moment mettre fin à la procédure de partage judiciaire et conclure une convention amiable.

Rôle du notaire et assistance d'un avocat

Le rôle du notaire est indéniablement important en matière de succession, puisqu'il a la charge de dresser l'inventaire, d'établir des attestations, d'accomplir certains actes, d'aider à la déclaration de succession, et de procéder, le cas échéant, au partage des biens compris dans la succession. Si le notaire a le devoir d'assister et de conseiller les parties tout au long du règlement de la succession, il a avant tout un rôle d'arbitre et n'a pas à défendre les intérêts des héritiers individuellement.

Le recours à un avocat peut donc s'avérer judicieux. Outre le fait de conseiller et d'assister, notamment lors du choix de l'option successorale et dans les relations avec le notaire, il défendra également les intérêts de son client héritier dans la réalisation du partage amiable. De plus, l'assistance d'un avocat est obligatoire pour une procédure de partage judiciaire.

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Centrafrique. SOMMET HISTORIQUE DE SOTCHI: LE NOUVEAU PARTAGE DE L’AFRIQUE A COMMENCÉ

13 Novembre 2019 , Rédigé par dabealvi.over-blog.com

 LA RUSSIE, PAR LE SOMMET DE SOTCHI, A JUSTE VOULU VÉHICULER L’IMAGE D’UN PAYS SUPER-PUISSANT DANS UN MONDE MULTIPOLAIRE QUI SERAIT PRÊT À RÉPONDRE À TOUT MOMENT À L’APPEL DES DÉCIDEURS POLITIQUES DU CONTINENT QUI CHERCHENT AUJOURD’HUI À DIVERSIFIER LEURS PARTENARIATS, À L’INTERNATIONAL. SELON LE CONSTAT DE SAMBOU SISSOKO, LES ENTREPRISES RUSSES QUI JUSQUE-LÀ AVAIENT RELATIVEMENT PEU DE PRÉSENCE EN AFRIQUE SONT EN TRAIN DE DÉCROCHER DES CONTRATS JUTEUX AU DÉTRIMENT DES ENTREPRISES CONCURRENTES EUROPÉENNES ET AMÉRICAINES. TOUTEFOIS, QUELS ENSEIGNEMENTS LES AFRICAINS DEVRAIENT-ILS TIRER DU SOMMET HISTORIQUE DE SOTCHI ?

Le sommet Russie-Afrique, qui vient de prendre fin à Sotchi le 24 Octobre dernier, restera longtemps gravé dans les annales historiques de notre Continent.
Cet évènement, qui a enregistré la présence de plus d’une cinquantaine de délégations africaines, est intervenu, dans un contexte, international difficile pour la Russie. En effet, les tensions demeurent toujours très vives entre ce pays membre permanent du conseil de sécurité de l’ONU et ses challengers occidentaux (US, UK et la France). À la suite de l’annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée par la Russie en 2014, suivie de la guerre dans l’Est de l’Ukraine, les Américains et leurs alliés de l’OTAN avaient adopté des sanctions contre la Russie.
Parallèlement à la médiatisation de cette situation de tension, le retour des Russes en Afrique a connu ces deux dernières années une forte médiatisation notamment depuis l’assassinat des trois journalistes russes en Centrafrique au mois de Juillet 2018.
Ainsi, à mon humble avis, la Russie, par ce sommet, a juste voulu véhiculer l’image d’un pays super-puissant dans un monde multipolaire qui serait prêt à répondre à tout moment à l’appel des décideurs politiques du continent qui cherchent aujourd’hui à diversifier leurs partenariats à l’international.
Il est important de rappeler que jusqu’à la fin des années 1980, l’URSS entretenait des relations assez étroites avec plusieurs pays africains. Au milieu des années 80, l’Union soviétique a signé des centaines d’accords avec les pays africains. Environ 25 000 Africains ont été formés dans les universités et les collèges techniques soviétiques, dans de multiples domaines, et des milliers sont sortis des académies militaires et politiques de l’URSS. Ces programmes d’échanges et de formation avaient débuté dès les années 1950.
Un grand nombre de dirigeants africains ont bénéficié à titre personnel du soutien et de la formation proposés par l’URSS, sans compter les 200 000 « experts » que les conseillers soviétiques ont formé. Les nombreux accords signés pendant cette période couvrent notamment 37 pactes d’assistance technique et économique et 42 accords commerciaux.
De 1990 à 2000, les relations entre l’ex-URSS et les pays africains se sont quasiment ralenties. Cette période a été marquée par la fermeture de neuf ambassades et de trois consulats russes sur le continent africain, de la plupart des missions commerciales et de 13 des 20 centres culturels – du Togo au Lesotho et du Burkina Faso à Sao-Tomé-et-Principe. La plupart des projets d’aide initiés par l’Union soviétique ont été clôturés, dont une aciérie à Ajaokuta, au Nigeria, pourtant pratiquement terminée à 98 %. La Russie avait de sérieux problèmes économiques à résoudre chez elle et elle était beaucoup plus occupée à gérer ses relations avec l’Europe et les États-Unis qu’il fallait à nouveau reconstruire sur de nouvelles bases.
C’est seulement à partir du milieu des années 2000 en fait que la Russie a commencé à faire un retour assez timide sur le continent africain avec d’abord un voyage au Maroc et en Afrique du Sud de Vladmir Poutine en 2006 puis en 2009 un voyage officiel en Angola, en Namibie et au Nigeria de Dimitri Medvedev accompagné d’une délégation de 400 hommes d’affaires russes. Lors de ce voyage d’affaires, plusieurs accords économiques ont été signés dans le secteur des ressources minérales et de l’énergie nucléaire notamment. Vladimir Poutine estime que si « à une époque, nous avons pu donner l’impression d’avoir perdu tout intérêt pour le continent africain, il est de notre devoir de rattraper le temps perdu. Nous avons quantité de projets et d’idées intéressants et de qualité pour développer notre coopération. La Russie [constate] sans jalousie que d’autres pays ont noué des liens en Afrique, mais elle entend bien défendre [ses] intérêts sur le continent ».
De 2017 à nos jours, on peut bien remarquer, à travers le nombre d’accords de coopérations militaires existants qu’il y’a eu une accélération du retour de la Russie en Afrique subsaharienne. En effet, plus d’une vingtaine de nouveaux accords de coopération militaire ont été signés depuis 2017 contre seulement 7 de 2010 à 2017. Également, on peut constater dans certains pays africains le déploiement de conseillers militaires russes liés à des sociétés militaires privées telles que la société «Wagner» qui est très médiatisée ces derniers temps.
Les médias pro-russes, à travers une vaste campagne d’information et de propagande apportent un grand appui à la coopération russo-africaine. Cette campagne a pour objectif de renforcer et de légitimer le rôle de la Russie en Afrique et aussi à attaquer les puissances coloniales occidentales en distillant au sein de l’opinion publique des propos fortement nationalistes et anti-impérialistes.
Le retour de la Russie en Afrique est d’abord motivé par des enjeux géostratégiques. En effet, depuis la fin de la guerre en Ukraine, ce puissant pays disposant d’un droit de veto au conseil de sécurité de l’ONU se sent de plus en plus victime d’une certaine propension des Européens et des Américains à vouloir créer des partenariats avec ses anciens voisins de l’ex-Bloc soviétique. Plusieurs de ces pays ont déjà fait le choix d’évoluer au sein de l’UE et la Russie voit cela comme une menace pour sa survie et du coup elle cherche à se positionner en Afrique un continent considéré comme la sphère d’influence de la Belgique, du Royaume-Uni, de la France, des États-Unis…
Ensuite ce retour russe est motivé par des raisons économiques notamment leur mainmise sur les ressources minières et énergétiques nécessaires au fonctionnement de leurs industries manufacturières. Il est indéniable que la Russie dispose déjà d’importantes réserves de Pétrole et de gaz naturel chez elle, mais celles-ci ne sont pas inépuisables. Comme la plupart des pays occidentaux, l’économie russe dépend en grande partie de l’exploitation des ressources naturelles. Ainsi, la Russie dans sa coopération avec les pays africains propose essentiellement des équipements sécuritaires et des moyens technologiques de surveillance ou de renseignement en échange de l’accès aux ressources minières et énergétiques pour ses entreprises. Inversement, les gouvernements africains dont la plupart des dirigeants sont contre le modèle de démocratie occidentale et qui souhaitent se maintenir au pouvoir de manière autoritaire auraient une tendance à s’intéresser à ces modèles de coopérations où la sécurité du fauteuil présidentiel est généralement bien assuré par des mercenaires russes. Le cas de la Centrafrique est un cas très intéressant pour illustrer ce dernier point. En effet, la Russie n’avait pas de relation très particulière à l’instar de la France avec la république centrafricaine jusqu’en janvier 2017. À partir de cette date, un accord de coopération militaire a été signé entre les deux pays. Après la signature de cet accord, on a assisté à une livraison d’armes et le déploiement de conseillers militaires à Bangui. Parallèlement à cela, des entreprises russes liées à Evguéni Prigojine, un oligarque très proche du président Poutine, ont obtenu des contrats assez lucratifs dans l’exploitation minière. Ainsi, cela devient très intéressant de constater que les entreprises russes qui jusque-là avaient relativement peu de présence en Afrique sont en train de décrocher des contrats juteux au détriment des entreprises concurrentes européennes et américaines.
Dans les années à venir, faudrait-il encore être surpris que les entreprises russes raflent d’importants contrats au Cameroun, en RD-Congo, au Soudan, en Égypte, en Algérie, en Éthiopie… ? Pas du tout !
Le nouveau partage de l’Afrique a commencé après celle de Berlin en 1885. D’un côté, nous avons le Bloc Chine-Russie et de l’autre le Bloc Grande Bretagne- France- États-Unis.

Sambou SISSOKO

Source: info-matin

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Que devient la Centrafrique, 10 mois après la signature d’un accord de paix ?

12 Novembre 2019 , Rédigé par dabealvi.over-blog.com

REPORTAGE - Près de 10 mois après la signature d'un accord de paix, Europe 1 est retourné en Centrafrique.
REPORTAGE

Conclu entre l’Etat et 14 groupes armés, l'accord de paix signé en février 2019 met officiellement fin à une guerre civile qui dure depuis plus de 6 ans, avec plusieurs milliers de morts, et plus d’un million de réfugiés déplacés. Des formations pour les forces de l’ordre ont depuis été mises en place, Europe 1 a assisté à l’une d’entre elles. Pour Joseph, une gendarme mobile de Bangui, les mauvais restes de la guerre civile sont encore visibles au quotidien. "Avec la population, c’est un peu difficile, par exemple s’il y a des manifestations, on nous jette des pierres lorsque l’on intervient, parfois il y a des coups de feu. Mais la mentalité des Centrafricains a changé, on réapprend à vivre ensemble. Grâce à ce que nous avons acquis ici, on intervient comme médiateurs", explique la plus jeune gendarme de la formation.

 

Rétablir l'autorité de l'Etat

Les patrouilles se font sans trop d’encombres, hormis dans le quartier musulman du PK5 où les forces de l’ordre évitent de circuler la nuit, mais les équipes sont trop peu nombreuses et sous-équipées. "Il y a beaucoup de déficit, si on n’avait pas assisté à cette formation, on n’aurait pas su comment faire", éclaire Cyril, un agent de douane qui reconnait les lacunes de la police centrafricaine.

Le but de la formation, c’est surtout de rétablir l’autorité de l’Etat, parce qu’elle passe nécessairement par ses agents. Mais pas seulement. Le contrôle du territoire est également primordial. Mais 80% du pays est toujours occupé par des groupes rebelles armés. Le gouvernement tente donc en priorité de conserver la sécurité sur l’unique voie de ravitaillement venue du Cameroun voisin. Cela représente 600 km de chemins de terre très prisés par les coupeurs de route pendant la guerre civile.

 

Des barrières réaménagées pour être bien identifiées

Des barrières sont tenues par des forces de l’ordre. Auparavant, elles l'étaient par des rebelles. Mais selon le chef d’équipe de l’entreprise française dotée de fonds européens pour la sécurisation de ce corridor, le racket continue.

On compte encore une vingtaine de barrières illégales, contre neuf officielles. Elles sont réaménagées pour être bien identifiées. Pavel, chauffeur poids lourd camerounais estime que c’est un bon début : "Maintenant, on peut facilement faire la route sans avoir peur. Le seul problème, c’est qu’il y a trop de trous sur la route. Il y a un le risque de renversement, il faut être vigilant."

Selon notre envoyé spécial, la sécurisation du corridor doit faire figure d’exemple pour le reste du territoire, mais il faudra certainement d’autres arguments pour faire plier les milices rebelles toujours en place. La situation reste donc précaire en Centrafrique.

Europe 1
Par Justin Morin, avec Thomas Vichard
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CENTRAFRIQUE: INONDATIONS DE BANGUI

31 Octobre 2019 , Rédigé par dabealvi.over-blog.com

 

VOICI CE QUE L’ANCIEN MINISTRE DES TRAVAUX PUBLICS ET MAIRE DE BANGUI OLIVIER GABIRAULT (expert en urbanisme et en aménagement du territoire) ÉCRIVAIT DANS UN RAPPORT ALARMISTE EN 2013.

LES INONDATIONS A BANGUI ET LEURS CAUSES par Emmanuel Olivier GABIRAULT
(PUBLICATION DU 13 OCTOBRE 2013)
La ville de Bangui connaît des inondations assez souvent meurtrières, avec d’énormes dégâts. Les autorités, souvent débordées ou surprises par les conséquences de ces inondations, les présentent comme une catastrophe pour solliciter des aides ponctuelles en faveur des sinistrés sans s’attaquer véritablement aux causes de ce fléau. Les inondations de la ville de Bangui ne sont pas une catastrophe, c'est-à-dire un évènement imprévisible, mais résultent tout simplement de la responsabilité des pouvoirs publics en ce qui concerne leurs causes et leurs solutions. Tout d’abord, quelles en sont les causes :
1° LA CONFIGURATION DE LA VILLE DE BANGUI
Le site sur lequel se trouve Bangui n’était pas destiné à accueillir une ville devenue la capitale politique, économique, militaire, culturelle etc., c'est-à-dire un centre macro céphalique contenant plus d’habitants que les 16 principales agglomérations du pays réunies.
Historiquement, les puissances coloniales, après avoir terminé la conquête des cotes africaines, se sont lancées dans une course pour celle de l’intérieur du continent à la suite de la Conférence de Berlin (novembre 1884-février 1885) consacrée au partage et à la division de l’Afrique. La France qui cherchait dans ce cadre à atteindre le Nil avant les Anglais pour gagner le plus de territoire possible, a remonté le fleuve Oubangui jusqu’au niveau des rapides que sa mission n’a pas pu franchir, obligée de planter son drapeau sur une terre en signe de possession, donnant ainsi lieu par la suite à la création en 1889 d’un poste appelé Bangui.
Or une ville ne se crée pas au hasard comme c’est le cas pour Bangui dont la naissance résulte tout simplement des difficultés de la navigabilité du fleuve Oubangui. Les raisons de sa création, la conception de son organisation spatiale, de sa sécurité, de son ouverture sur l’extérieur par exemple, répondaient à des besoins propres à la colonisation, différents de ceux d’une ville devenue par la suite la capitale politique, économique, militaire, culturelle etc. comprenant le 1/5 de la population centrafricaine, ayant connu une urbanisation massive, incontrôlée et une croissance urbaine dynamique.
Pour ne parler que de la configuration géographique de la ville de Bangui, un certain nombre de dispositions étaient à prendre après l’indépendance du pays pour faire face aux contraintes liées à son site, et surtout aux effets de son urbanisation massive qui sont ressentis aujourd’hui sous diverses formes.
En effet, située au bas des collines, la ville est limitée dans son extension par le fleuve Oubangui au Sud, le camp militaire à l’Est (du fait de la servitude de défense), au Nord Ouest par l’aéroport (aujourd’hui encerclé par des constructions anarchiques) à l’Ouest par un véritable no man’s land.
Bref elle est construite en grande partie sur des terrains inondables, donc nécessitant d’importants travaux d’assainissement.
Pour la petite histoire, le centre-ville se trouvait à BIMBO au moment de la création de BANGUI, là où est situé l’actuel port pétrolier avant d’être déménagé en amont, à la suite d’inondations. Ainsi, sur une superficie intra muros de 62 km2, les ¾ sont inconstructibles sans des travaux d’aménagement, car inondables en dehors des zones adossées à la colline.
2° LES EAUX PLUVIALES DESCENDENT DES COLLINES VERS LES AUTRES QUARTIERS (inondation par ruissellement)
Les eaux de pluie ruissellent des pentes des collines de l’Est vers l’Ouest, inondant les quartiers situés plus bas. Le quartier Sénégalais initialement plus proche du centre ville dès la création de Bangui et qui se trouvait à l’emplacement de l’actuel Jardin Public, a été déplacé par l’administration coloniale à son endroit actuel à cause non seulement des lieux inondables ayant nécessité des travaux d’assainissement par la suite, mais d’un incendie que cette cité a connu en 1946.
Le quartier Lakouanga également plus proche du centre-ville a fait l’objet d’assainissement, de lotissement et de redistribution de parcelles aux anciens occupants, obligés de quitter l’emplacement malsain le temps de ces travaux.
Les quartiers SICA I, SICAII, SICA III ont fait l’objet d’aménagement, de construction dans le cadre d’un embryon de politique de l’habitat financée par le FIDES (Fonds d’Investissement pour le Développement Economique et Social de l’AEF) en 1946.
Le Centre ville suréquipé à l’époque, pourvu de tout à l’égout, n’avait pas de problème d’inondations car des rues, même en surnombre y étaient tracées.
Toute la zone longeant en demi-cercle l’Avenue Koudoukou était considérée par les urbanistes de l’époque coloniale comme devant rester rurale et autonome avec son marché (Km5), ses bars, donc avec peu ou pas de relation avec la ville, ce qui explique le grand retard en travaux de desserte en VRD (voiries, réseaux divers), la forte densité de la population, des constructions anarchiques, autrement dit un ensemble de problèmes à résoudre par les pouvoirs publics qui auraient du dès les premières années de l’indépendance, réfléchir à une politique d’intégration urbaine, pour briser le cloisonnement des urbanistes de la colonisation consistant à créer un quartier pour les indigènes (ceinture allant de OUANGO à LAKOUANGA en passant par BOY RABE, GOBONGO, MISKINE, KM5), un autre pour les évolués (SICA) et le centre-ville pour les blancs.
Non seulement les ¾ de la ville sont inondables, construits sur des terrains malsains, mais d’autres phénomènes aggravent depuis quelques années cette situation. Il s’agit notamment de :
3°LA DEFORESTATION DES COLLINES SURPLOMBANT LA VILLE
Il s’agit tout d’abord là d’un très grave désastre écologique pour notre pays qui avait l’avantage de réunir dans sa capitale une petite forêt avec des animaux, des collines offrant une vue panoramique rare, autrement dit une grande et exceptionnelle richesse touristique en ce qui concerne la flore, la faune, les montagnes qui dominent la ville. C’est d’ailleurs ce site exceptionnel qui a justifié à l’époque la dénomination de « Bangui la verte », « BANGUI LA COQUETTE ». Sous le régime de BOKASSA, une autre appellation a été ajoutée aux deux premières, à savoir : « BANGUI VILLE DE PARI ». Malheureusement, le pari qui consistait à rattraper les autres grandes villes africaines et même les dépasser se fait dans le sens contraire, en commençant par la destruction des collines de la ville par la chasse, leur dénuement par la culture de champs, la coupe des arbres pour en faire du bois de chauffage, et surtout la construction de villas.
Le plan d’urbanisme de la ville de Bangui étant caduque depuis plusieurs décennies, les hautes autorités du pays qui devraient protéger ce site sont au contraire les premières à le détruire en y construisant des villas.
4°LA VITESSE DE RUISSELLEMENT DES EAUX OCCASIONNANT DE GRAVES DEGÂTS
La végétation des collines jouait deux rôles importants pendant les pluies. Elle retenait en partie les eaux pluviales, freinant à la fois leur vitesse et leur quantité des collines vers la ville située en bas et ce qui facilitait leur passage exclusif en direction du fleuve à travers des collecteurs créés à cet effet. L’absence de cette végétation entraîne donc une grande vitesse des eaux de pluie, obligées de se frayer parallèlement aux collecteurs, des passages vers les autres parties de la ville, ce qui entraîne de fortes inondations.
5° COLLECTEURS INSUFFISANTS MANQUANT DE CURAGE REGULIER
Les collecteurs d’eaux de la ville sont non seulement insuffisants pour canaliser ces eaux, mais certains ont même été fermés par des constructions. C’est le cas notamment du bâtiment du Ministère des Affaires Etrangères construit sur le collecteur qui passait à côté du Stade Barthélémy Boganda. La conséquence visible a été pendant longtemps l’inondation d’une partie de l’Avenue des Martyrs à la hauteur de l’Ecole Normale Supérieure, ce qui a amené la Mairie à y installer en 1996 une arche souterraine, creuser un collecteur maçonné traversant la zone des 36 Villas faisant jonction avec le collecteur de Boy Rabe au niveau du Lycée Barthélémy BOGANDA et surtout agrandir le diamètre du pont de l’Avenue Ben Zvit pour corriger cette anomalie.
Indépendamment de l’insuffisance des collecteurs, ceux-ci manquent cruellement de curage régulier, ce qui réduit bien évidemment leur capacité, et explique les différentes directions que les eaux se fraient, d’où les inondations.
5°PROBLEME LIE A L’ENLEVEMENT D’ORDURES DE LA VILLE
La capacité des collecteurs étant rapidement très réduite par le volume des ordures et des eaux de ruissellement dans les quartiers riverains, celles-ci se fraient de force des passage en inondant partout.
Il convient de retenir que déjà en 1996, chaque habitant de la ville de BANGUI dont la ccroissance est très forte, produisait en moyenne 60 g de déchets par jour. Le calcul est très facile à faire pour connaître le tonnage, le volume de déchets qui, faute de moyens efficaces d’enlèvement, se déversent dans les collecteurs, insuffisants et manquant souvent de curage.
6°NATURE DU SOL DE LA VILLE ET NAPPE PHREATIQUE
Le sol de la ville est en grande partie argileuse et retient longtemps l’eau de pluie ou du moins ne l’absorbe pas facilement. Par ailleurs, la majorité de construction dans les quartiers manquent de fosses septiques et de tout à l’égout, de caniveaux. De plus , les eaux de ménage sont souvent déversées sur un sol qui ne les absorbe pas immédiatement en raison de sa nature argileuse. Elles stagnent et les eaux de pluie augmentent leur niveau, ce qui crée un environnement nuisible à la santé.
La situation décrite ci-dessus est encore compliquée par la nappe phréatique (eau se trouvant sous la terre).
Dans certaines parties des zones situées au bas des collines, la nappe phréatique est presque « à fleur du sol », au point où le creusement d’un puits d’eau n’a pas besoin d’un grand effort. Le danger est que si les puits qui s’y trouvent ne sont pas suffisamment distants des Wc de fortune creusés dans le sol, les deux se communiquent en cas d’inondations, ce qui crée naturellement des maladies lorsque l’eau de ces puits est consommée.
7°EXCAVATION SERVANT A FABRIQUER DES BRIQUES DE TERRE
La gestion d’une ville tient compte de tous les aspects liés à la vie de ses habitants pour leur assurer le bienêtre. Si le travail des jeunes est difficile et que des activités de production de briques de terre peut soulager certains d’entre eux tout en aidant la population à construire avec un matériau naturel, il appartient au gouvernement de mener une réflexion sur cette opportunité dans le sens d’une aide en ce qui concerne un site approprié, une aide matérielle et financière permettant à ces opérateurs de se structurer et protéger en même temps l’environnement.
Malheureusement, les producteurs de briques de terre argumentent qu’ils n’ont pas de travail et vivent de cette activité. Les pouvoirs publics disent qu’ils abîment l’environnement sans que le juste milieu soit trouvé. Une solution urgente est à trouver car ces excavations béantes au milieu des habitations sont souvent dangereuses pendant les inondations et occasionnent fréquemment des cas de noyade.
8° EFFONDREMENTS DES PONTS CONSECUTIF A LA NÉGLIGENCE DES POUVOIRS PUBLICS
Les ouvrages ont une durée de vie. Dans un pays à forte pluviométrie comme le nôtre, ils doivent être surveillés, renforcés, redimensionnés. Une liste de ponts de la ville appelés à s’effondrer si rien n’était fait a été établie en 1996. Elle est disponible à la Mairie de Bangui. En effet, dans la ville de Bangui, la majorité des ponts ont connu des affouillements. Parmi ces ponts, deux étaient situés sur le Bouvard De Gaulle et un sur l’Avenue de France. Les trois ponts se sont malheureusement effondrés sans surprise aujourd’hui. Tous les autres ponts de la ville nécessitaint une attention particulière de la municipalité car leurs conditions ne sont pas différentes. En 1994, deux ponts situés sur l’axe de l’aéroport et un autre à la sortie Nord de la ville ont été construits en urgence car effondrés du fait des affouillements.
Les priorités de la ville de BANGUI sont à mon avis son assainissement du fait de sa configuration, de la nature de son sol et surtout du changement climatique qui est aujourd’hui une réalité.
En effet, il pleut maintenant abondamment dans les pays initialement désertiques, ce qui occasionne de graves inondations. La République Centrafricaine qui enregistre généralement une forte pluviométrie doit dès à présent prendre des dispositions nécessaires surtout au niveau de la ville de Bangui, notamment la mise en place d’un schéma directeur d’aménagement et d’urbanisme, un schéma de drainage des eaux, le sondage préalable du sol avant toute construction, la manière adéquate de construire etc. Ceci éviterait des effondrements massifs de maisons en cas d’inondations prévisibles.

Emmanuel Olivier GABIRAULT,
Urbaniste-Aménagiste en Chef Freelance, Expert en développement urbain (France)

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INITIATIVE POUR UNE TRANSFORMATION PAR L’ACTION

17 Octobre 2019 , Rédigé par dabealvi.over-blog.com

 

ITATEMENT VÔTRE

Mouvement Politique 

! C'EST LE MOMENT, ALLONS JUSTEMENT 

RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

RBBre<«Ceux qui ont le privilège de savoir ont le devoir d’agir» Albert Einstein 

Il faut être dans une dynamique de prévision plutôt que dans celle de la contemplation ! Face au constat de déliquescence de l’État, de manque de vision et d’actions politiques courageuses susceptibles de restaurer l’Autorité de l’État, avec tous ses corolaires, un groupe de compatriotes, nantis des valeurs progressistes, Républicaines et panafricaines ont collégialement réfléchi à la mise en place d’une plateforme engagée, qui rêve d’une autre solution politique en Centrafrique que celle couronnée par la succession de désolation et grande désillusion. 

Interpellé par Frantz FANON en ces termes « Dans une relative opacité, chaque génération doit découvrir sa mission, l’accomplir ou la trahir » et convaincu que nous avons aussi le devoir d’apporter notre pierre à l’édifice centrafricain, le 13 Août 2017 fut la date à laquelle le groupe a choisi d’accomplir sa part de la mission, en posant le premier pas, qui mènera au développement de la Centrafrique. 

Cette date était marquée par la tenue d’une réunion destinée à jeter les bases de la plateforme qui donnera naissance activement au processus de la naissance du Mouvement, à la confection de ses textes fondateurs et au choix de sa dénomination et de son sigle, c’est à dire au Mouvement Initiatives pour la Transformation par l’Action (ITA). 

2. Qui sommes nous ? 

Le Mouvement Initiatives pour la Transformation par l’Action, en abrégé (ITA) ayant pour devise, Fraternité-Volonté-Prospérité, est inscrit, conformément aux dispositions de l’ordonnance numéro 05.007 du 02 Juin 2005, relative aux partis Politiques et au Statut de l’opposition en République Centrafricaine par la décision numéro 005/MATDDL/DIRCAB/DGAT/DAPCA/SAP du 19 Décembre 2017. 

Il regroupe des femmes et hommes d’opinions différentes, volontaires issus de diverses sensibilités sociopolitiques nationales, qui sont exaspérés de statuquo du système, de la myopie légendaire qui caractérise la classe politique centrafricaine qui ne cessent de remettre en question les efforts consentis par la communauté nationale et internationale. Ainsi, le mouvement ITA veut mettre 

 

fin à cette dichotomie partisane obsolète. Le mouvement ITA sort du schéma classique, qu’il considère comme rétrograde et kleptocrate de la petite bourgeoisie nationale pour s’inscrire sur le chemin irréversible de l’écriture d’une nouvelle page d’histoire glorieuse de laquelle les Centrafricaines et Centrafricains seront fiers. 

Cette aventure qu’ensemble, nous allons mener grâce à l’engagement des uns et des autres, va déboucher sur la réalisation de l’idéal d’un autre Centrafrique prospère et forte. Nous avons l’obligation de nous battre pour une société centrafricaine égalitaire, pour un pays en paix, nous sommes armés d’une conviction pour changer les mentalités dans ce Pays. 

3. Notre vision 

‘’ Œuvrer pour l’avènement d’un autre Centrafrique prospère et forte, où il fait bon vivre pour tous, comme par le passé !’’. 

 

4. Missions 

- Objectifs - 

Nombreuses sont nos missions qui se résument aux points ci-dessous : Les missions de ITA consistent à: 

• Constituer et former un groupe homogène sans barrières linguistiques et ethniques en République Centrafricaine ; 

• Promouvoir la démocratie, l’échange des idées, l’élaboration et l’application d’un programme social, économique et politique pour la prospérité de la nation ; 

• Assurer et développer une collaboration optimale avec les mouvements et associations nationaux, africains et mondiaux pour la défense des « intérêts nationaux et continentaux» ; 

• Prôner la laïcité comme modèle de cohésion et de vivre ensemble ; 

• Promouvoir le respect équitable des droits humains sous toutes ses formes ; 

• Lutter contre le clanisme, le népotisme et le clientélisme qui gangrènent la société centrafricaine ; 

• Prioriser le dialogue inter-centrafricain comme préalable à la résolution des problèmes et conflits nationaux ; 

• Assurer la sécurité de nos frontières, des biens et des personnes ; 

• Assurer un service public de base, équitable pour tout Centrafricain ; 

• Prôner l’égalité des chances et promouvoir la parité homme / femme ; 

• Conquérir le pouvoir par la voie démocratique ; 

• Décomplexer le milieu politique national avec l’émergence de nouveaux acteurs ; 

• Transformer ce système politique défaillant 

5. Les Textes fondateurs de ITA 

- Les Statuts - 

Contrairement aux organisations et aux partis politiques traditionnels, qui n’ont pour objectif que la conquête du pouvoir par la voie des élections, le Mouvement ITA, bien que politique et citoyen, promeut tout d’abord l’esprit d’initiatives socioéconomiques pourvoyeuses de richesse et d’emplois afin de pallier aux maux qui gangrènent la société Centrafricaine au lieu de la promotion personnelle ou encore partisane à tous les niveaux. Par conséquent et afin de demeurer fidèle à ses objectifs, les grandes lignes permettant de diriger toutes les actions du mouvement qui sont définies dans les Statuts, seront accessibles à tous. 

 

- Règlement Intérieur - 

Dans le souci de garantir le bon fonctionnement du Mouvement, des règles de conduite pour tous les membres sans exception et les limites de pouvoir entre les organes sont définies dans le Règlement disponible sur la page Facebook et le site du mouvement. 

6. Actions 

Afin d’atteindre les objectifs assignés, le Mouvement ITA, se conçoit comme une forme de mobilisation collective structurée autour du projet de la société centrafricaine. L’objectif est de constituer une dynamique collective forte, capable de faire face à tous les maux, qui gangrènent les plus démunis en particulier et la société centrafricaine en général. - Fédérer les compétences, le dynamisme et le patriotisme ; - Proposer et construire des alternatives, qu’elles soient d’ordre intellectuel ou relevant des actions pratiques ; - Participer activement au débat public et politique pour y porter les analyses et les expériences du Mouvement. Le Mouvement travaille sans relâche à l’accomplissement de ses objectifs établis et son programme politique en usant de tous les moyens démocratiques, qui lui sont accessibles et en cohérence avec ses textes de base. 

7. Les organes de ITA 

Le Mouvement ITA est structuré tel que suit : Les instances du mouvement ITA sont : 

Le Congrès 

L’Assemblée Générale 

Le conseil d’arbitrage 

Bureau Exécutif : 

• 1er Secrétaire Général 

• 2e Secrétaire Général 

• 3e Secrétaire Général 

• Secrétaire Général Administratif 

• 1er Secrétaire Général Administratif Adjoint 

• 2e Secrétaire Général Administratif Adjoint 

• Trésorier Général 

• Trésorier Général Adjoint 

 

Délégation Générale : 

• 1er Délégué 

• 2e Délégué 

• 3e Délégué 

• 4e Délégué 

• 5e Délégué 

• 6e Délégué 

• 7e Délégué 

• 8e Délégué 

• 9e Délégué 

•10eDélégué 

Coordination Régionale : 

La coordination Régionale est constituée des représentants élus ou proposés qui ont la charge de coordonner les activités du Mouvement ITA dans les 7 Régions de la RCA listées comme ci-dessous : 

• 1er Coordonnateur Régional SUD : Ombella M’poko, Lobaye ; 

• 2e Coordonnateur Régional SUD-EST : M’bomou, Haut-M’bomou, 

Basse-Kotto ; 

• 3e Coordonnateur Régional OUEST : Mambéré Kadei, Nana Membéré, 

Sangha Mbaeré 

• 4e Coordonnateur Régional NORD-EST : Haute-Kotto, Vakaga, 

Bamingui Bangoran ; 

• 5e Coordonnateur Régional NORD-OUEST : Ouham, Ouham Pendé ; 

• 6e Coordonnateur Régional CENTRE : Ouaka, Kémo, Nana Gribizi ; 

• 7e Coordonnateur Régional BANGUI : 8 Arrondissements de Bangui ; 

 

Coordination Préfectorale 

La coordination Préfectorale est constituée des représentants élus ou proposés des 16 préfectures de la RCA et des 8 arrondissements de Bangui. Une fois élus ou proposés, ils ont la charge de mettre en place le bureau local. 

Les Délégués Généraux 

Les Délégués Généraux sont élus ou proposés pour représenter le Mouvement ITA dans les 78 sous-préfectures de la RCA et les 8 arrondissements de Bangui. 

Les Délégués des Circonscriptions Electorales 

Les Délégués des Circonscriptions Electorales sont désignés pour représenter et promouvoir les idéaux du Mouvement ITA dans leur localité respective. Coordination Internationale : 

La coordination Régionale est constituée des représentants élus ou proposés qui ont la charge de coordonner les activités du Mouvement ITA au sein de la diaspora centrafricaine listées comme ci-dessous : 

• 1er Coordonnateur : zone CEEAC 

• 2e Coordonnateur : zone CEDEAO (Afrique de l’Ouest) 

• 3e Coordonnateur : UMA (Maghreb) 

• 4e Coordonnateur : Europe 

• 5e Coordonnateur : Amérique, Asie et Océanie 

Conseil et Cabinet : 

• Directeur de cabinet 

• Conseiller Politique 

• Conseiller Juridique 

• Conseiller stratégique 

• Conseiller diplomatique 

• Conseiller économique 

• Conseiller en communication et médias 

• Responsable en charge de sécurité 

• Les attachés d’administration 

 

8. Pourquoi devenir membre ou sympathisant de ITA ? 

Face à cette situation qui ne nous convient pas, force est de constater que les actions individuelles mais également les actions associatives ne suffisent pas. L’union fait la force, c’est bien connu. Rejoindre ou soutenir le Mouvement ITA, c’est lui donner plus de force: si l’objectif n’est pas d’être le plus nombreux possible pour le plaisir des chiffres 

il est cependant évident que plus il y aura de membres dans le Mouvement, plus ses propositions auront d’impact. 

Par ailleurs, la tâche à accomplir pour effectivement devenir une force de solution et du progrès en Centrafrique est tellement importante, qu’il faut être nombreux pour y arriver! Il y a beaucoup à faire dans le Mouvement, et des choses très diverses. Y contribuer d’une manière ou d’une autre, c’est faire avancer concrètement les projets portés par le Mouvement ITA. 

Le changement c’est comme tout le reste: si chacun ne s’y met pas personnellement dans la limite de ses moyens et disponibilités, qui s’y mettra effectivement ? Il faut passer à l’action. 

C’est en forgeant que l’on devient forgeron, et c’est en participant aux activités collectives d’initiatives pour la Transformation par l’Action que l’on devient ITA. L’expérience montre que participer aux activités militantes permet de se découvrir de nouvelles compétences et de nouvelles énergies. se renforcer soi- même. 

 

Vous ne savez comment interpréter tel ou tel phénomène social ; Vous ne comprenez pas pourquoi certaines décisions politiques sont prises ; Vous souhaiteriez bien expliquer à votre famille pourquoi le système dans lequel on vit pose problème mais vous ne savez pas comment vous y prendre ; Les discussions, les échanges, les activités et actions du Mouvement constituent en elles-mêmes un apprentissage , qui ouvre de nouveaux horizons: chacun apporte sa pierre et ressort grandi grâce à l’opinion et aux compétences des autres. Participer à un collectif, c’est aussi se renforcer soi-même. 

Rejoindre le mouvement ITA, c’est aussi contribuer à l’émergence d’un réseau de futurs hommes d’Etat venus du terrain pour organiser la résistance, la relève, le changement pour mieux diriger le Centrafrique de demain. Se joindre au mouvement ITA c’est avoir le privilège rare de faire valoir : vos idées, vos compétences, vos valeurs, vos expériences, votre intelligence, votre sagesse, votre courage, vos convictions et votre détermination. 

Se joindre au mouvement ITA, c’est : se compléter, s’unir, s’aimer se tolérer se partager, se valoriser, se former.... 

9. Comment devenir membre de ITA ? 

Il y a deux formules d’adhésions dans le Mouvement: on peut y être membre sympathisant ou membre effectif. La distinction entre ces deux formes tient dans le niveau d’engagement que vous souhaitez: le membre effectif est plus impliqué que le membre sympathisant. 

Le formulaire d’adhésion est reproduit en annexe et disponible sur le site Internet (envoyer par e-mail ) /la page Facebook du mouvement ou encore sur simple demande au secrétariat. 

Où introduire le formulaire ? 

Il y a deux possibilités : 

- Dans les cas classiques, le formulaire d’adhésion doit être retourné au secrétaire d’un point focal qui en fera une copie au secrétariat général ; 

- S’il n’y a pas de point focal près de chez vous, vous pouvez directement introduire votre demande auprès du secrétariat général pour coordonner les activités dans cette localité. 

Toute adhésion implique le strict respect des textes et l’esprit du mouvement 

 

Mes très chers compatriotes, 

Notre pays la République centrafricaine nous appelle. Nous devons nous mettre dans une dynamique qui l’élèvera dans sa globalité, aussi être dans une logique de prévoir que de se contenter de voir. 

La liberté commence par le refus du dogme politique imposé par un système. Le système politique actuel a perdu ce qui était de leur devoir par opportunisme. 

Face aujourd’hui à cette situation, nous pouvons nous plaindre à longueur de journée, aligner des mots sur la qualité de nos élites, Mais sachiez que le peuple n’a que ce qu’il mérite et même si nous avons été longtemps leurs esclaves, il est temps de nous réveiller et de nous unir pour inverser la tendance et mettre fin à cette classe des politricheurs médiocres et complexés qui sont venus au pouvoir pour se servir et non servir le peuple. 

Le système politique ancien est en train de s’effondrer avec leur concept exogène à la réalité sociale , nos dirigeants ont trahit leurs missions à la tête de l’Etat. Pour ce système, faire de la politique est l’unique outil d’ascenseur social et on ne peut pas les considérer comme des modèles. En soixante ans, ce système n’a pas été capable de stabiliser ou développer notre pays. La moralité politique républicaine n’est pas inscrite dans leurs projets. Ils n’ont jamais servis le peuple et il est temps de demander au peuple de les mettre de côté. Il faut les jetter dans la corbeille des ratés de l'histoire de notre pays, la République centrafricaine, vu que c'est la méritocratie et non la méchanceté que nous devons prôner. 

Notre objectif est de transformer ce système défaillant et désuet. Nous avons le devoir de choisir entre courage et facilité. 

Il faut maintenant se parler clairement et objectivement. Le pire en politique c’est de ne pas avoir d’idéal politique. L'intérêt général doit être le moteur de nos actions et nous devons tous être motivés pour une rupture de fond. C'est pourquoi nous devons arrêter de croire que la solution miracle viendra d’ailleurs. On n’a plus le temps de penser à autre chose et nos populations ont soif de savoir ce que nous allons leur proposer pour sortir du bourbier dans lequel ce système nous a mis. 

Il est temps d'arrêter les festivités pour penser à la construction du pays. Il est temps faire taire nos égos, d'arrêter avec nos divergences subjectives et nos orgueils pour passer vers le cap du concret, du factuel et j'en passe... Notre pays se fait assassiner par ce système et j'appelle chacun de nous à retrousser nos manches pour résister à ce système défaillant dans le but de proposer une autre vision plus sérieuse et concrète à nos populations. Si nous ne le faisons pas aujourd'hui, demain, nos ancêtres, nos enfants et nos descendants ne nous pardonneront jamais. 

Ne laissons pas le pays sombrer dans la dérive. Tant qu’on est encore en vie, battons-nous pour rendre le bonheur aux Centrafricain(e)s . La seule chose que nous avons à perdre c’est de ne pas avoir oser le renouvellement. Il est temps pour nous de hausser le ton pour gagner du temps. 

Itatement votre! 

Le 1er secrétaire général 

Dominique YANDOCKA  

Madame Monsieur 

Nom.......................................... Prénoms................................................ 

Né(e) le : .. / .. / .... à (Ville/Pays) ...................................................... 

Adresse : ................................................................................................ 

Code postal : ........................ Ville : ......................................................... 

Circonscription électorale : ........................................................................ 

Téléphones : .......................................................................................... 

Email : ................................................................................................... 

Facebook : ............................................................................................. 

Profession : ............................................................................................. 

Je déclare vouloir devenir membre du mouvement ITA. 

Fait à : ................................., le : ........................... 

Signature : 

 

BULLETIN D’ADHESION 

Nous Contacter E-mail : itatement@gmail.com Facebook : / mouvement ita YouTube : mouvement ita Site : www.mouvementita.com Téléphone : (+236) 75 36 36 36 / 72 53 69 54 / 75 05 30 90 Siège social : SICA I, Bangui 1er BP : 788 

Une vision sans action n’est qu’un rêve utopique ! 

Dominique Yandocka, 1er secrétaire général

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Notre-Dame de la Victoire: Le Rosaire est une prière dont le centre est christologique.

6 Octobre 2019 , Rédigé par dabealvi.over-blog.com

Cette Fête, propre à l'Église d'Occident, fut instituée par saint Pie V pour commémorer la victoire de Lépante qui repousse l'invasion turque (7 Octobre 1571). Elle est alors "Notre-Dame de la Victoire".
Vingt-et-un ans plus tard, le Pape Grégoire XIII lui donne son nom actuel. Le Pape Clément XI l'étend à l'Église Catholique toute entière en raison de la victoire remportée sur les turcs le 5 Août 1716. Par le Rosaire, on peut tout obtenir. Selon une gracieuse comparaison, c'est une longue chaîne qui relie le Ciel et la Terre : une des extrémités est entre nos mains et l'autre dans celles de la Sainte Vierge » (Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus). Tant que le Rosaire sera récité, Dieu ne pourra abandonner le monde, car cette Prière est puissante sur son Cœur. Elle est comme le levain qui peut régénérer la Terre. La douce Reine du Ciel ne peut oublier ses enfants qui, sans cesse, chantent ses louanges. Il n'y a pas de Prière qui soit plus agréable à Dieu que le Rosaire. Aussi l'Église nous invite-t-elle à aller le réciter chaque soir, en ce mois d'octobre, devant Jésus réellement présent et exposé sur l'autel. Le mois d'Octobre est là. Avec lui l'Eglise appelle ses enfants pour qu'ils récitent en commun les belles prières du Rosaire.
Le soir, au moment où la nature fatiguée va s'endormir, les cœurs semblent reprendre une nouvelle énergie pour célébrer les louanges de la Reine du Ciel   Le Rosaire de la Vierge Marie, qui s’est développé progressivement au cours du deuxième millénaire sous l’inspiration de l’Esprit de Dieu, est une prière aimée de nombreux saints et encouragée par le Magistère. Dans sa simplicité et dans sa profondeur, il reste, même dans le troisième millénaire commençant, une prière d’une grande signification, destinée à porter des fruits de sainteté. Elle se situe bien dans la ligne spirituelle d’un christianisme qui, après deux mille ans, n’a rien perdu de la fraîcheur des origines et qui se sent poussé par l’Esprit de Dieu à "avancer au large" (Duc in altum !) pour redire, et même pour “crier” au monde, que le Christ est Seigneur et Sauveur, qu’il est "le chemin, la vérité et la vie" (Jn 14, 6), qu’il est "la fin de l’histoire humaine, le point vers lequel convergent les désirs de l’histoire et de la civilisation". En effet, tout en ayant une caractéristique mariale, le Rosaire est une prière dont le centre est christologique. Dans la sobriété de ses éléments, il concentre en lui la profondeur de tout le message évangélique, dont il est presque un résumé. En lui résonne à nouveau la prière de Marie, son Magnificat permanent pour l’œuvre de l’Incarnation rédemptrice qui a commencé dans son sein virginal. Avec lui, le peuple chrétien se met à l’école de Marie, pour se laisser introduire dans la contemplation de la beauté du visage du Christ et dans l’expérience de la profondeur de son amour. Par le Rosaire, le croyant puise d’abondantes grâces, les recevant presque des mains mêmes de la Mère du Rédempteur. » Lettre apostolique Rosarium Virginis Mariae - Le Rosaire de la Vierge Marie

mais d’où vient vraiment cette fête? de Lepante

La bataille de Lépante est une bataille navale qui s'est déroulée le 7 octobre 1571 dans le golfe de Patras, en Grèce, à proximité de Naupacte — appelée alors Lépante —, dans le contexte de la Quatrième Guerre vénéto-ottomane. La puissante marine ottomane y affronta une flotte chrétienne comprenant des escadres vénitiennes et espagnoles renforcées de galères génoises, pontificales, maltaises et savoyardes, le tout réuni sous le nom de Sainte-Ligue à l'initiative du pape Pie V. La bataille se conclut par une défaite pour les Turcs qui y perdirent la plus grande partie de leurs vaisseaux et près de 20 000 hommes. L'événement eut un retentissement considérable en Europe car, plus encore que la défaite des janissaires lors du Grand Siège de Malte de 1565, il sonna comme un coup d'arrêt porté à l'expansionnisme ottoman. C’est d’ailleurs en souvenir de cette victoire que fut instituée la fête de Notre-Dame de la Victoire, puis fête du Saint-Rosaire à partir de 1573.

Certains historiens estiment qu'il s'agit de la bataille navale la plus importante par ses conséquences depuis celle d'Actium, qui marqua la fin des guerres civiles romaines.

À Messine, au cours de l'été 1571, les navires arrivent les uns après les autres. Au total, il y aura 202 bâtiments, dont six galéasses, et 30,000 hommes de combat de diverses origines, espagnole, génoise, vénitienne, Nicoise et de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Placée sous le commandement de don Juan d'Autriche, le demi-frère de Philippe II, la flotte quitte Messine le 16 septembre et se dirige vers Corfou. Là, des navires éclaireurs localisent la flotte turque. Elle est rassemblée dans le golfe de Lépante (aujourd'hui Naupacte), à l'entrée du golfe de Corinthe (golfe de Patras). 230 navires turcs la composent10.

Au matin du 7 octobre 1571, au soleil levant, la flotte chrétienne se positionne à l'entrée du golfe.

Premier succès pour don Juan d'Autriche : Il a réussi à enfermer les navires ennemis dans un petit golfe. Aucune sortie n'est possible sans affrontement. Le combat qui est un combat naval en liminaire devient un combat d'infanterie sur les ponts des bateaux lors des abordages successifs. Les galéasses, puissamment armées, s'enfoncent dans les lignes de défense turques, et provoquent leur désordre et leur désorganisation. L'infanterie espagnole, bien équipée et munie d'équipes d'arquebusiers, part à l'abordage des navires ennemis avec à sa tête les tercios, où elle montre sa force et sa supériorité. Les fines galères, commandées par Giovanni Andrea Doria10 contribuent par la précision de leurs attaques, à prendre l'avantage sur les défenseurs turcs. Les boulets ouvrent des brèches dans les navires turcs, le feu se répand de bateau en bateau, et la panique s'empare des Turcs. Au centre du golfe, les énormes vaisseaux vénitiens, détruisant les galères ennemies aux alentours, empêchent la contre-offensive des réserves ottomanes. Seul le bey d'Alger, Uludj Ali, parvient, avec trente galères, à s'échapper.

Pendant le cours de la bataille, le navire du commandant ottoman est envahi par les hommes de la galère de Juan d'AutricheN 2 ainsi que par celle de l’amiral savoyard André Provana de Leyni.

L’amiral turc est décapité et sa tête est placée au bout du mât du navire principal espagnol. Au soir, les chrétiens ont gagné, mais la mer est rouge du sang des 

Le 7 octobre 1571, la marine pontificale soutenue par les vaisseaux de la république de Venise écrasait la flotte 

turque à Lépante, dans le golfe de Patras, au large de la Grèce. La menace ottomane, qui pesait alors sur une chrétienté occidentale déjà affaiblie par les dissensions internes nées de la Réforme protestante, disparaissait même s’il faut encore attendre encore un siècle pour que la victoire de Vienne libère définitivement l’Europe des dangers venus de l’Orient.
Or cette victoire a été obtenue, en plus de l’action des soldats et des marins, par la mobilisation de la prière : le pape dominicain Saint Pie V avait alors encouragé toute la chrétienté à prier le Saint Rosaire pour obtenir la victoire. Et c’est tout le mois d’octobre qui est appelé mois du rosaire comme pour nous rappeler les grâces spéciales qui sont attachées à cette forme de prière.
Plus proche de nous, le pape Léon XIII fit ajouter aux litanies de la Sainte Vierge l’invocation Reine du très saint rosaire, lui qui a consacré de nombreuses encycliques à cette forme de prière, recommandée par de nombreux saints qui apprirent de la prière du chapelet à vivre intensément des mystères de la vie du Seigneur et de Notre-Dame.

En effet, dans son histoire mouvementée, et parfois douloureuse, le peuple chrétien a fait l’expérience de la présence, du soutien et du réconfort de leur Mère du Ciel. Bien mieux encore, c’est Elle qui nous obtient la grâce de la fidélité et de la force dans le combat spirituel, qui est bien plus âpre, bien plus exigeant que toutes les guerres de conquête ou de défense. C’est en notre cœur que se joue le drame de la Rédemption, la lutte entre la grâce divine et le poids de nos péchés. La frontière est dans notre âme et nous ne pouvons avoir de meilleur secours que celui que nous apporte la mère de Jésus, parce qu’Elle nous apprend à vivre selon la sagesse de Dieu, Elle qui est le chef d’œuvre de cette sagesse créatrice.

Oui, comme nous y invite le livre des Proverbes, nous sommes heureux si nous écoutons Ses enseignements, si nous gardons ses voies et ses instructions, si nous mettons en pratique toutes ces bonnes inspirations. Or il n’est pas de meilleure école que la prière du chapelet. C’est ainsi que nous nous mettons dans la disposition d’écouter vraiment le Seigneur pour accomplir Sa volonté et servir ainsi Son Royaume.

En ce jour de fête, l’Église propose à notre méditation ce grand texte de l’Annonciation : Dieu qui vient solliciter son humble créature afin qu’elle participe pleinement à son propre salut et à celui de tous ses frères les hommes. Le Fiat ! le « oui » de la Vierge Marie nous ouvre les portes du salut et nous donne de faire l’expérience de la grâce de la Rédemption. La Vierge accueille le message de la Révélation, Elle y adhère totalement et en Elle le Verbe prend chair, la Parole de Dieu jaillit dans notre pauvre humanité, Dieu se fait homme. Et ce que Marie reçoit comme grâce insigne, comme cadeau merveilleux, Elle nous le donne, elle nous le communique.

Nous aussi, par la Foi, nous accueillons le message de salut, la présence du Christ Sauveur dans notre vie. Nous aussi nous nous consacrons totalement, dans la logique de notre baptême et de notre confirmation, à Dieu. Nous aussi nous voulons communiquer aux autres la lumière de la vérité, la joie de l’Évangile, la Bonne Nouvelle du pardon et de la réconciliation. Mais pour vivre d’un authentique esprit surnaturel, pour répondre aux exigences de notre baptême, nous avons besoin de la prière, de l’aide, du secours, de l’exemple de la Très sainte Vierge Marie.

Voici la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon votre parole.

Cette profession de foi, cet engagement de toute sa vie, la Vierge Marie l’a fait en notre nom à tous. La prière mariale du rosaire nous obtient la grâce d’imiter cet exemple et pour cela, justement, nous avons besoin de la grâce et de la présence du Saint-Esprit. En effet, l’ange Gabriel déclare à la Mère de Dieu :

L’Esprit-Saint surviendra en vous et la puissance du Très Haut vous prendra sous son ombre

A notre tour, nous devons, par la célébration de ces saints mystères, supplier de recevoir la grâce du Saint-Esprit pour que la puissance du Très-Haut nous saisisse tout entier, depuis les facultés les plus hautes de notre esprit jusqu’à nos réactions les plus spontanées face aux événements et aux personnes qui surgissent dans notre vie.

La prière et la méditation des mystères du rosaire nous obtiennent toutes les grâces dont nous avons besoin pour accomplir notre vocation. Par les mystères joyeux nous est ainsi communiquée la joie du salut, depuis l’annonciation jusqu’au recouvrement de Jésus au temple.
Les mystères lumineux nous révèlent les grandes étapes de la vie publique de notre Seigneur et l’enseignement qu’Il a prodigué aux foules et à ses apôtres pour qu’ils les transmettent à leur tour à tous les enfants de l’Église.
Les mystères douloureux nous font communier à l’œuvre de la rédemption, tout ce que Jésus a fait, tout ce qu’il a subit et souffert par amour pour nous.
Enfin les mystères glorieux anticipent pour nous la joie du ciel puisque nous y découvrons notre vocation et notre dignité : avec Jésus, nous sommes ressuscités, nous partageons l’autorité qu’Il a sur toute la Création comme Roi de l’Univers et nous recevons le Saint-Esprit qui nous établit dans la communion avec toute la Sainte Trinité.

Cette gloire divine qui rend la nature humaine participante à la nature divine éclate d’une manière particulière dans l’Assomption et le Couronnement au Ciel de notre Mère dont l’intercession nous obtient la grâce du salut et le désir du Ciel, dans la récitation des mystères lumineux.

Alors, mes bien chers frères, prenons durant ce mois d’octobre la bonne résolution de prier tous les jours notre chapelet ; prions le en famille ou avec nos proches et nos amis. Dieu exauce toujours la prière de ses enfants lorsque cette prière lui est présentée par les mains de la Très Sainte Vierge Marie.
Prions d’une manière toute spéciale en ces temps troublés pour les chrétiens persécutés – nos frères - en Irak, au Liban et en Syrie.
Prions pour toutes les victimes de la méchanceté et de la lâcheté des hommes.
Prions pour notre pays et pour l’Europe, pour que toutes les communautés humaines se tournent vers le Christ, parce qu’Il est le seul sauveur, Lui qui est sorti victorieux du tombeau et qui nous fait participer dès à présent à la joie de sa victoire.

Amen !

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CENTRAFRIQUE: Désaccords entre les centrales syndicales

30 Septembre 2019 , Rédigé par dabealvi.over-blog.com

En Centrafrique, les centrales syndicales sont divisées sur la proposition du gouvernement visant à éviter une crise sociale. Alors que l'Intersyndicale parle d'un pas dans la bonne direction, le Groupement Syndical des Travailleurs de Centrafrique, le GSTC, rejette ce compromis estimant qu'il ne s'agit pas d'une solution durable.

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CENTRAFRIQUE: Le monde du travail

20 Septembre 2019 , Rédigé par dabealvi.over-blog.com

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TITRE FONCIER 4022 ADJAME: Une filouterie de très haut niveau

17 Septembre 2019 , Rédigé par dabealvi.over-blog.com

Ce couple machiavélique conseillé par leur cinq enfants tous des juristes ont monté une escroquerie juridique pour s’accaparer de la totalité des biens de la succession de mes parents '(feu) REGNIER  Albert Eugène et -feue)Marie Marthe REGNIER.

PERRIERE Louis et son demi-frère ONDOMAT Sthéphane sont les enfants adultérins de la dame en question. Ma demie-soeur et principaux instigateurs de cette manœuvre honteuse.

Faux et usage de documents falsifiés ont entraîné des paisibles notaires et avocats dans une infernale débauche juridique .

LA COUR SUPRÊME RENDRA SON VERDICT LE 10 OCTOBRE 2019.

 

 

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CENTRAFRIQUE:  Nous ne pouvons servir le Dieu Amour et le dieu Argent 

15 Septembre 2019 , Rédigé par dabealvi.over-blog.com

« Nul ne peut servir deux maîtres : ou il haïra l'un et
aimera l'autre, ou il s'attachera à l'un et méprisera l'autre.
Vous ne pouvez servir Dieu et l'Argent. »
Cette Parole est aujourd'hui d'une actualité étonnante!
Elle ne l'est pas seulement au niveau personnel, elle est
aussi au niveau des communautés et des peuples. Les deux
sont totalement opposés. Dieu et l'argent, voilà deux
maîtres entre lesquels il nous faut choisir. Choisir par
amour et dans la liberté, voilà qui n'est pas bien facile par
ces temps qui courent. Et pourtant, la parole de Jésus est
ferme et claire, qui oblige à un choix vrai et conséquent.
Envisageons d'établir sans aucune tentation d'hérésie une
raisonnable comparaison entre Dieu et l'Argent, entre le
sujet et l'objet, entre celui qu'on sert et celui dont on se
sert. Dieu, je le sers et l'argent je m'en sers. Où se situe ici
le comportement de valeur que je dois adopter?
Cette interrogation nous fait percevoir en définitive que
c'est Dieu ou moi. Ce « moi », c'est mon petit confort, c'est
la recherche de l'argent, le souci de la nourriture et du
vêtement. C'est le « moi » qui veut être le seul maître chez
lui. C'est lui que j';ai tendance à vouloir servir. Le mot
« servir » a profondément ici un sens religieux. Or, la Bible
nous enseigne inlassablement, dans l'ancien testament
comme dans le nouveau testament, que la seule personne,
le seul sujet de notre service, c'est bien Dieu. Servir Dieu,
c'est l'aimer, et l'aimer, c'est le servir. Et à travers lui,
servir le prochain. Nous sommes au cœur d';un monde qui
nous propose chaque jour de nouvelles valeurs à vivre, un
monde qui dessine chaque jour de nouveaux visages
culturels. Au cœur de ce monde qui nous harcèle de

propositions de tous ordres, la tentation est grande de nous
faire des idoles.
Cependant, nous ne devons pas nous faire des idoles car
toute idolâtrie fait de nous des esclaves. Et à bien des
égards, l'argent peut devenir une idole, surtout en ce siècle
où le matériel et le plaisir sont si souvent mis en relief.
Quand on est obsédé par l'envie de gagner toujours plus
d'argent, on en devient vite esclave. A partir de ce
moment, nous n'avons plus le temps de penser à autre
chose. Nos intérêts sont ailleurs. Dieu et le prochain ne
sont plus pour nous des priorités. Nous devons donc rester
extrêmement vigilants par rapport à nos biens, afin
d'éviter d'être possédés par ce que nous possédons.
«Vous ne pouvez pas servir Dieu et l'argent», nous répète
Jésus. Les personnes les plus démunies sont les victimes du
culte de l'argent. Et pourtant, les ressources de la terre
sont surabondantes! Ce qui constitue une des grandes
pauvretés de notre humanité en ce siècle, c'est le manque
de partage équitable des biens et des ressources
planétaires. La culture de l'individualisme de plus en plus
croissante, le réflexe de satisfaire d'abord le « moi » font
reculer les frontières de la solidarité agissante. Ce nouveau
type de comportement crée un profond déséquilibre dans
les relations entre les peuples et même entre les individus;
la recherche effrénée du gain par les nations les plus fortes
et les plus puissantes introduit malheureusement toutes
sortes de conflits dans les pays pauvres et les livre ainsi au
pillage et à la destruction des ressources dont ils sont
pourvus. Face à cette réalité, la page d'Évangile de ce
dimanche se présente comme une force d'interpellation,
une parole rigoureuse et vigoureuse.
Comprenons bien; ce n';est pas l'usage de l'argent que
Jésus condamne. Il est et demeure certainement un bien

très utile pour nous procurer ce dont nous avons besoin.
Mais il sera toujours un mauvais maître. On ne peut pas se
le procurer à n'importe quel prix, surtout pas au prix de la
violence. Plusieurs personnes pensent qu'avec beaucoup
d'argent, elles s'ouvrent les portes du bonheur. Notre
société ne se gêne pas pour attiser ce désir, jusqu'à la
frénésie. Certains problèmes matériels seront peut-être
résolus, mais l'argent ne peut à lui seul nous assurer
l'avenir, ni le vrai bonheur. Les biens de consommation
que nous accumulons nous laissent toujours insatisfaits.
D'autre part, un jour viendra où il nous faudra tout
laisser. C'est bien sûr l'allusion faite à notre mort, à la
mort de chacun et de chacune d'entre nous. Jésus veut
simplement nous faire comprendre qu'à un moment
donné, l'argent ne nous sera plus d'aucune utilité.
En ce 8e dimanche du temps ordinaire, le Christ vient nous
rappeler que notre avenir est dans les mains de Dieu. Il est
notre Père, un Père qui aime chacun de ses enfants et qui
veut leur bonheur; il tient à nous comme à son bien le plus
précieux. Il prend soin de toutes les créatures qu';il a faites.
Il nourrit les oiseaux du ciel. Il habille les fleurs des
champs, mieux que ne le fût Salomon dans toute sa gloire.
Pour lui, nous valons bien plus que tous les oiseaux du ciel
et l'herbe des champs. Il nous invite à en tirer toutes les
conséquences : c'est pour nous un appel à nous en remettre
à lui dans une confiance totale. Ce dimanche nous offre
encore une fois la belle occasion d'expérimenter la noble
démarche qu'est la foi de l'abandon.
Concrètement, nous dit Jésus, cessez de vous prosterner
devant votre coffre-fort et de regarder vos billets de
banque comme des images pieuses. Ne vous faites pas tant
de souci. Votre Père du ciel sait mieux que vous de quoi
vous avez besoin. Ce n'est pas une invitation à l'indolence

ou à l'insouciance. Nous ne sommes ni des oiseaux ni des
fleurs. Nous avons un cerveau et des bras pour dominer la
terre et l'organiser en vue de notre bien et celui du monde.
Mais la grande priorité c'est notre vocation d'être à
l'image de Dieu. Jésus nous invite constamment à lui
accorder la première place dans notre vie, la place du
Maître, sans nous occuper de nous. Lui s'en occupera bien
mieux que nous.
Cet appel du Christ, il nous faut sans cesse le réentendre et
nous en imprégner. Le danger nous guette de perdre de
vue l'essentiel, de nous détourner du vrai chemin pour
emprunter les sentiers qui ne mènent pas à la vraie vie
mais vers des impasses. Il y a des visions chatoyantes qui
ne sont que des mirages. L'important c'est de chercher
d'abord le Royaume de Dieu et sa justice; c'est de tout
faire pour que Dieu règne en moi et qu'il ait vraiment la
direction de ma vie. Il ne cesse de nous appeler à nous
ajuster à lui sans nous préoccuper de nous. Nous ne devons
pas hésiter à nous en remettre à lui pour tout ce qui nous
concerne.
Le Christ nous conseille toujours la confiance en Dieu. Il
est pour nous plein d'espérance, Lui qui connait l'avenir
des peuples. Alors, animés d'une foi qui va de l'avant, nous
croyons non seulement en Dieu mais nous croyons aussi à
son action sur l'humanité grâce à notre coopération à son
œuvre d'amour pour nous tous et pour chacun. Nous
savons aussi que pour réaliser le bonheur de tous ses
enfants, il compte sur nous et sur les valeurs qu'il a
inscrites au plus profond de nos cœurs.
En ce jour, nous nous tournons vers toi, Seigneur. Quand
les soucis nous accablent, donne-nous de mettre en toi
toute notre confiance. Apprends-nous à nous libérer de
tous nos esclavages et à être des porteurs de ton amour

auprès de tous. Nous demeurons ainsi dans l';action
de grâce.
Ou bien tu marches selon la chair, ou bien tu marches
selon l’Esprit. « Ceux, en effet, qui vivent selon la chair,
s’affectionnent aux choses de la chair, tandis que ceux qui
vivent selon l’esprit s’affectionnent aux choses de l’esprit.
Et l’affection de la chair, c’est la mort, tandis que
l’affection de l’esprit, c’est la vie et la paix. » Romains 8, 5-
6. Tu peux être dans la chair (Romains 7, 5), ou tu peux
être dans l´Esprit (Romains 8, 9). Cela dépend de toi. Es-tu
dans l’Esprit ou es-tu dans la chair ? Vis-tu selon les
convoitises de la chair, ou vis-tu selon le Saint-Esprit ?
« Ainsi donc, frères, nous ne sommes point redevables à la
chair, pour vivre selon la chair. » Romains 8, 12. Si tu vis
dans l’Esprit et que tu marches selon l’Esprit, la chair avec
ses convoitises est impuissante, elle est crucifiée. Mais si tu
vis selon la chair et ses convoitises, tu foules au pied ta
conscience, et tu ne peux pas entendre celui qui te parle
depuis le ciel. Qu’est-ce que tu écoutes ? Ecoutes-tu les
exigences qui proviennent des convoitises de ta chair, ou
es-tu à l’écoute de ta conscience et de celui qui parle du
haut du ciel ?
C’est soit l’un soit l’autre. Personne ne peut servir deux
maîtres. Soit il haïra l’un et aimera l’autre, soit il sera
fidèle à l’un et méprisera l’autre. Qui est ton Seigneur ?
Christ ou Bélial ? Qui aimes-tu le plus ? Qui est celui que
tu suis ? Les réponses que tu apporteras à ces questions
cruciales vont déterminer ton éternité. Sois honnête envers
toi-même.

Si jusqu’à maintenant tu as vécu selon ta chair et agi selon
ta volonté et les pensées de ta chair, repens-toi, mets un
terme à toutes les exigences de ta chair. Ouvre ton cœur et
ton oreille à l’appel de Dieu et à sa voix. Tout le monde
doit servir un maître, soit le péché et l´injustice, qui ont
pour résultat la mort, soit la justice qui a pour résultat la
vie et la paix. Il n’existe pas de solution intermédiaire. Soit
c’est la mort qui règne, soit ce sont la grâce et la justice.
(Romains 5, 17) Ainsi donc, comme par une seule offense
la condamnation a atteint tous les hommes, de même par
un seul acte de justice la justification qui donne la vie
s’étend à tous les hommes. (Romains 5, 18) Soit tu t’ouvres
à la foi, soit tu t’ouvres à l´incrédulité.
« Mais maintenant, étant affranchis du péché et devenus
esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté et pour
fin la vie éternelle. » Romains 6, 22.
Chacun de nous doit décider personnellement qui il veut
servir. Cela ne dépend que de notre volonté. Chacun de
nous a le pouvoir de choisir. Personne ne peut dire qu´il est
incapable de servir le Seigneur si réellement il le veut .
Dieu répond immédiatement lorsqu’une personne choisit
de le servir. Il aide cette personne à mettre tous les aspects
de sa vie en ordre. Si cela n’était pas le cas, personne ne
serait en mesure de le servir. Cependant, il est écrit : « Que
celui qui veut, prenne de l’eau de la vie, gratuitement.
» Apocalypse 22, 17.

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